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Le conducteur du jour: pas assez d’Elan

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Le conducteur du jour revient! Voici une superbe Lotus Elan S2 rouge vif. Elles sont rares, d’autant que pour les fans de Lotus, c’était un « accident de l’histoire ». Le propriétaire de celle-ci la bichonne visiblement. En prime, sa plaque (britannique) comprend le mot « Elan ».

La Lotus Elan avait fait l’objet d’un « Brève rencontre » (à relire ici.)

Depuis la mort de Colin Chapman, Lotus Cars navigue à vue. En 1986, GM rachète le constructeur (mais pas l’écurie de F1) et il a de grandes ambitions.
Le discours est proche de ce que Dany Bahar dit aujourd’hui: faire connaitre Lotus auprès du grand public, mettre le paquet sur les Etats-Unis et « pipoliser » la marque (à coup de placement-produits dans les films et de jeux vidéos.)
Du temps où Toyota était actionnaire, Lotus avait conçu la M90. Ce roadster de 1981 traine dans les cartons (Toyota l’aurait repris pour la MR2.) GM sort le dépoussiérant et la nomme « Elan ».
Il y a pas mal de changement. Côté carrosserie, l’avant et l’arrière sont remodelés pour faire le lien avec l’Esprit. Sous le capot, elle reçoit un 1,8l Isuzu en versions atmo 132ch et SE turbo 167ch. Par rapport à la M90, le bloc est passé à l’avant.

L’Elan débarque dans les show-rooms Opel (démocratisation oblige) en 1990. L’importateur ne propose que la SE, afin d’éviter la concurrence frontale avec la Mazda MX-5.
Malgré tout, difficile de ne pas les comparer. Avec son moteur nippon qui entraine les roues avants, l’Elan fait fuir les puristes. Les autres trouvent sa ligne trop carrée et la finition, trop légère. Pour ceux qui hésiteraient malgré tout, il y a le prix: 264 300 francs contre 139 900 francs pour la Miata!

2 ans et 3 855 unités plus tard, GM arrête les frais et il ne veut plus entendre parler de Lotus! Bugatti Spa, en quête de savoir-faire, reprend l’artisan.
D’après la légende, ils découvrent 800 blocs Isuzu dans un coin de l’usine. Ils décident de les utiliser via une ultime fournée d’Elan. D’où la S2 de 1994, vendue à un tarif plus abordable (environ 200 000 francs.)
Avec son côté « série limitée », l’Elan S2 s’offre une image plus exclusive. Les clients ont moins l’impression d’acheter un produit issu du marketing GM.

Lorsque la dernière Elan est assemblée, l’Elise est déjà dans les starting-blocks. Cette fois, les aficionados sont ravis. L’engouement pour l’Elise entraine mécaniquement un mépris total pour l’Elan.
Notez néanmoins qu’entre-temps, Bugatti vend l’outillage à Kia. Ce dernier produit des Elan (il a gardé le nom) équipées d’un moteur maison et réservées au pays du matin calme.

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5 Commentaires sur "Le conducteur du jour: pas assez d’Elan"

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matta
Membre

GM et l’Europe….une longue histoire d’incompréhension

josh
Invité

Ford c’est pas GM.
Sinon je suis plutôt de l’avis de matta, GM salit tout ce qu’il touche 🙂

Panama
Invité

Voiture de geek des 90’s. Mais une voiture d’ingénieur, très performante, une vraie Lotus.

Verslefutur
Invité

Cela gâche la belle place de la Concorde
Ah Paris…

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