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Indycar 2013: Katherine Legge contre-attaque

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Mardi, Dragon Racing officialise le recrutement de Sebastian Saavedra, aux côtés de Sébastien Bourdais. Katherine Legge, équipière du Manceau en 2012, est donc mise à la porte… Sauf que l’Anglaise prétend qu’elle a signé pour deux saisons et elle est prête à aller devant les tribunaux.La femme pilote raconte son calvaire dans une lettre ouverte (à lire ici.)
Après plusieurs saisons en DTM, elle veut de nouveau courir en monoplace, aux Etats-Unis. En janvier 2012, elle convainc un sponsor, TrueCar, de la suivre, via le programme « women empowered ». Jay Penske (responsable de Dragon Racing) leur fait la danse du ventre. Il a un moteur Lotus et le soutien de Penske Dealership (chaine de concessionnaires appartenant au conglomérat paternel.) Legge signe pour 2 ans et tout semble aller pour le mieux.
La suite est une série de déception. Le V6 Lotus/Judd n’est livré qu’au dernier moment (donc pas d’essais d’intersaison.) En plus, il est asthmatique et fragile. Quant à Penske Dealership, on l’attend encore. Pour Indianapolis, Penske Jr veut des blocs Chevrolet. Ils sont eux aussi livrés au dernier moment et Legge passe in extremis le rookie orientation program. Avec toutes les défections chez Lotus, Chevrolet a du mal à fournir toutes les équipes. Bourdais et elle doivent piloter en alternance (NDLA: elle, sur ovales et Bourdais, sur les « routiers ».) En août, Penske Jr est mis en examen après avoir uriné sur des femmes, lors d’une virée alcoolisée. L’Anglaise, censée « vendre » la cause féminine, est carbonisée auprès des sponsors. Néanmoins, Legge s’accroche, car elle pense à 2013 (d’ailleurs, elle termine l’année avec une 9e place à Fontana.)
Et voilà que mardi dernier, elle apprend qu’elle perd à la fois son baquet et son sponsor. D’où sa déception légitime.

Néanmoins, Legge « oublie » certains détails.
D’une part, elle n’est pas passée directement du DTM à l’Indycar. Après 3 saisons (sans marquer le moindre point), elle est à pied fin 2010. Grâce à Peter Terting (son copain et manager), elle convainc TrueCar, qui cherche une femme pour piloter en Indycar.
Le rookie orientation program 2012 n’est qu’une formalité. Il y a 33 engagés (pour 33 places à Indianapolis) et personne ne veut voir de vide sur la grille. Legge ne risque pas grand chose; il suffit de voir comment Jean Alesi est porté à bout de bras (pour mieux être viré une fois la course partie.)
Ensuite, au cours de la saison 2012, TrueCar est devenu le sponsor de l’ensemble de l’équipe et non plus son sponsor personnel.

Quoi qu’il en soit, Legge fait surtout preuve de naïveté. En sport automobile, les contrats n’ont que la valeur qu’on leur donne. A fortiori en temps de crise. Lorsque même Ryan Briscoe, Alex Tagliani ou Rubens Barrichello doivent mettre le pied à terre, elle ne doit pas s’étonner de son sort.
Penske Jr l’a embauchée pour son sponsor, alors que Ho-Pin Tung (qui a couru 2 épreuves avec Dragon Racing) dispose d’un accord verbal. Un an après, il recrute Saavedra, ce qui lui permet de garder TrueCar, tout en conservant son budget.
Malheureusement aussi, elle n’est pas la seule victime de « woman empowered ». Presque toutes les autres membres de la filière attendent aujourd’hui désespérément que le téléphone ne sonne. Comme par hasard, Emilee Tominovich, la seule à avoir décroché des podiums est aussi la seule à avoir commencé sa saison 2013.

Là, elle a tout à perdre. En râlant dans son coin, elle aurait pu rebondir plus tard dans la saison (lorsque certains pilotes seront à court d’argent.) Mais en lavant son linge sale en public, elle se grille auprès du paddock d’Indycar.

Source:
Anneotheropinion

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