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Indycar 2013: 500 miles d’Indianapolis

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Cette année, « Indy » a des allures de polar de Michael Connelly: beaucoup d’action au début, du flottement au milieu, avec des fausses pistes, puis le dénouement se dessine et le mot « fin » tombe de manière abrupte. En tout cas, une nouvelle fois, Indianapolis sacre un outsider: Tony Kanaan (KV.) Une belle revanche pour un pilote jugé moribond fin 2010.Freedom 100

L’épreuve d’Indy Lights a lieu l’avant-veille de « Indy ».

Un temps annoncé chez Bryan Herta, Axcil Jefferies, doit se contenter de regarder la course. Chase Austin hérite du baquet. Point de Matthew di Leo, ce qui fait donc 10 voitures sur la grille. Chez Moore, la location de voiture continue: Jimmy Simpson, un pilote de midget, est le quatrième sociétaire de la voiture N°22!

Sage Karam (Sam Schmidt) décroche la pole. Notez que pour l’occasion, les leaders des championnats d’US F2000, Scott Hargrove et de Pro Mazda, Matthew Brabham, jouent les pace-cars.

La couse est plutôt morne, avec Karam en solide leader. 2e, Carlos Muñoz (Andretti) semble avoir l’esprit focalisé sur ses débuts en Indycar, le dimanche. Tout bascule dans l’ultime virage du dernier tour: grâce à l’aspiration, Karam, Muñoz, Peter Dempsey (Belardi) et Gabby Chaves (Sam Schmidt) passent à 4 de front!
Dempsey (2e en partant de la gauche) s’impose d’un aileron! Chaves est 2e et Karam, 3e.

Au championnat, tout est chamboulé. Muñoz reste leader, avec 167 points. Dempsey remonte au 2e rang, à 140 points. Chaves est en embuscade, à 139 points.

Night before the 500 – US F2000

Quittons l’International Motor Speedway pour aller à un autre ovale d’Indianapolis, le modeste Lucas Oil Raceway. C’est là qu’à lieu la traditionnelle « Night before the 500 ».

L’équation est assez simple. Hargrove (Cape Motorsport) arrive à Indianapolis avec une confortable avance. Avec une nouvelle victoire, il serait à un cheveux du titre. Quant à Neil Alberico (Cape Motorsport), aussi rapide que malchanceux, il doit absolument s’imposer pour se maintenir dans la course au titre.
Aux essais, Hargrove décroche la pole, devant Alberico.

Il n’y a qu’une seule course à ce meeting, mais quelle course! Au départ, Alberico prend les commandes. Hargrove se retrouve sous la menace de Peter Portante (Belardi.) Danilo Estrela (Belardi) est 4e. Derrière eux, Garett Grist (Andretti) cède sa 5e place à Wyatt Gooden (Afterburner.) Portante réussit à dépasser le leader du championnat. Une belle performance pour ce débutant, qui court grâce à une bourse obtenue en Barber Series. Il est aussi, de fait, le meilleur allié d’Alberico, qui pourrait ainsi reprendre davantage de points à Hargrove… Mais rien n’est joué car le leader doit gérer les dépassements d’attardés. Grist se réveille. Il se dédouble de Gooden, s’offre le scalp d’Estrela et effectue la jonction sur les leaders. Portante cède. Il devra se contenter de son premier podium en US F2000. Alberico réussit à tenir le coup et à remporter son premier succès de la saison régulière.

Au classement, Hargrove reste largement en tête, à 144 points. Derrière, il y a un groupe de chasse composé de Gooden (88 points), Estrela (84 points), Grist (83 points) et Jesse Lazare (Pabst Racing, 80 points.) Alberico passe du 11e au 8e rang, doublant quasiment son amats de points (avec 66 unités.) Le Français Florian Latorre (Jay Motorsport) glisse lui au 11e rang (à 55 points.)

Night before the 500 – Pro Mazda

En Pro Mazda, Matthew Brabham (Andretti) est bien seul sur sa planète. Difficile de croire qu’il découvre la discipline! Sur le Lucas Oil Raceway, le petit-fils de « Black Jack » décroche une énième pole.

La course est retardée (et raccourcie) pour cause de pluie. Au drapeau vert, c’est parti pour une nouvelle course en solitaire. De retour après une pige en Euro F3 Open, Spencer Pigot (Pelfrey) ne peut rien faire pour l’arrêter. Dire que l’an dernier, c’était Pigot qui dominait de manière insolente l’épreuve d’US F2000, devant Brabham… Quant à Shelby Blackstock (Andretti), il se contente de la 3e place.
A mi-course, Juan Piedrahita (JDC MotorSports) tape. Le safety-car sort. Au restart, Brabham reprend son récital en solo. Pigot et Blackstock suivent au loin. Notez la 4e place du revenant Anders Krohn (Pelfrey), vice-champion 2010.

Au championnat, Brabham possède 151 points. Il accentue son avance sur Diego Ferreira (Juncos), 2e à 120 points. Blackstock est 3e à 104 points.

500 miles d’Indianapolis

La semaine entre les qualifications et la course est très particulière. C’est le moment de l’année où les Etats-Unis s’intéressent le plus à l’Indycar. Traditionnellement, la série en profite pour envoyer ses têtes d’affiches sur les plateaux. Cette année, suite au succès de la web-série The off-season, les sponsors ont décidé de réaliser leurs propres vidéos comiques… Josef Newgarden (Sarah Fisher) effectue des activités quotidiennes en combinaison. James Hinchcliffe (Andretti) fait une séance photo chez une photographe d’enfants (dont le site est hébergé par Godaddy, le sponsor d’Hinchtown.) Tandis que Sebastian Saavedra fait un remake d’Alerte à Malibu. Malheureusement, à chaque fois, ils ont oublié de préciser à quel endroit on est censé rire.

Au drapeau vert, Ed Carpenter (Carpenter) s’élance devant Marco Andretti (Andretti), tandis qu’EJ Viso (HVM-Andretti) dépasse Muñoz (Andretti), pour le gain de la 3e place. D’emblée, il y a des « jaunes »: JR Hildebrand (Panther) est dans le mur.

Au restart, c’est chaud. Carpenter, Andretti et Tony Kanaan (KV), surgit de nul part, se relayent en tête. Le tiecé change à chaque tour!

En pleine vague de ravitaillements, Sebastian Saavedra (Dragon Racing) tape. James Jake (Rahal) est alors en tête, devant… Pippa Mann (Dale Coyne.) La neutralisation s’éternise et les éphémères leaders vont aux stands. Au redémarrage, on retrouve Andretti, devant cette fois Carpenter et Ryan Hunter-Reay (Andretti.) De nouveau, les changements de leader entre Andretti et Carpenter sont incessants.

Takuma Sato (Rahal) part en tête-à-queue et entraine une troisième fournée de drapeaux jaunes. Tout le monde se jette dans la voie des stands. Hunter-Reay en ressort le premier, devant Andretti et Carpenter. Mais c’est Andretti qui réagit le mieux au retour des drapeaux verts.

Tout cela a lieu durant le premier tiers de la course. Après, pendant une centaine de tours, la course se décante. Une dizaine de pilotes joue la gagne et c’est finalement Will Power (Penske) qui prend les commandes. L’Australien est le premier à mener longuement. Il sonne le début de la troisième vague d’arrêts et passe le relais à AJ Allmendinger (Penske.) Dans le dernier tiers, on retrouve de l’incertitude: Hunter-Reay, Andretti et Kanaan sont dans un mouchoir de poche. Chacun prend la tête durant un ou deux tours, avant de se faire dépasser par un autre. Graham Rahal (Rahal) tape alors qu’il ne reste qu’une demi-douzaine de tours et qu’Hunter-Reay est en tête.

Les « verts » sont très, très bref: à peine le peloton relâché, Dario Franchitti percute le mur. Kanaan et Muñoz ont juste eu le temps le doubler Hunter-Reay.

On aurait souhaiter une arrivée au sprint, comme en 2011 et 2012. Il faudra se contenter d’une arrivée aux drapeaux jaunes. Le classement est gelé, avec Kanaan, devant Muñoz et Hunter-Reay. C’est la toute première victoire de KV en Indycar et la première de Kanaan depuis des années. On se souvient que fin 2010, le Brésilien est licencié comme un malpropre par Michael Andretti, qui le juge « has been ». C’est un Franchitti (qui le côtoie en CART, puis en Indycar depuis une quinzaine d’années!)  en larme qui fend la foule et prend le vainqueur dans ses bras. Jimmy Vasser (le « V » de KV) est aussi ému que le Brésilien et l’Ecossais.
La 2e place  du débutant Muñoz (qui n’avait jamais piloté d’Indycar en course) passe presque au second plan.

Accessoirement, c’est aussi une domination de Chevrolet. Il n’y aucun pilote Honda parmi la dizaine de pilotes qui ont réellement été en lutte pour la victoire.

Dans le clan Français, le bilan est mitigé. Durant les 200 tours, la moitié du peloton s’est retrouvé à un moment ou à un autre aux avant-postes… Et les tricolores ne sont pas dans cette « moitié ». Simon Pagenaud (Sam Schmidt) profite de la confusion finale pour obtenir une 8e place. Tristan Vautier (Sam Schmidt) figure lui parmi les victimes de ce cafouillage. Il termine 16e. Quant à Sébastien Bourdais, il doit renoncer après avoir touché le mur.

Au classement, il y a encore du changement. Andretti (qui n’a gagné aucune course) prend les commandes, avec 168 points. Il devance Sato (157 points) et Castroneves (152 points.) Le champion en titre, Hunter-Reay, est 4e à 138 points.
Dans le clan français, Pagenaud est 10e (avec 108 points), Bourdais 21e (à 74 points) et Vautier 22e (à 73 points.)

Les pilotes se retrouveront dés le week-end prochain, à Detroit.

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1 Commentaire sur "Indycar 2013: 500 miles d’Indianapolis"

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GregM
Invité

Belle performance de Tristan Vautier pour sa premiere participation a l’Indy500!

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