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Présentation Mitsubishi: 1. Mitsubishi Pajero 30ème anniversaire

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Mitsubishi dispose d’un nouvel importateur pour la France: Emil Frey. Ce dernier voulait marquer le coup et il nous a invité pour nous faire (re)découvrir sa gamme. On commence par l’un de ses modèles emblématiques: le Pajero.

De Saint-Ouen l’Aumône à Saint-Ouen l’Aumône

Lors de son arrivée en France, à la fin des années 70, Mitsubishi avait confié ses intérêts à Sonauto. Une vingtaine d’année plus tard, la marque aux 3 diamants a décidé de gérer en direct son importation. Elle vient donc de changer de nouveau d’avis et de faire confiance à Emil Frey (qui gère déjà Daihatsu, Hyundai, Ssangyong et Subaru.)

Le responsable Français d’Emil Frey (et donc de Mitsubishi) est Jean-Claude Debard. Ce sacré personnage s’était fait connaitre du grand public lors de pubs radios pour Hyundai.

Emil Frey est une société Suisse. Elle s’est implanté en France en rachetant Sonauto.

Ainsi, les nouveaux locaux de Mitsubishi France sont ceux qu’ils occupaient il y a une dizaine d’années!

« Le » Mitsu

Le tout premier modèle importé par Sonauto était le coupé Sapporo. Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’elle n’a pas marquée les esprits.

Les vrais débuts de Mitsu ont eu lieu avec le lancement du Pajero, en 1982.
Dés le début des années 70, le constructeur réfléchissait à un 4×4, dérivé de la Jeep Willys qu’il produisait sous licence. Au fil des prototypes, le projet évolua vers un véhicule plus polyvalent. Le premier Pajero « de série » fut dévoilé au salon de Tokyo 1981.

Avec 15 victoires au Dakar, il a largement permis d’installer la marque.

La série limitée « 30th anniversary » est une création d’Emil Frey. Quoi qu’il en soit, il méritait amplement un hommage.

A la belle époque, il faisait le bonheur des vendeurs de jeans et des mères de famille des beaux quartiers.

La mise au ban de « l’auto verte » et l’apparition des SUV l’ont écarté d’une clientèle urbaine. Le coup de grâce fut le bonus/malus écologique (celui à l’essai émet 216g de CO2 au km!)

Du coup, le Pajero s’est focalisé sur les amateurs de « quat’quat » purs et durs.
La version actuelle fut présentée en 2006, mais son style est assez atemporel. Il vient de subir un léger lifting (nouvelle calandre, nouveau bouclier…)
Les proportions détonnent. Le Pajero Court possède grosso modo la longueur et la largeur d’un Scenic (4,38m et 1,85m.) Néanmoins, il est plus haut de près de 20cm (1,87m sous la toise.) De plus, les ailes élargies, les pneus à flancs larges, la roue de secours apparente et la face avant très massive renforcent son côté viril.
Notez que c’est un monocoque.

Rambo

A l’intérieur, la finition est rustique avec des plastiques assez moyens. Au moins, on peut entrer dedans sans s’essuyer les pieds! Mais à 47 900€, on aurait pu s’attendre à davantage d’égards.

L’équipement de la série spéciale est évidemment complet avec jantes 18 pouces, intérieur cuir, sièges chauffants, pédalier en aluminium, GPS, caméra de recul, etc.

La principale fausse note, c’est l’accès aux places arrières. Seul le siège passager bascule (ce qui le dérègle), ensuite, il faut se faufiler dans un trou de souris.

Ensuite, les passagers se retrouvent à l’étroit et il s’agit davantage de places d’appoints. Un comble compte tenu de la longueur du véhicule!

Sous le capot, un 4 cylindres 3,2l turbo-diesel 200ch avec 441Nm de couple à 2 000 tours/minutes.

Des caractéristiques quasiment agricoles, avec un bruit à l’avenant…

En ville, le Pajero est très maniable. Avec son empattement court, sa direction bien assistée, sa position de conduite idéale pour les manœuvres et son radar de recul, il passe presque partout!
Néanmoins, vu sa hauteur, faites attention avant de vous engager dans un parking souterrain…

L’autoroute, ce n’est pas trop son truc.

Les routes sinueuses, non plus. Par défaut, c’est une propulsion et l’arrière ne demande qu’à passer devant…

Là où il est impérial, c’est en hors-piste. L’empattement court et la garde au sol très élevée en font un bon franchisseur.

Notre véhicule était équipé d’une boite automatique.

Certains adeptes du TT préfèrent la boite manuelle, afin de pouvoir doser l’accélération et l’embrayage.

Personnellement, étant un novice en la matière, je préfère mettre la boite en « D » et laisser l’électronique réfléchir à ma place.

Conclusion

La panoplie de baroudeur du Pajero, ce n’est pas du folklore! Ca, monsieur, c’est un authentique quat’quat!

On comprend vite pourquoi certains lui sont fidèle depuis une trentaine d’années. Même si le tarif subit une inflation digne d’un supermarché (en 2004, il était à 30 950€!)

A contrario, les citadins lui préféreront un véhicule plus polyvalent, comme l’ASX qui a été essayé un peu plus tard…

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5 Commentaires sur "Présentation Mitsubishi: 1. Mitsubishi Pajero 30ème anniversaire"

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Mamadou Dupont
Invité

55 % d’augmentation en un septennat.

Inutile de se demander pourquoi Mitsubishi a disparu du paysage.

cycledelic
Membre

Je suis complètement ébahi par une telle différence de tarif! Qu’est-ce qui peut bien justifier ça???

Nicolas
Invité

Il coûte 20.00 Eur aux Émirats Arabes Unis en 3.0l V6 Essence de 182ch.
Mais il n’y a pas de TVA dans ce pays.

gilles
Invité

Il faut préciser qu’en 2004, il y avait une gamme plus large de Pajero et que non seulement le DiD était moins puissant, mais que le modèle de base à 30 950 € était aussi bien moins luxueux en version Aventure. La version Exceed se rapprochant du 30 Th actuel frisait ou dépassait même les 40 000 €!.

marc
Invité

Un remplacement est il prévu pour ce Pajero, il commence sérieusement a dater.
Ou peut etre une grosse mise a jour ?

@gilles,existe t’il encore en version longue 5 portes ?

Petite question concernant le siège social de Mitsu,n’a t’il pas été pendant les années 2003/2004 a Lyon ?

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