Accueil Conducteur du jour Le conducteur du jour: du feu sans fumée

Le conducteur du jour: du feu sans fumée

237
30
PARTAGER

Il y a près d’un an, nous immortalisions une R14. Aujourd’hui, voici l’autre grande incomprise de Renault: la Fuego. Sortez le volant en moumoute, la chaussure de foot pour le rétro, une bonne cassette de Gold et c’est parti!

Lorsque Robert Opron quitte Citroën pour Renault, la Fuego est l’un des premiers projets sur lequel il travaille. A l’origine, il voulait créer un gros coupé, avec de la personnalité et surtout, un V6 PRV.
La firme au losange décide d’en faire un « coupé » populaire, dans l’esprit des R15/17. Il n’en garde pas moins un ligne très moderne pour 1981.

Avec sa plateforme de R18 et son capot long, la Fuego joue la carte du statutaire. Néanmoins, les premiers bouilleurs sont ridicules: 1,4l 64ch, 1,6l 96ch et 2l 115ch (exemplaire du jour.) En 1983, Renault pousse le vice avec un 2,1l turbo-diesel 88ch. Ce rapport grande voiture/petits moteurs lui donnera une réputation de gros veau.
Du reste, elle n’a pas de gros défauts. Certes, côté finition et ergonomie, ça n’est pas ça. Surtout, au début des années 80, les coupés n’ont plus la cote. Volkswagen a du mal à écouler sa discrète Scirocco. Alfa, Audi et Opel utilisent le sport pour vendre leurs voitures. Mais chez Renault, le sport est l’apanage d’Alpine. La Fuego doit être un « coupé populaire »… Même s’ils ne savent pas trop définir ce terme.

En 1984, elle reçoit enfin un turbo. Le 1,6l poussé à 132ch lui donne un peu plus d’air. Aux USA, la Fuego est distribuée par AMC. Grâce à Youtube, on peut (re)découvrir d’improbables spots sur ce « high-performance coupe » avec « stunning look ».
De toute façon, c’est déjà trop tard. En 1985, Renault arrête les frais et il ne veut plus entendre parler de coupé! Ensuite, la Fuego se voit attribuer une image ringarde. De nombreux exemplaires sont victime des baladurettes et autres jupettes. Sans oublier le tuning sauvage façon mimile. Au cinéma, c’est l’attribut obligatoire du beauf.
Aujourd’hui, elles sont devenues bien rares. Et cette image de voiture haïe la rend bien sympathique.

A lire également:
Le conducteur du jour: une bonne poire
Le conducteur du jour: Classic Days at home
Le conducteur du jour: Maxi-Renault
Le conducteur du jour: après la berlinette

Poster un Commentaire

30 Commentaires sur "Le conducteur du jour: du feu sans fumée"

Notification de
avatar
Trier par:   plus récent | plus ancien | plus de votes
Invité

la perception actuelle de renault est sans doute la conséquence de ce style de productions……c’est même pas beau à collectionner

fun
Invité

Elle est plutôt propre celle de la photo!
Y’avait aussi la queue de renard à la place de la chaussure de foot parfois…

Invité

et 30 ans après leur politique n’a pas changé d’une semelle…….voir la laguna coupé complètement laissé à la ramasse et d’un design……….on dira pas très fédérateur

Xavier
Invité

Mon père avait cette voiture, je me rappelle encore des voyages avec le skai qui collait à la peau.
Que de très bons souvenirs et sans aucune panne !

scharley
Invité

Avec le temps, certains objets perdent leur caractères miséreux pour devenir des icones.
Elle n’a finallement pas trop mal vieilli, cette Fuego. je ne la trouve pas plus laide que le reste de la production de l’époque, que ce soit chez Renault, où bien un autre constructeur.
malheureusement, la technique joue beaucoup pour devenir un « collector » ou une « youngtimer ». ici, cela semble compromis si le plaisir de conduire n’est même pas présent.

wpDiscuz