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Citroën fête les 45 ans de la Méhari au C42

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Est-ce pour tenter de donner un coup de pouce au retour du beau temps ? Citroën profite de l’anniversaire de sa mise en circulation il y a 45 ans pour saluer la Méhari, une auto qui fait penser à l’été, à la plage, au plein air, une auto aussi sympathique aujourd’hui qu’il y a 45 ans. Le blog auto est allé faire un tour au C42 sur les Champs-Elysées pour y rencontrer la voiture et écouter le responsable du conservatoire Citroën Denis Huille en faire les louanges mérités.


Le principe de base de la Méhari est simple : châssis de Dyane et éléments mécaniques et accessoires repris dans les nomenclatures des autres modèles de la gamme, dont l’ensemble moteur boîte de l’Ami 6, le bicylindre de 602 cm3 qui sera généralisé dans la famille 2CV. Mais c’est surtout la carrosserie qui fait sensation.

Citroën a l’habitude de cultiver les personnalités fortes et différentes, et l’inventeur de la carrosserie en plastique de couleur vive qui recouvre la Méhari ne dépare pas au milieu des Boulanger, Opron ou autres Bertoni : Roland Paulze d’Ivoy de la Poype est un pionner du plastique après avoir été un pilote de chasse d’exception. Compagnon de la Libération, membre de la première heure du groupe de chasse Normandie-Niemen après avoir fait ses premières armes dans les Forces Aériennes Françaises Libres, l’homme est un conquérant.  Après la guerre, Roland de la Poype se lance avec succès dans l’industrie du plastique pour les emballages avec sa société la SEAP, et sera même à l’origine plus tard de la création du Marineland d’Antibes. Citroën est un de ses clients, et le constructeur sait flairer le bon coup en découvrant le prototype réalisé par de la Poype. Il reprend le projet à son compte et la Méhari est née.

En 1968, la carrosserie de la Méhari est très innovante. Le plastique ABS teinté dans la masse est à la fois léger (la voiture pèse moins de 600 kg), résistant aux chocs, inoxydable… L’idéal pour une auto dont la destinée est hors des sentiers battus. Utilisant au mieux les capacités des suspensions à grand débattement de la Dyane, profitant de sa légèreté et de son insensibilité aux petites agressions extérieures, la Méhari fait un tout-terrain très convenable même si, du fait de ses deux roues motrices, il ne s’agit pas d’un engin de franchissement. Une version 4×4 commercialisée en 1979 corrigera la chose mais ne rencontrera pas le succès, arrivant trop tard et au fond ne cadrant pas vraiment avec l’esprit de l’auto.

La définition de la Méhari fait penser d’abord à une voiture utilitaire, et on pourrait imaginer qu’elle a été détournée de cet usage pour devenir véhicule de loisirs. Ce n’est pas le cas. Dès le départ, Citroën met en avant le côté fun (une expression que l’on n’utilisait pas encore à l’époque) de l’engin lors de sa présentation sur le Golf de Deauville le 16 mai 1968 à grand renforts de modèles en bikini…

Malheureusement pour le constructeur, en mai 1968 l’histoire ne se passe pas sur la côte normande mais rue Gay Lussac, et la révolution plastique est ignorée au profit de la révolution tout court… Ce qui n’empêchera pas la Méhari de connaître le succès. Le dernier modèle sortira des chaînes en 1987, 19 ans plus tard, numéro 144 953.

La Méhari ne connaîtra pas de successeur direct, les diverses évolutions réglementaires rendant ce concept de pédalo sur quatre roues de moins en moins probable, mais l’esprit de la voiture n’est jamais bien loin chez Citroën où le modèle fait partie des grandes références. En attendant de revoir l’idée à l’occasion d’un concept au détour d’un salon, la Méhari est désormais en exposition et on devrait s’y repencher de près, au volant cette fois. A suivre.

Photos : AD/le blog auto sauf photo 5 : Citroën.

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