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Essai de la nouvelle Toyota Avensis D-4D break

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La troisième génération de Toyota Avensis est apparue au Mondial de Paris 2008. En février prochain, une version reliftée arrivera en concession. Non seulement, la carrosserie est retouchée, mais elle a reçu des améliorations dans l’habitacle, les trains roulants et du côté des motorisations.

Made in Europe

Le constructeur Japonais a présenté l’Avensis dans les locaux de son bureau de design, l’ED². Il est situé en France, près de Nice.

Ce choix a été fait intentionnellement: il s’agissait de montrer le côté « Européen » de l’Avensis. Philippe Boursereau, directeur de la communication de Toyota France, s’est largement attardé dessus.
Ainsi, l’ED² a pris en charge le design de l’Avensis reliftée. Le développement fut ensuite effectué à Bruxelles, siège Européen de Toyota. La production aura lieu exclusivement à Burnaston, en Grande-Bretagne. Cette gestion entièrement délocalisée en Europe est une première pour le constructeur. Et même les voitures vendues au Japon viendront de là-bas!

Hep, taxi!

Win Iterbeke, responsable projet Europe, a ensuite pris le relais.

Il a expliqué que ces derniers temps, les ventes du segment M2 ont chuté de 20% en Europe. Plus précisément, ce sont les ventes auprès des particuliers qui se sont effondrées. En conséquence, les ventes auprès des flottes représentent désormais de 70% à 75% du marché.
Or, l’Avensis est actuellement peu présente chez les flottes. 3 Avensis sur 4 sont vendues à des particuliers.

En conséquence, le restylage a été avant tout pensé pour les flottes. Les critères d’achat chez ces dernières sont le coût total de possession (TCO), la valeur à la revente, les émissions de CO2 et le confort.
Une finition réservée aux professionnels, la Business line, a été créée.

Head-turner

L’esthétique passa un peu au second plan. D’autant plus que les flottes ont des gouts assez conservateurs.

L’ancien modèle souffrait d’un dessin manquant singulièrement de caractère.
Toyota se vanta d’avoir donné davantage de personnalité au modèle relifté. Elle inaugure le « keen look », la nouvelle identité stylistique du constructeur, que l’on retrouvera sur les futurs modèles.
En pratique, il faut mettre l’ancienne et la nouvelle cote à cote pour apprécier les évolutions:

De face, on remarque l’entrée d’air trapézoïdale. Elle est censée donner l’impression que la voiture s’accroche à la route:

Quant aux optiques, elles sont plus effilés et intègrent des feux diurnes:

L’arrière reçoit un nouveau bouclier et une barre chromée au-dessus de la plaque d’immatriculation.

Notez par ailleurs que certains points de soudures ont été renforcés, afin de rigidifier davantage la caisse.

A l’intérieur, la finition se veut plus flatteuse, avec des matériaux de meilleures qualité, plus chaleureux et recevant davantage d’équipements (on y reviendra.)

Tour du propriétaire

4 motorisations (3 diesel et 1 essence) vont être proposées. Néanmoins, d’après le constructeur, les diesel représenteront 98% des ventes dans l’hexagone. Plus précisément, à elle seule, la 2,0l D-4D représentera 78% des ventes Françaises d’Avensis!

L’accent était visiblement mis sur le break. Nous disposions ainsi d’une Skyview (finition d’entrée de gamme) D-4D.

L’Avensis sera évidemment également proposée en berline. Le pendant de la Skyview s’appellera Dynamic.

En montant à bord, on est assez déçu. Chez Toyota aussi « rendre un intérieur chaleureux » est synonyme de « mettre des inserts en plastiques imitation alu et imitation chrome ».

La version Lounge (haut de gamme) s’offre un intérieur bicolore avec des sièges en cuir perforés. Ce qui lui donne une apparence beaucoup plus flatteuse.

Par contre, le réglage des sièges reste manuel.

La figure imposée, à ce niveau de gamme, c’est le combi radio-MP3/GPS/téléphone bluetooth. Chez Toyota, il s’appelle « Touch&Go » et nous avons eu droit à une longue digression dessus lors de la présentation.
La Lounge a droit un Touch&Go Plus de série, tandis que les propriétaires de Skyview/Dynamic devront s’acquitter de 700€ pour s’offrir un Touch&Go « tout court ».

En pratique, ce combi est aussi nul que ceux de la concurrence: arborescence trop touffue, ergonomie déplorable, tendance Biactol, absence de fonction pour revenir au menu précédent (il est uniquement possible de revenir au menu de départ)… Au final, on s’est retrouvé à écouter la même chanson de U2 pendant l’essentiel du trajet!

Au volant

Les ingénieurs se sont longuement penchés sur le 2,0l D-4D. L’objectif était de lui faire perdre une vingtaine de grammes de CO2, pour qu’il passe sous la barre des 120g (une demande pressante des flottes.)

Du coup, tout ou presque est inédit: nouveau turbo, nouveaux injecteurs, nouvel échappement, nouvelles bougies, etc. Grâce à l’emploi de nouveau matériaux, il perd 3kg.

Au final, il perd effectivement 20g de CO2 et n’émet plus que 119g. Par ailleurs, il ne consomme que 4,5l aux 100km. La puissance (124ch) est inchangée, mais le couple atteint désormais 300Nm, à 1 400 tours/minute.

Notez que les autres versions perdent également quelques grammes de CO2, mais elles sont toutes « malussées ».

Côté tenue de route, Toyota a redéfinie les réglages des amortisseurs et installé une barre antiroulis plus épaisse.

Pour autant, l’Avensis D-4D n’est pas une WRC; pas question de titiller le chronomètre. Les 124 chevaux de traits sont un peu juste pour 1,6t. La voiture est un peu sous-vireuse. En prime, l’ESP intervient très, très tôt.

De toute façon, il s’agit d’une voiture à vocation familiale ou professionnelle, pas d’une sportive.

Conclusion

L’Avensis restylée a été pensée pour une clientèle conservatrice et intéressée uniquement par des critères objectifs (émissions de CO2, consommation, TCO, etc.)
Elle plaira donc à ceux qui scrutent les fiches techniques. A 28 700€ en version Skyview -break- D-4D (26 450€ en Dynamic -4 portes- D-4D), c’est plutôt une bonne affaire.

Les autres resteront sur leur faim. L’Avensis ne possède pas de défauts intrinsèques, mais elle n’a pas non plus de qualités intrinsèques. Si vous cherchez une voiture ayant de la personnalité, passez votre chemin.

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A lire également:
Démarrage de la production à Burnaston pour la Toyota Avensis

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10 Commentaires sur "Essai de la nouvelle Toyota Avensis D-4D break"

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Lex'
Invité

Les journalistes ne doivent pas être très doués avec les choses technologiques… parce que toute la presse salue l’ergonomie du touch&go !

beniot9888
Invité

Moi qui croyais que c’était les journalistes qui écrivaient les articles qu’on lisait dans la presse !

Sinon, une petite remarque, le coût total de possession (TCO) inclus la valeur de revente. Moins une voiture décote dans le temps, meilleur sera son TCO, puisque le différentiel prix d’achat/prix de vente lui sera plus favorable.

Panama
Invité

« a présenté l’Avensis dans les locaux de son bureau de design, l’ED². Il est situé en France, près de Nice. »

A Sophia-Antipolis, Biot exactement. Nice n’est pas spécialement la grande ville la plus proche, et sa zone industrielle s’appelle Carros?

Quant à cette Avensis, elle a sur sa route la très réussie Honda Accord, pour ceux qui veulent absolument de ne pas rouler allemand.

4aplat91
Membre

Bof, je n’aime pas cette Avensis … C’est propre, serieux, trop sérieux, mais je ne vois rien de « sexy » dans cette caisse !!! Pas plus que dans une Laguna ou une A4 (je vais me faire plein d’amis pour le coup !)
Bref, c’est parce que les flottes font les ventes que le design dois ètre fade voire moche .
Une C5, une clace ou une série 3 sans parle de la 508 sont autrement plus jolies …

blogotor
Invité

La clientèle achetant des berlines familiales ne cherche pas (dans ça grande majorité) de véhicules « sexy ». Il est donc bien normal que les constructeurs ne prennent pas de grands risquent dans cette catègorie, les modèles plus stylés se trouvent ailleurs… De plus la notion de beauté est toute subjective … (par exemple pour ma part je trouve la ligne de la 508 trés « pataude » – surtout à l’arrière- et assez décevante pour une berline Peugeot)

Vincenzo213
Invité

Toujours du mal à comprendre pourquoi les Français rejettent les berlines…

verslefutur
Invité

« Si vous cherchez une voiture ayant de la personnalité, passez votre chemin. »
Que conseil ce journaliste? Une Passat, reine de la personnalité?

L’Avensis est une voiture statutaire à portée de bourse, contrairement aux Allemandes.
Elle a beaucoup de qualités même si son niveau général a légèrement baissé depuis q’elle est assemblée en Europe, et non au Japon comme la Carina

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