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Iran, automobiles & embargo

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S’il n’y a pas d’embargo automobile de, et vers l’Iran, Peugeot et Renault sont dans des situations bien différentes. Le lion a cessé ses exportations, alors que du côté du losange, les affaires continuent. Autour de cette problématique, les bruits et rumeurs circulent. Pourquoi l’ex-régie, dont l’Etat détient 15%, travaille sans relâche avec la Perse? Peugeot a-t-il cessé ses activités à cause de GM, son parrain américain?
Une certaine fébrilité règne d’ailleurs de l’autre côté de l’atlantique, ou Mark D Wallace, avocat, ancien membre de l’ONU et président l’UANI (Unis contre le nucléaire en Iran) affirme que Peugeot n’a pas rompu les liens officiellement. En s’appuyant pour partie sur les dires d’IKCO, constructeur automobile iranien, qui prétend de son côté qu’il assemble des Peugeot comme avant l’embargo. Entre rumeurs, lobbyistes américains et propagande iranienne, difficile de faire la part des choses !
Dans les faits, une partie des Peugeot sont 100% locales. C’est le cas de la ROA, un mélange de 405 et d’Hillman Hunter, assemblée avec des machines venues de Linwood. L’Europe a beau être vieille, on n’y coule plus les blocs moteurs –en fonte- d’origine Rootes. Si l’on ajoute les Vitara et Tondar (Logan) produites par IKCO, le constructeur iranien peut légitimement se prévaloir d’une activité automobile importante. Même si elle est moindre.
Sur l’influence de GM sur Peugeot, il semble que M Wallace souhaite faire de cette participation un bras armé. Mais tout comme Renault faisant le jeu du régime local, c’est une vision bien partielle des choses. Les transferts de fonds étant interdits entre les banques iraniennes et européennes, PSA ne peut financer ses activités iraniennes, ce qui oblige le groupe à stopper ses expéditions vers l’Iran. Alors que du côté de Renault, qui détient 51% de Renault Pars, sa filiale locale, la vie continue. Bref, aucune décision politique ou d’engagements pour ou contre le régime des Mollah, mais la réalité économique. Il n’en demeure pas moins que l’Iran est une épine dans le pied de PSA. L’activité locale du groupe demande peu de ressources, et dégage une bonne rentabilité. Les exportations y représentent 1.5 à 2% du chiffres d’affaires. Ce n’est pas rien. Cet embargo forcé pousserait-il ou poussera t-il Peugeot à le contourner ? Rien n’est moins sur. Mais les usines turques sont proches et ce pays continue d’entretenir de bonnes relations avec son voisin. Et puis la présence de Peugeot en Iran est une vieille histoire tumultueuse. Bien malgré lui, le lion fit un mariage encombrant en récupérant les activités de Chrylser Rootes en même temps que celles de Simca. Les tractations dans l’ombre n’ont jamais manqué par le passé, du transfert complet de l’usine écossaise de Linwood, à l’envoi de milliers de 504 pour servir de monnaie d’échange, dans le cadre du règlement du difficile contentieux Eurodif. Mais pour l’instant, ce sont surtout les salariés de Vesoul qui attendent d’y voir plus clair dans cette affaire.

Lire également: Porsche stoppe ses activités commerciales en Iran

Sources The Truth about cars et Le Figaro

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2 Commentaires sur "Iran, automobiles & embargo"

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SAM
Invité

En mai le top 10 du marché iranien, ça donne cela :

1 Saipa Pride 36 551 exemplaires
2 Peugeot 405 13 986 exemplaires
3 Iran Khodro Samand 10 453 exemplaires
4 Renault Tondar 90 8 657 exemplaires
5 Peugeot Pars 6 105 exemplaires
6 Peugeot 206 5 976 exemplaires
7 Saipa Tiba 1 702 exemplaires
8 Renault Megane 1 540 exemplaires
9 Peugeot 207i 388 3 597 exemplaires
10 Suzuki Grand Vitara 339 exemplaires

Peugeot est bien présent sur ce marché donc ?

Source: ivma

4 sans 5
Invité

Et nous est-ce qu’on peut importer des 405 ?

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