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Indycar 2012: 500 miles d’Indianapolis

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Chaque année, les 500 miles d’Indianapolis apportent leur lot de surprises. On attendait Will Power ou à défaut, un pilote Penske. Au moins, à l’issu des qualifications, il était clair que ça serait quelqu’un ayant un Chevrolet dans le dos! Et au final, on a… Dario Franchitti, pilote Ganassi, dont la voiture est propulsée par un Honda!

US F2000

Après une pause de 2 mois, les championnats d’US F2000 et de Star Mazda reprennent.

Les courses en prologue s’intitulent « night before the 500 ». Comme son nom l’indique, elles ont lieu le samedi soir et elles ont lieu au Lucas Oil Raceway, un petit oval.
Néanmoins, il y avait de quoi venir la veille à « Indy »! Au 2e tour, Heamin Choi (Afterburner) perd le contrôle. Le pilote Coréen dégage 10 pilotes -soit la moitié du peloton-, dont Shannon McIntosh et Michael Johnson.

En tête, comme d’habitude, tout se joue entre les duettistes de Wayne Taylor Racing. Matthew Brabham part en tête, devant Spencer Pigot. Mais au 27e tour, l’Américain trouve l’ouverture et s’impose in extremis sur l’Australien.

C’est la 8e victoire en 11 courses de Pigot. Au championnat, il devance d’une tête Brabham III (146 contre 140 points.)

Star Mazda

Déjà vainqueur de l’épreuve en 2011, Connor de Phillipi (Andretti) est logiquement favori.

Le déplacement au Lucas Oil Speedway est une promenade de santé, avec le pole et la course menée de bout en bout.

En prime, son principal rival au championnat, Jack Hawsworth (Pelfrey), n’est que 7e.

Indy Lights

Retour à l’Indianapolis Motor Speedway. Les « Freedom 100 » ont lieu le vendredi. Esteban Guerrieri (Sam Schmidt) doit changer son moteur et il est donc rétrogradé en fond de grille. Ca ne l’empêche pas de se retrouver en tête de la course, en vue de l’arrivée!

Sebastian Saavedra (Andretti) est sans doute davantage préoccupé par son retour en Indycar, le lendemain. Du coup, c’est son équipier Carlos Muñoz qui tente de contrecarrer l’Argentin.
Heureusement pour Guerrieri, Jorge Goncalvez (Belardi) a une envie subite de visiter les pelouses d’Indianapolis. Les drapeaux jaunes sont sortis et le classement est donc figé, avec Guerrieri, devant Muñoz et le Français Tristan Vautier (Sam Schmidt.)

Quant à Emerson Newton-John (Fan Force United), son retour ne dure que 4 tours. Il est pris dans un carton collectif. Le gentleman-driver n’a rien, mais sa course est fichue.

Au championnat, Guerrieri prend la tête avec 177 points, devant Vautier (163 points) et Saavedra (159 points.)

Les 500 miles d’Indianapolis

Danica Patrick pensait être aux avant-postes en Nascar. 12 courses (10 en Nationwide et 2 en Sprint Cup) plus tard, son palmarès se limite à une 8e place.

Du coup, pour refaire parler d’elle, elle choisi une énième annonce choc. Ainsi, elle envisage de disputer les 500 miles d’Indianapolis et les Charlotte 600 (qui se courent le même jour.)
Une performance réalisée plusieurs fois dans les années 90 (par John Andretti, Robby Gordon et surtout, par Tony Stewart.)

Le récital de Dario Franchitti (Ganassi) débute lors du « Carburation day » (le warm-up.) L’Ecossais se rappelle qu’il est quadruple champion et il s’offre le meilleur temps absolu.

Les Honda reprennent du poil de la bête!

La première mauvaise nouvelle est pour les pilotes Lotus. L’Indycar impose aux pilotes de rouler à au moins 105% du rythme des premiers. Or, Jean Alesi (Fan Force United) et Simona de Silvestro (HVM) roulent à environ 205 MPH (330km/h), soit 105%… Du 31e.

Après 14 tours, les deux Dallara/Lotus rentrent aux stands.

Reprocher à Alesi d’être trop lent… Dans quel monde vit-on? Ce serait comme reprocher à Nigel Mansell de mener des courses d’attente!

Le premier rebondissement a lieu au 79e passage. Alors qu’il prend un tour à Mike Conway (Foyt), Will Power (Penske) s’accroche avec l’Anglais. Les deux voitures sont au tapis.

Pour le leader du championnat, c’est la pire chose qui peut lui arriver au pire moment.

Côté Franchitti, la course débute presque aussi mal. L’Ecossais démarre dans le gruppetto. En plus, il perd le contrôle au 16e tour, il casse son nez, rentre aux stands pour réparer et repart en queue de peloton.

Mais « invisible man » est en forme. Il remonte et au 151e tour, il se retrouve en tête… Mais son équipier Scott Dixon vient également de retrouver l’usage de son pied droit! En conséquence, les deux hommes se battent pour la victoire.

Au 184e passage, Tony Kanaan (KV) profite de la lutte fratricide des Ganassi pour prendre le leadership.

Derrière, Marco Andretti (Andretti) est tout fébrile: il a mené durant 59 tours, ce qui est plus que durant toutes ses autres participations à Indy. Heureusement, il retrouve ses fondamentaux et percute le muret, afin d’éviter d’obtenir une place d’honneur.
D’où une nouvelle neutralisation. Au restart, Franchitti et Dixon trompent la vigilance de Kanaan.

En vue de l’arrivée, ils sont quatre en lutte pour la victoire: Franchitti, Dixon, Kanaan et Takuma Sato (Rahal.)

Le Japonais enfile son hachimaki, boit un verre de sake et il part à l’attaque. Il dépasse Kanaan, puis Dixon et a Franchitti en point de mire, dans le dernier tour. Il aurait alors dit hisatsu à la radio.
Il percute l’Ecossais et termine dans le mur.

NDLA: plus sérieusement, le Japonais accuse Franchitti de lui avoir fermé la porte.

C’est donc quasiment en travers que Franchitti passe devant les damiers. Dixon et Kanaan complètent donc le podium.

Pour les amateurs de statistiques, sachez que c’est la 31e victoire de Franchitti (qui rejoint Paul Tracy et Sebastien Bourdais au palmarès) et son troisième succès à Indianapolis.
C’est également la première victoire 2012 de Honda. Kanaan étant le premier des « Chevrolet ».

Rubens Barrichello (KV), 11e, repart avec la coupe de meilleur débutant… Bien que l’Indycar lui refuse ce statut!

Mal qualifié, les Français ne sont pas à la fête. 16e, Simon Pagenaud (Sam Schmidt) perd de précieux points au classement.

Quant à Bourdais (Dragon Racing), qui découvre à peine le Chevrolet, il est 20e (sur 23.)

Au championnat, le seul point positif de Power est que ses rivaux directs ne brillent pas dans l’Indiana. Il reste donc leader avec 200 points, devant son équipier Helio Castroneves et James Hinchcliffe (Andretti), ex-æquo à 164 points.
Franchitti remonte au 6e rang, à égalité avec Pagenaud, à 136 points.

Source:
Indycar

Crédits photos: Indycar (photos 1, 5, 14 et 17), US F2000 (photos 2 et 3), Star Mazda (photo 4), Emerson Newton-John (photo 6), Danica Patrick (photo 7), Honda (photos 8, 11 et 13), Jean Alesi (photo 9), Penske (photo 10), KV (photos 12 et 15) et Dragon Racing (photo 16)

A lire également:
Indycar 2012: les qualifications des 500 miles d’Indianapolis

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2 Commentaires sur "Indycar 2012: 500 miles d’Indianapolis"

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Absolument!
Invité

Course formidable cette année j’ai trouvé, avec des voitures rapides et fiables, peu d’accidents, du suspense jusqu’au bout et les gros bras aux avant-postes. Bref, excepté la participation d’Alési, j’ai adoré !

Quant à la référence (sic) à Nigel Mansell, je la prends pour moi hein 🙂

PS : en Indy Lights, Tristan Vautier a réalisé une course réellement fabuleuse et il devrait pouvoir prétendre au titre jusqu’au bout. Bravo à lui !

Absolument!
Invité

Et pour ceux que ça intéresse, la course est à revivre en intégralité et en vidéo sur Internet ! http://goo.gl/fb/ZVLtj

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