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Le conducteur du jour: Monaco à Paris

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Une grande avenue parisienne. Une drôle de voiture garée en double-file. Un attroupement se forme. Des « zyva » sortent leurs iPhone et l’un d’eux monte carrément dans la voiture! Une présentation à la fois artisanale et dépouillée, des ailes détachées de la carrosserie, un numéro de course… Ca sent la « spéciale » française ou allemande de l’immédiat après-guerre. Mais cette voiture est anglaise et elle date des années 80!

John Cowperthwaite est un passionné de kits en fibre de verre. En 1981, surfant sur la vague néo-rétro, il crée le roadster Moss, inspiré par les MG TC/TD/TF. Le kit est basé sur une Triumph Herald.
En 1983, il présente un second kit, la Mamba. Moss devient le nom de la marque et le roadster prend le nom de Malvern.
En 1985, Moss lance la Monaco (celle qui illustre cet article.) L’artisan est à son apogée, avec une centaine de kits vendus dans l’année.

Hélas, en 1986, un incendie ravage les ateliers de Sheffield.
Hampshire Classics rachète les moules, mais sans réellement produire de kits. Par contre, ils auraient encaissé quelques acomptes…
Vers 1988, trois passionnés prennent le relais, via Moss Cars. La société vivote quelques temps, avant de disparaitre au début des années 90.

De son côté, Cowperthwaite poursuit son bonhomme de chemin. Lors de l’incendie, il travaille sur un quatrième modèle, la Midge. Il la revend à un autre.
Puis il travaille sur d’autres kits, comme la Mayfair ou la Locust. Son dernier projet (la Lightning, une voiture électrique pour enfants) remonte à 2010.
Sinon, vous pouvez le croiser sur une scène. En effet, passionné de musique country, il pousse la chansonnette avec madame!

Au total, environ 70 Monaco ont été vendues. A priori, elles sont uniquement commercialisées en kits et chaque exemplaire est personnalisé. Ici, il a donc poussé à fond le look « course ».
La base est une Triumph Herald -comme toutes les Moss-. Néanmoins, il est possible d’y monter aussi des mécaniques de Spitfire ou de Vitesse.
Autant dire qu’il n’y a pas deux Monaco identiques! Et c’est aussi ça qui fait le charme de ces productions artisanales d’outre-manche.

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3 Commentaires sur "Le conducteur du jour: Monaco à Paris"

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emmesse
Invité

en dehors de toute considération esthétique (!), juste une question : pourrait-on faire homologuer un tel « bitza » en 2012 ?

scharley
Invité

JJO, l’auto était imatriculée au UK ou en France?

auto intéressante, mais je n’y pas risquer ma vie à plus de 50km/h avec ce type d’auto sur route nationale.

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