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Volkswagen / Suzuki, le verdict qui soulage Suzuki

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Signé en décembre 2009, l’accord entre Volkswagen et Suzuki vient  de s’achever devant la cour d’arbitrage de la Chambre de Commerce Internationale, à Londres. Avec un verdict globalement favorable à Suzuki.

Petit retour sur les épisodes précédents… En décembre 2009, Suzuki, courtisé par nombre de constructeurs, signe un accord de coopération avec Volkswagen. Un accord qui doit donner au japonais accès aux technologies de Volkswagen, qui de son côté s’ouvre les portes de l’Asie.

Les équipes des deux constructeurs s’activent pour trouver des coopérations. Premier écart début 2011, lorsque Suzuki confirme avoir signé un accord de fourniture de moteurs diesel avec Fiat. Chez Volkswagen on est furieux, et l’affaire va se transformer en affrontement au plus haut de l’état-major.

Pour rassurer les actionnaires, Martin Winterkorn indique lors de l’Assemblée Générale qu’il prendra les mesures pour remettre Suzuki dans le droit chemin. Une réflexion que n’apprécie guère Osamu Suzuki, qui n’a pas l’intention de laisser son entreprise subir les décisions de son partenaire. Nouveaux échanges de mots doux, chacun accusant l’autre de violation du contrat. Après avoir demandé à son partenaire de trouver une fin à l’amiable à cet accord, c’est finalement Suzuki qui traîne Volkswagen en justice en novembre 2011.

La cour d’arbitrage de la Chambre de Commerce Internationale de Londres est saisie. Près de quatre ans plus tard, elle rend donc son verdict. Selon les juges, Suzuki était dans son droit en demandant à Volkswagen de mettre fin à l’accord. Selon ce principe, il est demandé à Volkswagen de revendre ses 19,9% d’actions à Suzuki, ou à un investisseur choisi par Suzuki.

La troisième décision de la cour est en revanche favorable à l’allemand. En effet, les juges ont estimé que Suzuki avait rompu son contrat avec Volkswagen en ne le laissant pas faire de dernière offre concernant les moteurs achetés à Fiat. Volkswagen y gagne le droit à réclamer des dommages et intérêts.

Suzuki satisfait

Le premier à réagir a été Osamu Suzuki. Il se déclare soulagé, « comme si on lui avait retiré un os en travers de la gorge », et selon lui « Suzuki a atteint son principal objectif ». De son côté Volkswagen a été assez laconique dans ses commentaires, se contentant d’indiquer qu’il se réservait le droit de réclamer un dédommagement à Suzuki.

Source : Volkswagen / Suzuki

 

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4 Commentaires sur "Volkswagen / Suzuki, le verdict qui soulage Suzuki"

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greg
Invité
Verdict globalement favorable à Suzuki? Hum, cela dépend. D’abord le tribunal arbitral demande simplement à ce que VW libère les 19,9% détenus par VW, mais ne précise pas comme vous l’indiquez qu’il doit obligatoirement les remettre « à Suzuki ou un investisseur choisi par Suzuki ». C’est une nuance de taille. VW vient justement de missionner une banque d’investissements pour revendre les actions aux meilleur prix. Ensuite vous omettez de déclarer que la cour reconnaît que VW a respecté les conditions de l’accord, et a donc débouté Suzuki qui estimait que le groupe allemand avait violé ses obligations contractuelles. Last but not… Lire la suite >>
objectif
Invité

Au delà de cela, je me pose la question de savoir pourquoi SUZUKI est allé chez FIAT chercher ses moteurs ?

wizz
Membre

marché indien? (et sa spécificité fiscale)

VWA
Invité

Suzuki va pouvoir revendre ses 4 397 000 actions Volkswagen.

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