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Nos lecteurs ont du talent : Ça passe ou ça casse par Seb Sarraude

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Cette rubrique accueille généralement des images prises sur le vif ou des rendus 3D de nos lecteurs que nous sommes heureux de faire partager. Cette fois c’est toujours de l’automobile mais c’est un peu différent puisqu’il s’agit de présenter un roman, le premier publié par Sébastien Sarraude, également passionné de sport auto et d’écriture et qui a concilié les deux dans un livre original, un roman noir se déroulant dans le milieu du sport automobile.

Seb Sarraude est natif de Pau et son enfance a été rythmée année après année par le Grand Prix se déroulant dans sa ville. Exposé aux machines, aux odeurs et aux sons se réverbérant sur les vieux murs de la cité paloise, il a contracté une passion durable pour le sport auto. Il s’est plus tard découvert un penchant pour l’écriture et s’est mis au travail en 2004 sur un roman dont il a tiré une nouvelle sélectionnée et publiée en 2011 par l’association « Les noires de Pau » dans le cadre du recueil réalisé à l’occasion du Grand Prix 2011, puis à nouveau en 2012.

Encouragé par l’accueil réservé à son travail, Seb a décidé de publier son roman, « Ça passe ou ça casse ». Outre le fait que Seb est un habitué de ce site, son roman est d’un intérêt particulier pour le blog auto puisque « Ca passe ou ça casse » a pour sombre trame la trajectoire troublée d’un jeune pilote prêt à trop pour réussir, sur fond des circuits de la région que Seb connaît  bien : Pau, Arnos et Nogaro. 

LBA : Qu’est-ce qui est arrivé en premier : la passion de l’écriture ou la passion du sport auto ?

Seb Sarraude : « La passion de l’auto de course est arrivée bien avant l’écriture puisqu’elle a pris corps lors du premier grand prix de Pau auquel j’ai assisté. Je devais avoir  3 ans à en juger par une photo de l’époque. L’écriture est arrivée bien plus tard, officiellement il y a deux ans. »

LBA : Il apparaît rapidement dans vos pages que vous connaissez intimement le milieu du sport automobile. Etes-vous pratiquant vous-même, ou acteur ?

Seb Sarraude : « Je connais relativement bien le sport automobile pour avoir longtemps lu de nombreuses revues spécialisées sur le sujet. Mais tout cela n’était qu’un rêve inaccessible pour moi, mes parents n’ayant pas les moyens financiers pour me lancer dans du karting ou autre. Plus vieux j’ai voulu écrire ce roman en guise d’adieu à cette lubie qui m’obsède depuis mon plus jeune âge. L’effet escompté a été inverse, j’ai encore plus mis les pieds dedans en côtoyant régulièrement mes amis du circuit de Pau-Arnos, la société GTRO en particulier. J’ai aussi rencontré il y a pas mal d’années les palois Laurent Courregelongue et Mike Parisy que je vais voir courir ce week-end à Nogaro. En aucun cas tous ces gens que je côtoie régulièrement n’ont influencé mon écriture, la trame était dans ma tête bien avant puisque l’histoire se déroule en 2001, époque où j’étais encore très imprégné de mes lectures spécialisées. Je ne fais toujours pas parti du milieu professionnellement mais il m’arrive de rouler en F3 ou Legends Cars avec GTRO, pour le plaisir. Et puis j’ai crée en 2009 un groupe facebook intitulé « pour la pérennité du GP de Pau » car je sentais le vent tourner pour l’édition 2010 qui n’a pas eu lieu… à l’époque palois et riverain du circuit, j’ai défendu l’évènement en adressant plusieurs courriers à la municipalité et aux organisateurs tels que des propositions d’animation autour du Grand Prix. J’ai aussi pointé du doigt certaines aberrations qui peuvent le rendre détestable auprès des riverains. »

LBA : Vous êtes palois. Le fait que le Grand Prix de Pau serve de toile de fond à votre roman n’est pas une coïncidence. Y placez-vous votre intrigue parce vous connaissez bien l’épreuve ou bien au contraire les particularités du Grand Prix vous ont-elles inspirées au départ ?

Seb Sarraude : « Les deux, le tracé s’y prête bien et puis je connais le site par cœur, même au-delà des rails. Je ne suis plus palois depuis l’an dernier, je vis maintenant à Hossegor dans les Landes. La côte me passionne elle-aussi. Pau ville est un circuit atypique, étroit, bref…ça passe ou ça casse. Nogaro et Pau-Arnos sont aussi largement abordés, je les connais bien. »

LBA : L’association Noires de Pau qui a sélectionné votre première nouvelle a publié deux recueils liés à l’épreuve… Entre les films policiers à Cognac et le roman noir à Pau, le Sud Ouest a-t-il les idées aussi noires que les trajectoires sur les pistes de la région ?

Seb Sarraude : « Effectivement le noir est à l’honneur dans notre région. Nous ne sommes pourtant pas des tristes. Le style me plait bien et collait parfaitement à ce que je voulais raconter dans ce premier roman. Les recueils de nouvelles réalisés conjointement avec l’association dont je fais partie ont été un vrai succès. Si personnellement je n’avais aucun mal à imaginer des fictions autour du Grand Prix, je salue mes collègues auteurs qui pour certains n’y connaissaient absolument rien et ont relevé le défi. Malheureusement cette année l’expérience n’a pas été reconduite pour des raisons de budget parait-il, tant pis, il y aura mon roman ! »

LBA : Est-ce que le sport auto se prête bien à l’exercice ? C’est a priori un milieu plein de tumulte et de couleurs sous le regard du public, loin de l’ambiance habituelle plutôt sombre et mystérieuse du roman noir.

Seb Sarraude :  » Je crois que le sport auto se prête très bien au roman noir. Le spectateur ne veut bien voir que l’aspect coloré et spectaculaire du show. Il envie, comme moi enfant, ces jeunes pilotes promis à un grand avenir fait de paillettes, d’argent et de jolies pépés… La réalité est différente pour le plus grand nombre. L’argent est le nerf de la guerre et on ne le montre pas forcement les jours de meeting où tout doit être beau, lisse et parfait. Enfin, comme je dis dans mon roman, les grands prix sont à mes yeux les derniers jeux du cirque, de véritables corridas où tout peut arriver, même de nos jours. »

LBA : Vous avez déjà l’idée de votre prochain ouvrage ? Toujours dans le milieu du sport auto ?

Seb Sarraude : « Mon prochain ouvrage n’a strictement rien à voir le sport automobile, je ne veux pas m’enfermer dans cette catégorie confidentielle. Il y a « Les princes du tumulte » de Pierre Fisson et les ouvrages de Thierry Le Bras, et après ? Je guette les romans qui traitent du sujet et suis souvent déçu. J’ai d’autres passions heureusement pour moi et mon prochain ouvrage sera un polar sur la côte basque mêlant sauveteurs de plage et malfrats éminemment dangereux, ça va déménager. »

Ça passe ou ça casse par Seb Sarraute
222 pages, format poche
ISBN no 9791092414004
Thebookedition.com

Le livre est également publié en édition numérique par adventure-book.fr. On peut en lire un extrait ici.

 

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