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Michelin Algérie : droit de préemption de l’Etat ?

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Alors que Michelin a récemment annoncé vouloir cesser la production dans son usine d’Alger à la fin 2013, un accord avec un repreneur ayant été signé, les choses se compliquent. Selon le député algérien Smaïn Kouadria et plusieurs journaux nationaux, l’Etat algérien pourrait exercer son droit de préemption sur Michelin Algérie.
Le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, et le ministre de l’Industrie, Cherif Rahmani, sont « très favorables » affirme ainsi M. Kouadria. Le député, également membre du conseil national de l’UGTA (l’Union générale des travailleurs algériens), a été sollicité par les salariés de la filiale de Michelin afin de suivre le dossier de la reprise de l’usine de pneumatiques.

L’UGTA est prête à « barrer la route » à Issad Rebrab, le patron de Cevital – le repreneur du site –  « une fois que les 600 salariés de Michelin  auront manifesté leur volonté de préserver l’usine », affirme ainsi M. Kouadria. L’annonce du rachat de 67 % des parts du capital de la société par le groupe industriel Cevital, en attendant l’acquisition totale d’ici la fin de l’année, ainsi que la récupération du site pour d’autres activités économiques est loin de plaire à l’Union générale des travailleurs algériens, laquelle s’oppose purement et simplement à l’arrêt lui-même de la production de pneumatiques. Que celle-ci soit sous le giron de Michelin ou pas.

«Il n’est pas question, pour nous syndicalistes, de voir mourir une filière qui a produit pendant cinquante années et de laisser faire […]. Nous ne sommes pas contre que Cevital reprenne une entreprise. Mais le maintien de la production, le développement de la filière et la préservation de l’emploi sont des axes non négociables et intangibles pour l’Ugta » affirme le syndicat.

Selon Smaïn Kouadria, les choix des pouvoirs publics sont déjà faits : « Le gouvernement veut préserver les emplois et relancer l’outil de production nationale. »  « Après ArcelorMittal, l’Etat va nationaliser l’usine de Michelin, l’unique usine de production de pneumatiques en Algérie », affirme par ailleurs le député. Reste que le patron de Cevital, Issaad Rebrab a quant à lui démenti l’information selon laquelle l’Etat algérien aurait fait valoir son droit de préemption dans l’opération de rachat des parts du capital de Michelin en Algérie.

Sources : TSA – Tout sur l’Algérie, La Tribune d’Algérie

Source photo d’origine : Michelin Algérie

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1 Commentaire sur "Michelin Algérie : droit de préemption de l’Etat ?"

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R. Vanvehmet
Invité
Michelin ferme son usine de Bedjerah devenu obsolète et non rentable face aux importations de pneumatiques à des prix inférieurs aux coûts de production de Michelin Algérie; Le repreneur n’est pas intéressé par la reprise de l’activité productive non rentable mais pour reprendre l’assiette foncière pour y développer des activités commerciales lucratives. Ce genre de logique n’est pas nouveau en Algérie puisque plusieurs unités de production alimentaires (huileries entre autres) privatisée par le passé, ne produisent pas plus de 10% de leur capacités de production installées, les sites industriels étant aujourd’hui consacrés à des activités plus lucratives et moins aléatoires… Lire la suite >>
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