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Renault-Nissan v.s. l’Etat : les administrateurs indépendants soutiennent Ghosn

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Le ton n’en finit pas de monter entre l’Etat français et l’Alliance Renault-Nissan. Chacun avance ces pions et le dernier mouvement est à mettre au crédit de l’Alliance.

Les administrateurs indépendants de Renault se sont fendus d’un communiqué officiel. Le sujet en est évidemment les droits de votes doubles que l’Etat a fait adopter après la loi Florange et qui causent, selon Carlos Ghosn (et Nissan), un déséquilibre au sein de l’Alliance. « Les administrateurs indépendants de Renault n’entendent en rien polémiquer sur les déclarations qui peuvent être faites sur l’avenir du groupe. Le conseil considère cette alliance comme essentielle pour la pérennité de Renault et l’adoption des droits de vote doubles de nature à la déstabiliser ».

Habituellement discrets, les 10 administrateurs indépendants (*) ont donc décidé de soutenir le PDG face à l’Etat, actionnaire principal du constructeur; le contraire eut été tout de même étonnant. Emmanuel Macron, Ministre de l’Economie, n’a pas encore réagi mais il devrait encore appeler chacun à conserver son rôle comme il l’a fait la semaine dernière par rapport au PDG Carlos Ghosn.

(*) Mme de La Garanderie, Mme Sourisse, Mme Blair (femme de l’ex-PM), M. Belda, M. Thomas, M. Desmarest, M. Garnier, M. Lagayette, M. Riboud et M. Ladreit de Lacharrière.

Source : Le Figaro, illustration : Ministère/Renault (modifiée par le blog auto)

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3 Commentaires sur "Renault-Nissan v.s. l’Etat : les administrateurs indépendants soutiennent Ghosn"

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François
Invité
L’Etat use et abuse de la « violence légitime » pour terroriser les autres actionnaires de Renault. Désolé mais une action est un bout de propriété d’une entreprise et j’avoue ne pas bien comprendre au nom de quoi, si ce n’est par le seul fait du prince, certains propriétaires de « bouts d’entreprise » pourraient s’arroger des droits que les autres co-propriétaires ne lui ont pas accordé. Si le gouvernement français veut 30% des droits de vote, qu’il monte à hauteur de 30% dans le capital de Renault car là, la démarche sera honnête. Ici, ce n’est ni plus ni moins que du hold-up.
xx
Invité

NORMAL, vu la qualité du travail de Carlos Ghosn.

lacomete
Invité

J y vois plutot une grosse manipulatio de Ghosn. L etat est actionnaire de renault de plus de 40 ans, ou est le probleme. il a surement plus de légitimité que Ghosn

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