Accueil Historique Londres-Brighton 2015 : une Isotta-Fraschini ex-Mussolini et ex-Henry Ford au départ!

Londres-Brighton 2015 : une Isotta-Fraschini ex-Mussolini et ex-Henry Ford au départ!

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Le Londres-Brighton est une épreuve réservée aux ancêtres. Cette année, il y aura une Isotta-Fraschini de 1901. Non contente d’être le tout premier modèle de la marque, elle est ensuite passée dans les mains de Mussolini et d’Henry Ford. De quoi en faire un authentique joyaux.

En 1900, Cesare Isotta et les frères Vincenzo, Antonio et Oreste Fraschini se lancent dans l’importation de Renault, à Milan. Ils nomment logiquement leur société Isotta-Fraschini. L’année suivante, ils ont l’idée de mettre un monocylindre De Dion-Bouton (le moteur utilisé alors par les Renault) dans un châssis de leur conception. Le résultat ne les satisfait pas et ils retournent à l’importation de Renault. La voiture (sans nom) n’est même pas carrossée. Il faudra attendre 1904 pour qu’Isotta-Fraschini construise un seconde voiture et c’est le début d’une grande aventure.
30 ans plus tard, Mussolini veut que Ford installe une usine en Italie. Le Duce sait qu’Henry Ford est en train d’amasser divers objets (dont des maisons qu’il fait démonter brique par brique, pour les remonter à Detroit), parce qu’il les juge « historique ». Le dictateur convainc Isotta-Fraschini de donner « volontairement » la voiturette de 1901 à Henry Ford, afin de l’amadouer. Elle est effectivement expédiée à Dearborn. Néanmoins, en parallèle, Giovanni Agnelli font du lobbying à Rome. Pas question que Ford vienne concurrencer Fiat, à domicile ! Le plan séduction s’arrête là.
En 1933, le bric-à-brac d’Henry Ford devient l’Henry Ford Museum et ouvre au grand public. L’Isotta-Fraschini de 1901 y est exposée. Néanmoins, ce cadeau de l’Italie fasciste devient vite bien encombrant. Le châssis nu est envoyé dans la réserve et vendue dans les années 80.

En 2014, un collectionneur italien met la main dessus. Il se contente de remettre le moteur en marche, car il veut que le reste soit « dans son jus ». Pour le Londres-Brighton, il fait monter une carrosserie légère, qui sera démontée dés l’arrivée, toujours dans l’idée que cette Isotta-Fraschini soit intacte.

Source :
London to Brighton

 

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