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Carrera Cup Asia 2012: Shanghai

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La Chine est le nouvel eldorado des constructeurs de GT. Ce week-end, l’édition asiatique de la Carrera Cup s’ouvre en prologue du Grand Prix de F1. Sur les traces de Wang Jian Wei, de nombreux Chinois se sont inscrit et ils rêvent tous de podiums. Le champion 2012 sera-t-il Chinois?

Le championnat de Chine de Carrera Cup

La Carrera Cup Asia fête sa dixième édition. Le record d’engagés de 2011 (28 pilotes) est égalés. Néanmoins, la grande différence, c’est que le nombre de Chinois passe de 2 à 8 unités (hors pilotes de Hong-Kong et de Macao), soit plus d’un quart du plateau!

Côté Porsche, il y a une volonté de siniser la coupe avec désormais 4 des 7 manches disputées sur le sol chinois. Ainsi, pour la première fois, la Carrera Cup Asia va se rendre à Ordos.
L’intérêt commercial est évident. C’est aujourd’hui son premier marché. Les enfants des nouveaux riches des années 90 passent le permis et ils veulent des GT. La victoire d’un pilote Chinois serait donc une très bonne pub à l’heure où Ferrari et Lamborghini lancent aussi des éditions asiatiques de leurs trophées respectifs.

Pour se convaincre de l’importance que Porsche donne au Pays du Milieu, il suffit de regarder la tente de Porsche à Shanghai… Et de la comparer à celle de LG, pourtant sponsor officiel de la F1:

Du côté des pilotes Chinois, il y a un effet d’émulation. Un franc-tireur est venu, il a obtenu des résultats et cela donne envie à ses compatriotes de le rejoindre. C’est ce qui s’est passé au Dakar.

La « colonie chinoise »

En 2011, Wang Jian-Wei part en Carrera Cup Asia. Il y remporte d’emblée le championnnat « B » et termine plusieurs fois au pied du podium.
C’est lui, l’instigateur de cette « Chinese connection ».

Cette année, il passe au « A ». Après avoir rêvé de GP2, Wang aimerait aujourd’hui devenir pilote « usine » Porsche et s’envoler pour Le Mans ou Daytona…

Ho-Pin Tung est probablement le pilote Chinois le plus rapide. Faute de débouchés en Indycar ou en F1, il s’est reconverti dans les « caisses à portes ».
Déjà vu lors des deux manches chinoises de FIA-GT, il s’attaque donc à la Carrera Cup. L’objectif serait semble-t-il un temps plein en FIA-GT ou un baquet aux 24 heures du Mans.

Très véloce durant les essais hivernaux, il s’affirme d’emblée comme un « client ».

Comme Wang, Zhang Da Sheng a fait de la monoplace, avant d’éclore en Scirocco Cup. Ce pilote qui aura 20 ans en juillet tentera lui aussi de briller en Carrera Cup Asia.

Lors de la dernière manche de CFGP 2011, Yue Cui déclare qu’il voudrait faire de la Carrera Cup. Yue ne fait pas parti des 28 engagés, en revanche, son dauphin, Li Chao est bel et bien présent.

Il est engagé en « B ».

Rose Tan est, avec Wang, la seule redoublante de la colonie chinoise. C’est aussi la seule femme du plateau.

C’est aussi l’une des dernières « survivante » de la première génération de pilote chinois: les années 2000-2005, lorsque des gens découvraient le sport auto sur le tard et s’improvisaient pilote.
Entre deux courses, elle réalise des animations pour les constructeurs. Elle revient ainsi d’un stage de conduite sur glace en Finlande, avec Bentley. Stage destinés à de riches clients (chinois) et chapeauté par Juha Kankkunen.

Elle passe en « A » en 2012. Pour autant, les moyens de cette indépendante restent limités. Ainsi, elle cherche un ingénieur de piste (avis aux amateurs.)

Enfin, on aurait tord de dire que tous les pilotes Chinois sont d’authentiques espoirs. Zheng Ting est lui davantage représentatif d’une nouvelle génération de gentlemen-drivers: les fils à papa.

Après une saison en Asian Open GT, il passe à la Carrera Cup Asia. Il est inscrit en B.

Les gweilo

L’ère où les écuries chinoises recrutaient des seconds couteaux européens semble loin. Pourquoi payer à prix d’or une « aide étrangère » alors qu’aujourd’hui, on trouve des pilotes chinois rapides?

Les gweilo se raréfient dans les paddocks chinois. Néanmoins, ceux qui restent sont plus talentueux.

Ainsi, le suisse Alexander Imperiatori est un brillant animateur des pelotons de Formula Nippon et de Super GT. Débutant en Carrera Cup Asia en 2011, il réalise un début de saison tonitruant. Mais ses multiples programmes l’empêchent d’assister à toutes les épreuves et il perd ainsi le titre.
Pourra-t-il se libérer davantage en 2012?

Enfin, signalons la présence du tricolore Benjamin Rouget. Champion en titre de Carrera Cup hexagonale, il s’agit pour lui d’un retour: il avait disputé deux saisons d’Asian Formula Renault.

Course 1

Poleman, Imperiatori se balade durant 12 tours. L’Autrichien Martin Ragginger et le Danois Alan Simonsen l’accompagnent sur le podium.

Rouget est 6e.

Et les Chinois? Nos favoris sont loin, très loin.

Le gentleman-driver Anthony Liu, qui remplace Davide Rizzo juste pour Shanghai, est le meilleur représentant. 7e (juste devant Tung), il est par ailleurs vainqueur du « B ».

Course 2

Certains pilotes papotent avec leurs homologues de la F1. Les photographes surprennent ainsi Rose Tan et Adrian Sutil.

Malgré la grille inversée, Imperiatori réussit à s’imposer. Le Japonais Keita Sawa est 2e, devant Tung, premier Chinois à monter sur un podium de Carrera Cup Asia.
Derrière, ça va nettement mieux pour la colonie: Liu est 6e (mais 2e du « B »), Wang est 7e, Zhang est 8e et Huang Chu Han (un autre intermittent) est 10e. Soit 5 Chinois dans le top 10!

Quant à Rouget, il est 5e.

Au championnat, Imperatori est logiquement leader (41 points), devant Sawa (34 points), Tung (25 points) et Rouget (24 points.) Wang est 8e.

Prochaine manche début juin à Zhuhai, avec le CTCC.

Source:
Carrera Cup Asia

Crédit photos: Carrera Cup Asia (sauf photo 3, Macau GP.)

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