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Le conducteur du jour : impressionnisme

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Le principe de base du conducteur du jour, c’est l’imprévu. Un modèle rare ou ancien croisé par hasard, loin des concentrations et autres expositions. Comme cette Chevrolet Camaro de 1974, découverte lors d’une promenade bucolique.

Parmi les Camaro, la deuxième génération est sans doute la plus discrète. En 1970, GM décide d’envoyer la première génération à la retraite. La deuxième reprend néanmoins sa plateforme « F-Body ». Esthétiquement, tout est nouveau. Avec son arrière profilé, la Camaro évoque les GT contemporaine. Terminé, le côté « muscle car ». De quoi froisser les puristes. Surtout, Pontiac fait davantage d’effort pour promouvoir sa cousine, la Firebird (notamment au cinéma.) En revanche, la Camaro connait le frisson de la compétition. Elle est la voiture officielle de l’IROC (qui donnera son nom à une version.) Et en France, certains se souviennent de la voiture de Jean-Pierre Jarier en Superproduction…

A cause des modifications, difficile de la dater précisément. En 1974, les normes de sécurité imposent un gros bouclier. Chevrolet l’intègre en offrant à la Camaro un avant plus plongeant. Au millésime suivant, le badge migre sur le capot. Donc la voiture est sortie de chaine entre 1975 et 1981.
Monsieur Smith ne veut plus d’une voiture toujours plus puissante ; il a peur pour son porte-monnaie à chaque plein. La mode est aux « personal cars » ; l’ère des muscle cars est finie. Les préparateurs comme Baldwin-Motion ou Yenko mettent la clef sous la porte. Chrysler abandonne le segment et Ford lance une Mustang basée sur la Pinto. En apparence, GM tient bon. Mais en 1975, avec les pots catalytiques, les mécaniques sont asphyxiées. A titre d’exemple, le V8 350 C.I. (5,7l) passe de 245ch à 155ch ! Quant à la 6 cylindres 4,1l (112ch SAE !), elle atteint 150km/h en pointe. Contrairement à Ford, Chevrolet refuse les 4 cylindres, ce qui n’est pas forcément une bonne idée. Pourquoi acheter une Camaro, alors que les Japonais proposent des coupés plus performants, plus confortables, mieux équipés, moins gloutons en carburant et moins cher ? Du coup, la Camaro deuxième génération se voit affublée d’une image de bateau, toujours assoiffée (y compris les versions pré-1975, plus puissante.) Au moins, elle peut servir de base pas trop onéreuse pour une préparation. Sans oublier l’aspect « bagnole américaine », au sens baroque du terme.

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4 Commentaires sur "Le conducteur du jour : impressionnisme"

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CDA
Membre

La calandre a été repeinte à la gouache ou quoi ^^

panama
Invité

Mauvaise langue ! Elle est superbe cette Camaro ! Y en a qui préfèrent les 304 coupé et c’est leur droit.
J’adore cet arrière lisse comme un galet

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