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Conti Safety Days 2013 « live »: de l’intérêt du pneu

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Depuis 2009, Continental organise ses « Safety Days ». Jusqu’ici, c’était essentiellement des stages de pilotage, en Caterham, avec différents ateliers. Cette année, le constructeur a décidé de présenter les différents types de pneus (4×4, SUV, voitures électriques…) avec des essais de diverses voitures. Mais rassurez-vous, les Caterham sont toujours là!Cette année, l’évènement a lieu à Mortefontaine (et non plus à La Ferté-Gaucher.)

Continental est un manufacturier allemand. Donc, dans la plus pure tradition germanique, la journée commence par une séance de slides, avec chiffres, histogrammes et camembert. On apprend ainsi que l’entreprise a été créée en 1871, qu’elle réalise 32,7 milliards d’euros de chiffre d’affaires (dont un quart en Allemagne) ou que chaque pneu passe 84 tests avant son industrialisation. Mots d’ordre: fiable, tiré par la technologie et agile.

Atelier 4×4 et SUV

Mortefontaine est un centre d’essais avec de nombreuses pistes. Continental profite de cette variété pour faire découvrir l’ensemble de sa gamme.

Les ventes de 4×4 et de SUV progressent chaque année. Ce sont des marchés très importations, notamment en Amérique et en Asie. Tous les constructeurs de pneus se sont donc découvert une passion pour les tout-terrains. La journée commence par un essai de SUV, dans un cadre bucolique. L’ix35 est équipé de pneus « normaux » et le Santa Fe, de pneus « SUV ». Le parcours est typé « tout chemin » avec quelques obstacles (sol sablonneux, descente un peu raide…) Ambiance « j’emmène ma fille au centre équestre » (dixit la monitrice.) Force est de constater que l’ix35 passe sans problème. Il est même possible de s’arrêter à mi-pente.

Puis on passe à de vrais 4×4 (des Isuzu D-Max) avec des montes spécifiques au hors-piste. Le noir et blanc sort tout juste du rallye des Gazelles (qu’il a gagné.) Là, ça ne rigole plus: ornières, croisements de ponts, terrain glissant, butes de trial… Le D-Max franchi les difficultés les doigts dans le nez!

Atelier roulage

L’autre secteur en pleine éclosion, ce sont les électriques. Cette fois-ci, les voitures d’essais sont des Volvo: une C30 électrique (en pneus spéciaux) et une V60 hybride plug-in (en pneus sport à cause de la puissance du moteur.)
L’essai n’est qu’à demi-convaincant. Certes, la C30 se montre silencieuse (aucun bruit de roulement.) Néanmoins, on retrouve les autres défauts traditionnels des pneus « vert ». Le « routier » est un billard et pourtant, le pneu « lit » la moindre inégalité. Quant au grip, il est assez moyen, même à vitesse routière.

Le clou de la journée, c’est le roulage en Caterham R300. En théorie, c’est l’occasion de tester les ContiPremiumContact 5. En pratique, c’est la récréation! Au menu, plusieurs tours à fond, sur le « routier », avec une Megane RS en guise de pace-car. La R300 pousse fort. En 1, il faut lever le pied, sous peine de finir dans le bouclier de la Renault! Puis les rapports s’enchainent. Mortefontaine offre de longues lignes droites au milieu des forêts. On en encaissé dans un baquet, au ras-du-sol. Les échappements latéraux vous permettent d’être aux premières loges du concert. Le pare-brise et les « portes » sont symbolique (le port d’un intégral est vivement conseillé.) Et comme toujours, le seul souci, c’est que la séance est trop courte!

Atelier freinage

C’est un grand classique des cours de pilotage: une piste détrempée (qui plus est, ici, c’est du carrelage) et des cônes pour simuler des obstacles. But du jeu: démontrer que grâce à l’ABS et aux pneus ContiSport, on garde de la direction même dans les conditions extrêmes.
Les voitures d’essais sont des Clio RS. Un modèle par ailleurs développé ici-même, à Mortefontaine.

Mais à la moindre erreur (vitesse trop élevée, freinage tardif ou pas assez puissant…), c’est la punition: la luge sur plusieurs mètres avec direction inopérante et moissonnage de cônes.

Le 2e et le 3e exercice visent à montrer l’efficacité de la technologie « Black chill ». En temps normal, les pneus chauffent au fil du roulage. Or, plus un pneu est chaud, moins il freine bien. Le « Black chill » est justement là pour évacuer les calories en cas de freinage.
La preuve avec des exercices d’accélérations, suivi de freinages avec évitement.

Atelier pression des pneus

Forcément, c’est moins fun que les tours de circuit en Caterham ou les freinages d’urgence en Clio RS! En revanche, c’est très instructif. Ainsi, la série de chiffre sur le flanc du pneu a une signification particulière. Ici, c’est 205 55 R17: 205 (de largeur du pneu), 55% (rapport de la hauteur de flanc/largeur du pneu), Radial 17 (diamètre de la jante, en pouces.)
Avoir un pneu adapté à son véhicule et à style de conduite, c’est bien. Mais bien le gonfler, c’est mieux! Ainsi, idéalement, il faut contrôler ses pressions tous les 15 jours. Si possible, il faut les faire à l’ombre, dans son garage. Lorsqu’il fait chaud ou que le pneu a roulé, la pression monte. Lorsqu’il fait très froid, elle descend.

Si vous surgonflez vos pneus, vous risquez juste d’user anormalement la bande de roulement. Faire exploser un pneu au gonflage, ça n’arrive que dans les films! Par contre, si vous roulez avec des pneus sous-gonflés, c’est là que vous risquez une crevaison.
Pour passer de la théorie à la pratique, nous empruntons la BMW. Avec des pressions optimales, elle suit facilement le cercle jaune. A vitesse stabilisée, il suffit de bloquer le volant et elle tourne indéfiniment! Dégonflons de 0,5 bars. Aucune différence d’aspect. En revanche, la voiture a beaucoup plus de difficultés pour suivre le cercle. Il faut corriger avec de grands coups de volant. Conclusion: avec de bonnes pressions, une voiture est plus facile à conduire et surtout, elle va là où on veut qu’elle aille!

Fin de journée

La journée se termine par un baptême en Caterham, sur le « routier ». Puis c’est un second baptême, en Megane RS, sur l’anneau. Cette dernière étape permet d’approcher les sensations du pilotage sur ovales avec la contrainte physique du « G » en permanence. Les bras deviennent lourd et le cou souffre. Dire qu’à Indianapolis, les pilotes subissent cela pendant 2 heures…

La différence d’approche vis-à-vis de Pirelli, en terme de communication, est radicale. Le manufacturier évoque avant tout un « esprit » et une « image de marque », avec un peu de paillettes. Le tout à travers des évènements VIP. A contrario, Continental est plus pragmatique, voir didactique: voici nos différents pneus, voilà ce qu’on peut faire avec.
Chacun son style…

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Crédits photos: Joest Jonathan Ouaknine/Le Blog Auto

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2 Commentaires sur "Conti Safety Days 2013 « live »: de l’intérêt du pneu"

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Dam
Invité

V60 et non pas V70 😉
Pour une fois qu’un article ne fait pas que réciter le dossier de presse, c’est agreable !

yann
Invité

« Si vous surgonflez vos pneus, vous risquez juste d’user anormalement la bande de roulement. »

Cela, c’était vrai avant d’avoir des RP tous les 500m favorisant une usure extérieure de la bande de roulement, surtout à pression normale ou un peu faible.

Désormais, mieux vaut rouler en permanence aux pression autoroutières et éventuellement même en en rajoutant encore 0.2/0.3 bar sur un véhicule un peu lourdeau ou si on passe les RP assez vite: Le pneu se déforme moins sous la contrainte et l’usure reste plus homogène.

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