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Le dernier Sambar marque le bout de la route pour les kei Subaru

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Lundi dernier la chaîne de production s’est arrêtée dans l’usine Subaru de Ota, dans la préfecture de Gunma. Il faut maintenant reconfigurer les chaînes pour commencer la production ce mois de la BRZ (et de la Toyota 86), puis la nouvelle Impreza un peu plus tard. Cet arrêt a donné lieu à une petite cérémonie comme on en fait dans ces cas là, mais pour celle-ci le PDG était là et l’émotion était palpable lorsque le dernier Sambar a roulé au bout de la chaîne. C’était la fin d’une aventure de 54 ans, les kei jidousha de Subaru.

Si le nom Subaru est apparu sur les radars en Europe dans les années 80 avec les voitures de rallye, Legacy puis les fameuses Impreza Bleu Mica STI, l’histoire du constructeur est bien plus ancienne et repose grandement sur ses kei, 9 modèles à travers les ans et 7 968 000 exemplaires fabriqués. La première Subaru de l’histoire, la 360, tire son nom de sa cylindrée. Les 360 cm3 se conforment à la réglementation mise en place par le gouvernement japonais après la seconde guerre mondiale pour inciter les constructeurs à créer des voitures économiques, avares en énergie et en ressources, abordables par le plus grand nombre pour remettre le pays en mouvement. La 360, mise sur le marché à partir de 1958, jouera un rôle emblématique dans ce domaine, un peu comme la 4 chevaux, la Coccinelle ou la Fiat 500, autos dont elle partage l’architecture à moteur en porte-à-faux arrière.

Deux ans plus tard suivra le Sambar, utilitaire versatile de format de poche similaire à la 360 et construit sur la même plateforme. Le Sambar partait pour une belle carrière de 51 ans et 3 695 677 exemplaires, outil préféré d’un grand nombre d’agriculteurs, d’artisans, de livreurs, bref du Japon qui travaille. Ca n’est pas un hasard si le dernier kei produit par Subaru est un Sambar.

Voilà la dernière incarnation du Sambar, dans une version spéciale Blue Limited en clin d’oeil aux sportives de la gamme l’année dernière. Il convient de mentionner que le Sambar aurait dû passer la main il y a plusieurs années lorsque Toyota a décidé de rationaliser l’offre du groupe au profit de Daihatsu, mais la décision a été retardée face aux protestations des fidèles.

Après 11 ans de bons et loyaux services, la 360 laissa sa place en 1969 à la R-2, construite sur une architecture identique. Malgré une mise à la page très nette, la R-2 marqua le pas envers les concurrentes plus modernes à moteur avant, Honda N360 ou Daihatsu Fellow.

La Rex qui lui succède conserve néanmoins l’architecture à moteur arrière, mais avec une mécanique refroidie par eau et un style plus moderne. Elle continuera jusqu’en 1980.

En 1981, grand changement avec la seconde génération de la Rex qui adopte le moteur et la traction avant, et qui reçoit en 1983 une version 4 roues motrices, la première kei à le faire, et un turbo. La Rex formera la base de la première génération de la Justy et sera la première Subaru kei exportée vers l’Europe.

La décennie 90 sera le domaine de la Vivio, qui succède à la Rex. Avec la Vivio Subaru s’enhardira à tenter de nombreuses variations, un amusant coupé targa T Top,

une version néo-rétro, la Bistro,

et la fantastique Vivio RX-R et son double arbre 16 soupapes dont les 64 chevaux réglementaires étaient aussi théoriques que les 280 chevaux des Nissan GT-R de la même période. La Vivio RX-R a été engagée régulièrement en rallye, son heure de gloire étant le Safari 1993 aux mains de Colin McRae himself.

La remplaçante de la Vivio en 1998 sera la Pleo, qui adopte le format de micro-monospace à l’habitabilité maximisée popularisée par le Suzuki Wagon R. Elle continuera jusqu’en 2009 avant d’être remplacée sous la même appellation par une Daihatsu Mira rebadgée, première manifestation de la fusion demandée par Toyota de ses deux lignes kei.

En parallèle de la Pleo, qui perd du terrain par rapport aux Suzuki et Daihatsu dominantes, Subaru tentera l’originalité avec les très réussies R1 et R2, au style que l’on peut rapprocher des tentatives européennes de redéfinition de la voiture urbaine comme la Smart. La R1 a servi, comme la Stella, de base à une tentative de développement d’une version électrique.

Avec le dernier Sambar s’achèvent donc 54 ans de kei d’ADN Subaru. La marque continuera cependant de distribuer des Daihatsu rebadgées, Pleo, Stella et Dias Wagon.

Source et crédit images : Subaru

Lire également :
Subaru, plus de Kei en 2012

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2 Commentaires sur "Le dernier Sambar marque le bout de la route pour les kei Subaru"

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Riccardo
Invité

Très bel article sur une Kei qui gagne a être + connue.

chaton51
Invité

bon article…

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