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20 ans déjà: Nigel Mansell au sommet de la planète F1

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Le 16 août 1992 aux environs de 16 heures, Nigel Mansell franchissait en seconde position la ligne d’arrivée du Grand Prix de Hongrie, onzième manche du championnat du monde de F1, et s’assurait du titre de champion du monde alors que cinq Grands Prix restaient encore à courir. 20 ans jour pour jour après ce sacre revenons sur cette saison exceptionnelle du Britannique et de son invincible Williams-Renault FW14B.

Jusqu’à ce jour jamais un pilote de F1 n’avait décroché un titre mondial aussi tôt dans une saison (Seul Michael Schumacher fera mieux dix ans plus tard à Magny-Cours). Mais le vieux « Nige » qui venait tout juste de fêter ses 39 ans n’en pouvait plus d’attendre ce sacre après lequel il courrait depuis des années.

Sa première chance réelle de titre il la laissa passer en 1986 à Adélaïde à cause d’une crevaison. L’année suivante il se blessa aux vertèbres lors des essais du Grand Prix du Japon et ne put défendre ses chances jusqu’au bout de la saison. En 1988 le modeste moteur Judd de sa Williams le contraignit à faire de la figuration. Passé chez Ferrari en 1989 il pense disposer d’une arme pour enfin décrocher le Graal mais les McLaren-Honda du duo Prost-Senna sont au sommet de leur art. En 1990, alors que Prost l’a rejoint chez Ferrari c’est la déroute pour Nigel. Accablé par les incidents mécaniques tandis que son équipier joue le titre contre Senna il annonce à Silverstone son intention de prendre sa retraite en fin de saison. Quelques mois plus tard il accepte pourtant la proposition faite par Frank Williams de revenir au bercail en remplacement de Thierry Boutsen. Dans un environnement qu’il connait bien et avec un V10 Renault particulièrement compétitif face au V12 Honda de Senna il décroche cinq victoires mais les points manqués en début de saison lui font défaut en fin d’année et il laisse une troisième fois passer sa chance.

1992 effacera toutes ses désillusions passées grâce à une monoplace, la Williams-Renault FW14B, qui deviendra entre ses mains une redoutable machine à gagner. Afrique du Sud, Mexique, Brésil, Espagne, Saint-Marin, cinq épreuves dominées d’entrée par Mansell aussi bien aux essais qu’en course. A Monaco il est en passe de décrocher une sixième victoire consécutive lorsqu’à huit tours de l’arrivée, une crevaison l’oblige à un arrêt imprévu. Revenu comme une balle dans les échappements de Senna il devra pourtant se contenter de la seconde place. Un abandon à Montréal et puis Mansell reprend sa moisson de victoires avec trois succès consécutifs en France, Grande-Bretagne et en Allemagne.

En débarquant à Budapest il dispose d’un confortable matelas de 46 points d’avance sur son équipier Patrese. C’est d’ailleurs lui qui décroche la pole position, sa première de l’année. Parti en tête il domine le début de course alors que Mansell, une fois n’est pas coutume, se bat contre Berger pour le gain de la troisième place. Dans ces conditions, le Britannique devra encore attendre pour ce titre mondial qui lui tend les bras. Mais au trente-huitième tour le V10 Renault de Patrese rend l’âme et Senna prend le commandement devant Mansell. Pour être sacré champion, il lui faut marquer au moins quatre points à condition que Schumacher ne gagne pas mais le jeune prodige Allemand est derrière lui. Au soixante-troisième tour Schumi part en tête-à-queue et abandonne. Débarrassé de son dernier rival potentiel, Nigel n’a plus qu’à maintenir sa seconde place pour aboutir à son rêve et devenir le septième champion du Monde du Royaume-Uni après Hawthron, Clark, Surtees, Hill, Stewart et Hunt dont le titre datait de 16 ans.

En fin de saison il décrochera une neuvième victoire au Portugal (record de l’époque) puis annoncera son engagement chez Newman-Haas en Indycar pour la saison suivante suite à un désaccord financier avec Frank Williams qui vient d’engager Alain Prost de retour aux affaires après une année sabbatique.

Côté constructeur, Williams sera sans surprise sacré champion du monde alors que Renault décrochera le premier de ses 10 titres mondiaux (série en cours) cette année-là.

A lire également:

Nigel Mansell ou comment ruiner sa carrière en quelques mois

Crédit photo: Williams

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5 Commentaires sur "20 ans déjà: Nigel Mansell au sommet de la planète F1"

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nicool
Invité

Merci Nigel. Tu as été pour moi le plus grand de tous les pilotes que j’ai connu. Ta suprématie était telle qu’il y avait toi et les autres.

Nicool, Fan à jamais de Nigel Mansell

4aplat
Invité

Un bonne époque avec Nigel , Ayrton et Alain sans oublier les autres (pas de Prost en 92)
Je ne suis pas sur que marques cigarettes soient autorisées actuellement … elle devraient être floutees ?

Ryoma
Invité

Je me souviens que TF1 avait merdé à la fin en posant des questions idiotes à Franck Williams car les journalistes n’avait pas calculé que Nigel était champion.

rsi281
Invité

mansel cétait un bon pilote mai loin d étre le meilleur de l époque. prost et senna cétait la pointure au dessus !

wizz
Membre

Le désaccord financier avec Frank Williams, c’était un salaire réhaussé suite à son titre de champion du monde. Un salaire porté à 5 millions de dollar ‘parce que je le vaux bien’. Mais Franky n’était pas de cet avis là, et avait préféré investir plutot dans l’équipe. C’était la fin de la saison, et toutes les places dans les bonnes écuries étaient déjà prises. De ce fait, Nigel partait aux USA, et gagnait le championat CART dès sa première année

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