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Formule E : Ho-Pin Tung avec China Racing

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China Racing était la dernière écurie de Formule E sans pilotes. Elle a d’abord recruté Nelson Piquet Jr. A ses côtés, il fallait un Chinois. Or, ils ne sont que deux à avoir une expérience des monoplaces puissantes : Ma Qing Hua (maqué avec Citroën) et Ho-Pin Tung. Le choix était vite fait…

Ce sera donc Ho-Pin Tung. Cerise sur le gâteau, il va débuter à Pékin. C’est un pilote que Le Blog Auto suit depuis longtemps. En fait, Tung est né en Hollande, de parents Wenzhounais (l’un des principaux foyers de l’immigration chinoise.) Il maitrise d’ailleurs le néerlandais, le français, le mandarin et l’anglais. C’est un « Huaqiao » (Chinois de l’étranger), qui plus est d’origine Wenzhounaise (d’ordinaire méprisé par les habitants des grandes villes.) Mais il est surtout l’un des Chinois ayant le plus gros palmarès (avec pas mal de « premier pilote Chinois à… » à son actif.) Donc le public ne regarde que le drapeau sur sa combinaison et oublie le reste.

PCCA 1

A 31 ans, il a pas mal bourlingué. Il se fait connaitre en remportant le championnat de BMW Asia, en 2003. Grâce à cela, BMW (alors partenaire de Williams) lui offre un test en F1 en prologue du 1er Grand Prix de Chine, en 2004. Star du week-end, il sert de guide, dans le stand Williams, à Han Han et Cheng Cong Fu. De retour en Europe, il remporte la F3 ATS. Compte tenu des enjeux commerciaux, Tung semble promis à un grand avenir. Chinois et rapide, il est un casting idéal. BMW le rappelle pour un nouveau test (avec Sauber, cette fois.)
Hélas, il ne confirme pas. En A1 GP, en GP2 et en Superleague, il est transparent (un podium de GP2 en quatre saisons.) Renault le recrute comme pilote d’essai, mais il s’intéresse surtout à son passport. Après quelques tests chez Lotus-Renault Grand Prix, il est évident qu’il n’a pas le niveau en F1.
Fin 2010, il tente sa chance aux Etats-Unis. Lors des qualification d’Indianapolis, il pulvérise la Dallara de Dragon Racing. Cette même équipe lui offre un unique départ. A l’intersaison, il fait le tour des écuries de fond de grille, en vain.
Au même moment, le GT-FIA s’offre une temporada chinoise. Le team Exim le recrute et Tung peut constater qu’il est très populaire en Chine. Il rebondit en Carrera Cup Asia, en 2012. Il obtient quelques podiums (dont une victoire chanceuse.) C’est suffisant pour attirer l’attention de Porsche,qui vire sans préavi ses compatriotes Wang Jian Wei et « Rose » Tan. Ca lui permet également d’être recruter par KCMG pour les 24 heures du Mans. En 2014, Oak Racing l’embauche pour l’Asian Le Mans Series, toujours en parallèle de la Carrera Cup Asia. Avec « David » Cheng (un autre Huaqiao), il remporte la manche d’Inje et le duo pointe en tête du classement.

ALMS

Ce sera donc son retour en monoplace, 4 ans après l’épisode nord-américain. Tung se devra d’être bon. Car derrière, une nouvelle génération de Chinois (Cao Hongwei, « Leo » Yee, Yuan Bo, Kang Ling, Zhou Guanyi…) a très faim et elle pousse fort. Il ne sera donc plus le seul capable de piloter une Formula E…

PCCA 2

Crédits photos : Formula E (photo 1), Porsche Carrera Cup Asia (photos 2 et 4) et Asian Le Mans Series (photo 3.)

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