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Le conducteur du jour : diamant-étoile-moteurs

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En apparence, ce n’est qu’un coupé japonais du début des années 90, sur un parking de supermarché. D’ailleurs, il aurait besoin d’un lavage. La particularité, c’est que cette Mitsubishi Eclipse n’a jamais été vendue en France. Donc elle est forcément rare.

En France, Mitsubishi a toujours presque tout misé sur les 4×4/SUV. Mais le constructeur a longtemps commercialisé des coupés, comme tout ses compatriotes. D’ailleurs, le premier modèle vendu en France était un coupé, la Sapporo. Certains se souviennent aussi de la 3000 GT, vendue à la fin des années 90. Belges et Britanniques ont eux connu la Starion des années 80 et la FTO du milieu des années 90.

Dans les années 80, Mitsubishi est allié à Chrysler. Les deux partenaires voient bien qu’il y a un marché pour les petits coupés sportifs. Pas question de laisser seul Toyota avec sa Celica ! Comme la Sapporo en son temps, l’Eclipse est basée sur la Galant contemporaine (c’est donc une traction.) Elle reprend les codes des sportives : phares sous trappes, profil « cale de porte » et vitre arrière panoramique. Elle est produite en 1989, dans l’Illinois, par Diamond Star Motors, la joint-venture de Chrysler et Mitsubishi. D’ailleurs, elle est également vendue en tant que « Plymouth Laser » et « Eagle Talon ».
L’exemplaire du jour est une « GS ». Elle est motorisée par un 2,0l 135ch (une évolution 16 soupapes de la mécanique de la Galant GLSi que l’on avait dans l’hexagone.) Il existe alors une version turbo, ainsi qu’une 4 roues motrices.

Vu d’Europe, il y a de quoi être perplexe. L’Eclipse n’est pas vraiment « petite ». Surtout, les coupés sont plutôt dans un couloir entre 150ch et 160ch. De toute façon, il est presque exclusivement destiné aux Etats-Unis. C’est le genre de voitures qui vous pose un yuppie.
En 1990, l’Eclipse doit faire face à une concurrente de poids : la 3000 GT (alias Dodge Stealth.) Les phares sous trappes se ringardisent. Un chirurgien lui offre un lifting digne de celui de Renée Zellweger. Un tout nouveau modèle est commercialisé en 1995. Il est proposé en coupé-cabriolet (une carrosserie prédestinée vu son nom…), grillant la politesse aux 206CC et Mercedes SLK. Le marché des « petits coupés sportifs » s’effondrent et la 3000 GT disparait. Une troisième Eclipse est commercialisée en 2000. Puis Mitsubishi et Chrysler se séparent. Les Japonais conçoivent seuls la quatrième Eclipse. A ce moment-là, elle fait surtout le bonheur des loueurs. Le constructeur décide de se recentrer sur les SUV et les 4×4. La Galant quitte le tarif et faute de plateforme, l’Eclipse quitte la scène en 2011.

Mitsubishi Eclipse 01 Mitsubishi Eclipse 02 Mitsubishi Eclipse 03 Mitsubishi Eclipse 04 Mitsubishi Eclipse 05 Mitsubishi Eclipse 06 Mitsubishi Eclipse 07 Mitsubishi Eclipse 08 Mitsubishi Eclipse 09 Mitsubishi Eclipse 10

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3 Commentaires sur "Le conducteur du jour : diamant-étoile-moteurs"

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4aplat
Invité

Elle était pas mal pour l’époque cette Eclipse, même si je préférais la version Dodge

Phil-FR
Invité

L’Eclipse était vendue en Suisse, on en croise encore de temps en temps (souvent dans des états encore pires que celle en photo, plutôt bien conservée pour une voiture de + de 20ans)

litlfred
Invité

C’est surtout l’emblematique premiere voiture de la saga Fast&Furious… Ca vous pose une reputation pour la posterité !

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