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BMW Série 7, le prestige de la technologie

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Devenu des généralistes, les « premium » allemands se doivent de maintenir leur prestige. D’où une lutte toujours plus acharnée dans le haut de gamme. Mais l’innovation technologique a pris le pas sur la débauche de puissance.

Sur le segment F, BMW s’est déjà essayé à un style très audacieux, mais est à présent revenue à des choses plus sages. Cette nouvelle génération codifiée G11 (G12 en empattement long), reste donc très sobre, mais soigne les détails comme l’intégration des optiques arrière dans le prolongement du double coup de gouge latéral, les rétroviseurs ou les ouïes latérales AirBreath. A l’avant, outre les phares à LED ou laser, ces derniers identifiables à l’élément bleuté au centre, rejoignant la calandre, on notera que les volets pilotés de cette dernière viennent donner l’impression d’un nombre de barres plus important.

Cette Série 7 est aussi la plus grande des BMW jamais produites, avec 5238 mm de long. Ce qui ne l’empêche pas d’être aussi d’abaisser sa masse de façon assez drastique. Jusqu’à 130 kg de gain par l’emploi de fibre de carbone (arches de pavillon, tunnel central, pied milieu) et d’aluminium (suspensions, portes, porte de coffre…). Au final, elle accuse 1725 kg sur la balance dans sa version la plus légère, et 1990 dans la version la plus lourde. Ce qui la ramène en fait à la masse d’une E32 lancée en 1986 avec 1720 kg en entrée et 1930 en haut de gamme…

Cette 7 met en valeur son élégance, dans une version « Design Pure Excellence », mais aussi une M Sport Package qui tentera de compenser l’absence de vraie version M, à laquelle BMW se refuse toujours sur son vaisseau amiral.

A bord, la débauche de technologie est plus visible : commandes tactiles pour la climatisation quadrizone (avec ioniseur et diffuseur de parfum), iDrive avec écran tactile et commandes gestuelles, affichage tête haute 75% plus grand, instrumentation au choix avec compteurs classiques et écran 8,8 pouces ou un grand écran de 12,3 pouces, accoudoirs latéraux / centraux et volant chauffant, recharge sans fil d’appareils mobiles dans l’accoudoir…

Les passagers arrière disposent d’une commande tactile 7 pouces permettant d’accéder, y compris depuis l’extérieur de l’auto, aux réglages de climatisation, des sièges, de la navigation et de l’installation audio Bower&Wilkins, o même comme sur une tablette la lecture audio / video, des jeux, ou l’accès à internet…

Visiblement désireux de rivaliser avec la Classe-S sur le sujet du confort aux places arrière, BMW propose le pack Executive Lounge: sièges arrière chauffants, ventilés, massants avec programme « vitalité », dossier réglable de 0 à 42,5° pour le siège arrière droit, siège du passager avant coulissant sur 90 mm supplémentaires avec repose-pied escamotable sur le dossier, écrans avec angle d’inclinaison réglable…

La lumière joue un rôle important avec de nombreux inserts d’éclairage d’ambiance, en plusieurs couleurs, un éclairage d’accueil au sol concernant aussi les passagers arrière (projecteurs dans les bas de caisse et non plus dans le rétroviseur), un éclairage façon luminothérapie sur le montant B, et le toit SkyLounge dont l’éclairage latéral illumine un motif. Un principe entrevu par exemple sur le concept BMW Active Tourer…

Moteurs à 6 et 8 cylindres, plus 4 cylindres hybride rechargeable

BMW met bien entendu en avant son haut de gamme, soit la 750, disponible en empattement court et long, mais uniquement avec la transmission intégrale xDrive. Sous son capot on retrouve le V8 4,4l désormais doté de deux turbos TwinScroll et largement modifié pour développer 330 kW / 450 ch.

A bord de la 740i prend place la nouvelle génération de six cylindre de 3,0l, développant 240 kW / 326 ch avec son turbo TwinScroll. Il est aussi disponible pour la 740Li, mais pas de transmission intégrale pour lui.

Un moteur diesel répond à l’appel, la 730 d avec son six cylindres 3,0l turbo de 195 kW / 265 ch, disponible en version à empattement long, et avec la transmission intégrale.

La nouveauté phare serait en fait la 740e. Son 4 cylindres 2,0l associé à un moteur électrique intégré dans sa boîte automatique affiche un total de 240 kW / 326 ch (donc autant que la 740i), pour une consommation en cycle de 2,1 l/100 k, soit 49 g/km d’émissions de CO2. Elle est aussi capable de parcourir 40 km en mode électrique, avec une vitesse maximale de 120 km/h. Cette version est disponible en version empattement long, et sur cette dernière la transmission intégrale est également proposée (et pas en empattement court).

Tout le monde partage la même boîte automatique 8 rapports, qui se voit d’office connectée aux données de navigation, même sans itinéraire programmé. En option, on accède aux palettes, fournies avec un Launch Control qui peut paraître un peu décalé sur une telle auto.

MOTEURS ESSENCE 740i 740 Li 750i xDrive 750Li xDrive
Type 6 cylindres en ligne – Turbo TwinScroll – Injection directe 8 cylindres en V – Double turbo Twinscroll – Injection directe
Cylindrée 2998 4395
Puissance ( kW / ch) 240 / 326 330 / 450
Couple (Nm) 450 650
Consommation cycle mixte (l/100 km) 6,6 8,1 8,3
Emissions de CO2 (g/km) 154 189 192
0 à 100 km/h 5,5 5,6 4,4 4,5
Vitesse maximale 250 250
Roues motrices Arrière Intégrale
Transmission automatique 8 rapports
MOTEURS DIESEL 730d 730Ld 730d xDrive 730Ld xDrive
Type 6 cylindres en ligne – Turbo – Injection directe 6 cylindres en ligne – Turbo – Injection directe
Cylindrée 2993 2993
Puissance ( kW / ch) 195 / 265 195 / 265
Couple (Nm) 620 620
Consommation cycle mixte (l/100 km) 4,5 4,6 4,8 4,8
Emissions de CO2 (g/km) 124 127 127 127
0 à 100 km/h 6,1 6,2 5,8 5,9
Vitesse maximale 250 250
Roues motrices Arrière Intégrale
Transmission automatique 8 rapports
DIMENSIONS
Longueur (mm) 5098 / 5238
Largeur (mm) 1902
Hauteur (mm) 1478 / 1485
Empattement (mm) 3070 / 3210
Volume de coffre (l) 515
Réservoir (l) 78
Masse (kg) 1725 à 1990

S’agissant d’une BMW, la conduite tient une place d’honneur, et outre l’allègement, le châssis aura bien entendu son rôle à jouer. La 7 est donc dotée d’une suspension pneumatique et d’un amortissement variable. Ce dernier permet un réglage de la hauteur de caisse (+ 20 mm manuellement sous 35 km/h, -10 mm automatiquement en mode sport à vitesse élevée).

En option on pourra enrichir ceci d’autres éléments. A commencer par un antiroulis actif avec barres antiroulis électro-mécaniques et une fonction d’anticipation pour les amortisseurs, via les divers capteurs déjà disponibles dans la voiture. La direction active intégrale (aux 4 roues donc) devient en outre compatible avec la transmission intégrale xDrive.

Autant d’électronique dans le châssis permet bien entendu d’intervenir via plusieurs modes de conduite. La nouveauté ici vient du mode « Adaptive » qui s’adapte en fonction du style de conduite.

La lutte entre les constructeurs allemands en matière d’aides à la conduite se traduit par l’arrivée de quelques nouveautés sur la Série 7. Le stationnement piloté sans conducteur à bord est la plus visible. Présenté en tant que prototype il y a déjà plusieurs années, c’est à présent une réalité. Cette fonction permet d’entrer dans un stationnement en bataille ou dans garage étroit, en pilotant la fonction de l’extérieur avec la clé dotée d’un écran. Nuance toutefois, il ne s’agit pas d’un stationnement pleinement automatique puisqu’il faut auparavant être devant l’espace de stationnement, véhicule droit. Le stationnement lui même s’opère via un Park Assist totalement automatisé (volant, frein, accélérateur, boîte de vitesse), et même si vous prenez la décision de vous stationner seul, le cerveau électronique freinera tout seul pour vous empêcher de toucher les autres véhicules… La vision périphérique à 360° gagne de nouvelles vues de reconstitution de l’environnement en 3D.

Le régulateur de vitesse adaptatif, le maintien actif dans la file et la surveillance d’angle mort avec intervention sur la direction constituent une bonne base pour un assistant de conduite en bouchons. La vitesse sera si besoin automatiquement ajustée aux limitations de vitesse détectées, ces dernières étant en direct envoyées à un serveur afin d’avoir une mise à jour régulière et partagée des informations de cartographie.

Design Pure Excellence et Individual

Source : BMW

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24 Commentaires sur "BMW Série 7, le prestige de la technologie"

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Gallarton1O5
Invité

Je révise complètement ma perception d’a priori; elle rend nettement mieux que sur les images « volées »!
Difficile de faire du franchement sportif avec un tel gabarit, mais avec le Pack M elle parait aussi dynamique que la classe S est ostensiblement opulente! Une vision différente du luxe, mais tout à fait dans la philosophie BMW!
Il y a juste ce gros jonc qui me dérange, elle serait au summum de l’élégance discrète sans ce bazar. Probablement pensé pour la clientèle asiatique, demandeuse de plus de « visibilité »…

juuhuu
Invité

En revanche la performance est sur le poids.. Malgré la taille énorme, et conjugué à un dynamic drive, elle devrait être suprenante en essai dynamique (hein le LBA, pas du parking à deux balles…)

Gallarton1O5
Invité

Finalement ça doit être extrêmement frustrant un engin pareil… entre les places arrières si accueillantes et de bonnes attitudes à la conduite dynamique, on ne doit pas savoir où poser son séant! Le 4 pattes a quelque part une certaine crédibilité, avec lui il n’y a pas de regret à laisser le volant à son chauffeur…
Non décidément si le budget le permettait, ce serait une 911! Ainsi la tentation d’aller m’installer sur la banquette arrière se trouverait significativement limitée! 😉

louis
Invité

Les moteurs diesel sont des moteurs diesel ^^ (fiche technique)

Nullos
Invité

Assez élégante, il manque encore la 740d dans la liste, mais c’est déjà assez complet comme gamme…
Dommage d’avoir osé le 4 cylindres dans un tel vaisseau amiral.

SGL
Invité

Elle en jette quand même !
nota : un 4 cylindres hybride rechargeable vaut bien (en prestige) un bon 6 cylindres en ligne turbo.
C’est important pour le futur pour les hauts de gamme Français.

juuhuu
Invité

A voir si ça se vaut en agrément, et sur ce type de véhicule, c’est loin d’être négligeable. D’ailleurs la 760 est toujours prévu a priori.

Enfin les hauts de gamme français sont loin, très loin du niveau atteint ici…

SGL
Invité

Sur le principe du type de GMP, ! @juuhuu.
Peut-être un jour sur les plates-bandes de la série 5 !?

juuhuu
Invité

On s’en branle du principe d’un GMP si c’est pour agrément de conduite naze avec un bruit de casserole.. !! Après, c’est surtout une question législative qui pousse aux downsizing, sinon les constructeurs n’en auraient rien à battre !!

Pour le reste, tu peux toujours rêver.. (malheureusement !)

SGL
Invité
Justement sur une limousine, il est bon ton que le moteur brille par son absence acoustique, donc en s’en branle que le moteur fasse vroum-vroum et encore plus du nombre de cylindre ! Les dirigeants de ce monde, hommes politiques et patron de grandes entreprises etc. demande-t-il s aux chauffeurs le type de moteurs avant de monter? Nous ne sommes pas dans le créneau des Série 1 gonflée et autre M4. Là il est évident qu’un « simple » 4 cylindres hybride rechargeable peut facilement s’imposer comme le GMP le mieux adapté, surtout pour l’image « vertueuse » que pourrait… Lire la suite >>
juuhuu
Invité

Bah oui, t’as raison, c’est pour rien surement que les W12, S600 et 760 sont reconduites !! C’est évidemment pas une question de bruit démonstratif telle une sportive…. Alors qu’on sort au moins ou plus de watts d’un V8…

SGL
Invité

Les W12, S600 et 760 sont là uniquement comme porte-drapeau, les ventes sont totalement anecdotiques.
Quelques dizaines d’exemplaires faits pour quelques rois Africains et Émirs du pétrole (les princes sont en supercar).
Leurs existences font aussi une bonne propagande commerciale pour le reste de la gamme.
D’ailleurs à ce niveau Rolls-Royce, Bentley etc. reprend généralement le flambeau !

juuhuu
Invité

Ca serait intéressant d’avoir les chiffres.. Je doute que les allemands les proposent à fonds perdus….

SGL
Invité

Oui c’est sûr que je n’ai pas non plus des chiffres pour confirmer la véracité de mes dires.
Mais sur le principe une S600 fait vendre des Classe S diesel par milliers (effet locomotive commercial)

AlphaSyrius
Invité

juuhuu, je pense au contraire que l’aspect legislatif est bienvenu pour les constructeurs europeens, surtout pour les generalistes. Cela protege le marche local en forcant les constructeurs etrangers (surtout chinois) a faire de couteux changements sur les motorisation et autres adaptations.

juuhuu
Invité

Mouais, pour ce retrouver avec des 3 cylindres dégueulasses sur des Série 5 ou des Classe S in fine, tu trouves ça bienvenue toi ? Le législatif peut passer par d’autres moyens si c’est pour faire du protectionnisme…

SGL
Invité

je crois que le prestige du 4 cylindres hybride a pris du galon ce week-end avec la victoire des Porsche 919, et ce n’est qu’un début !

Quorbach
Invité

Rigolo ces fausses sorties d’échappement pour une voiture de ce calibre 😀

juuhuu
Invité

C’est tout de même amusant de voir, 20 ans après la E38 (94 ou 95 de mémoire) qu’elle est désormais capable de se garer seule !

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