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Rappel potentiel de 2,7 millions d’unités : Chrysler pas d’accord avec la NHTSA

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Une fin de non-recevoir claire et nette. Voici ce que vient de se faire observer l’organisme américain NHTSA par le groupe Chrysler après la conclusion de leur enquête « invitant » le constructeur américain à procéder au rappel de 2,7 millions d’exemplaires…

 

Le point de départ remonte à plusieurs années en arrière. Depuis 2010 les experts du groupe Chrysler collaborent avec leurs homologues de la NHTSA dans le cadre d’une enquête. Celle-ci porte sur un défaut localisé au niveau du réservoir à essence.

En cas de collision par l’arrière celui-ci, défectueux, implanté entre le pare-choc arrière et l’essieu, entraînerait un risque d’incendie. La NHTSA aurait ainsi répertorié une quinzaine de décès et une quarantaine d’incidents mineurs directement imputables à ce défaut.

Et de soumettre le groupe Chrysler à un conséquent rappel portant sur 2,7 millions d’unités commercialisées, des Jeep Liberty (2002 à 2007) et Jeep Grand Cherokee (1993 à 2004). L’agence fédérale a donc émis une lettre de rappel transmise à Chrysler… Rappel que le groupe n’entend pas orchestrer à cause d’un désaccord avec les conclusions de l’organisme.

« Nous estimons que les premières conclusions de la NHTSA sont basées sur une analyse incomplète des données et nous sommes déterminés à continuer à travailler avec l’Agence pour résoudre ce désaccord« , explique Chrysler.

Le groupe va plus loin précisant que les véhicules incriminés répondent à toutes les normes en vigueur et que la sécurité des réservoirs n’est pas en cause. Conclusion livrée par Chrysler ? « Notre analyse montre que les incidents, qui font l’objet de cette demande, ne se produisent que moins d’une fois par million d’années d’utilisation du véhicule« , un taux comparable à l’ensemble des véhicules produits à la même époque. Chrylser ne compte donc pas, pour l’instant, procéder à un colossal et onéreux rappel. A voir désormais les leviers qui seront actionnés par la NHTSA afin de contraindre Chrysler à rappeler les modèles concernés. Nul doute que cette affaire opposant ces différents acteurs ne fait que commencer.

Source : NHTSA et Chrysler.

Crédit illustration : Jeep.

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10 Commentaires sur "Rappel potentiel de 2,7 millions d’unités : Chrysler pas d’accord avec la NHTSA"

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Umaga
Membre

Ils n’ont peur de rien chez Chrysler ! O_o

François
Invité

Bruce au rapport immédiatement! 😀

Sérieusement si la NHTSA impose à Chrysler une (ou des) audience publique pour s’expliquer sur cette affaire, elle en a le pouvoir, les retombées en matière de communication risquent d’être terribles pour le constructeur.

S’il ne cède toujours pas, cela peut se finir devant un tribunal fédéral mais là encore ce sera la catastrophe en matière de réputation (il y a des morts), surtout si le constructeur perd à l’arrivée.

Reste qu’un rappel de 2,7 millions de réservoirs à essence mal placés, ça doit coûter bonbon.

On doit se sentir un peu mal à Auburn Hills.

Marcel
Invité

parlant de prix ca ressemble drôlement au 15 % récupéré dans la SGS.est-ce pour la fusion ou pour régler la facture pour le rappel? on verra bien.chez Chrysler le syndicat reste sur ses positions.amitié

Bruce
Invité

Que neni >>>> c est du barratin et marchionne sait ce qu il fait 😉

John
Invité

Non mais en même temps, rappeler 2,7 millions de véhicules (qui ont surement maintes fois changés de proprios ou sont détruit) et qui ne sont plus commercialisés depuis 6 ans pour 15 morts et 40 blessés?!?!

Je crois que je comprends le point de vue de Chrysler… L’opération vaut plus que la valeur de revente des véhicules…

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