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Essai Hyundai i40 SW 1.7 CRDi 136ch Auto. (2/3) : Départementales et Autobahnen

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Lorsque l’on se prétend routière, il existe un terrain où l’on se doit de se montrer imperturbable. Ce terrain, c’est l’autoroute allemande. Souvent dénuée de toutes limitations de vitesse, parfois dans un état peu enviable, elle se montre impitoyable pour les châssis et les moteurs. Alors, direction l’autre rive du Rhin.

Toutefois, avant d’atteindre la frontière, ce sont environ 400 km de nos routes hexagonales qui nous attendent et, une fois la capitale derrière nous, autant profiter des départementales qui quadrillent notre pays. Chaussée de 225/4R18, notre i40 ne partait pas avec un à-priori favorable. Pourtant, force est de reconnaitre qu’elle se montre plutôt tolérante sur des routes ondulantes. Bien sûr, pas de comparaison possible avec une Citroën C5 à suspension hydractive, mais la i40 fait largement mieux qu’une VW Passat ou une BMW Série 3 arborant une monte identique. Elle n’apprécie que moyennement les petites déformations, qu’elle répercutera assez sèchement dans les vertèbres des passagers, mais l’amortissement bien contrôlé permet d’éviter la sensation de péniche.

Une fois passée la frontière, place au grand ruban bleu. A haute vitesse, la i40 demeure imperturbable, y compris sur les raccords de bitume. Comme si du sang allemand coulait dans ses durits. En fait, c’est presque le cas, puisque la i40 européenne, même si elle est assemblée en Corée du sud, a en grande partie été développée au centre d’études Hyundai-Kia Europe située à Rüsselsheim, le fief de… Opel !

L’une des particularités des autoroutes allemandes, c’est de passer régulièrement d’une zone à vitesse illimitée à une zone de travaux limitée à 80, voire 60 km/h. L’avantage lorsque l’on teste une voiture, c’est de pouvoir se rendre compte de ce que les freins ont dans les plaquettes. Et là encore, la i40 mérite des compliments  : en freinage appuyé, elle reste stable et se montre endurante.

Finalement, le seul qui ne se montre pas tout à fait à la hauteur de ce châssis, c’est le moteur. Alors que sa banque d’organes compte un 2.0 CRDi disponible en 136 ch et 184 ch, la firme a préféré implanter le « petit » 1.7 sous le capot de sa familiale. La raison en est simple : la chasse au CO2. En consultant les fiches techniques, on se rend compte que ce choix ne se fait pas au détriment de la valeur de couple (323 Nm dès 2 000 tr/mn pour le 1.7 contre 320 Nm dès 1 800 tr/mn pour le 2.0). Il faut tout de même reconnaitre que ce bloc se distingue davantage par sa souplesse que par sa nervosité. Serait-il muselé par la boîte automatique ? Ou par le poids à emmener ?

Dotée de six rapports, d’une commande par impulsions au levier de vitesses et de palettes au volant, cette boîte semble vouloir jouer la carte du dynamisme. Malheureusement, ce qui lui manque réellement, c’est un double embrayage, qui lui permettrait de faire disparaitre le temps de passage des rapports. Quant au poids (1 662 kg), il reste proche de celui de ses principales concurrentes (Mercedes Classe C : 1 645 kg – Opel Insignia : 1 658 kg – VW Passat : 1 601 kg). Mais il faut rapidement se rendre à l’évidence : que ce soit pour reprendre à bas régime ou pour se relancer sur autoroute, le 1.7 se montre parfois un peu léger, surtout si le régime moteur est au dessous des 2 000 tr/mn. Quant à la transmission, pas franchement ultra-réactive, elle se fait parfois un peu tirer l’oreille pour effectuer un kick-down. Et lorsqu’elle se laisse enfin convaincre, c’est le moteur qui exprime son mécontentement dans un râle « gazolesque ». Mais il est vrai que c’est la seule fois où il se fait remarquer.

Le crédo de la i40 SW, c’est donc d’emmener toute la famille (et ses bagages !) dans un confort de très bon niveau. Bonne nouvelle si vous êtes parent de grands ados : l’habitabilité aux places arrière, que ce soit en largeur aux coudes ou en longueur pour les jambes, n’est pas comptée. Mauvaise nouvelle si vous mesurez plus d’1m80 : avec les sièges électriques et le toit ouvrant panoramique qui équipait notre modèle d’essai, il est assez difficile de trouver une bonne position de conduite.

Ce break familial sud-coréen se montre donc un compagnon de route tout à fait enviable… à condition de ne pas trop croire aux promesses de dynamisme faites par sa ligne aux traits tirés. Mais est-ce vraiment ce que recherche la clientèle de cette catégorie ? Mieux vaut voir cette i40 SW comme une concurrente tout à fait valable aux Citroën C5 Tourer, Opel Insignia Sports Tourer, Renault Laguna Estate ou VW Passat SW, mais avec un emballage que l’on peut légitimement trouver plus attrayant. Reste à savoir ce qu’il en est réellement sur le plan financier.

A lire également : Essai Hyundai i40SW 1.7 CRDi 136ch Auto (1/3) : placement de produit et Essai Hyundai i40SW 1.7 CRDi 136ch Auto. (3/3) : les soldes sont terminés

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2 Commentaires sur "Essai Hyundai i40 SW 1.7 CRDi 136ch Auto. (2/3) : Départementales et Autobahnen"

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Pat
Invité

Concernant le poids, il me semble que la Laguna se démarque assez nettement des modèles cités ici.

Avec une masse allant de 1 355 à 1 647 kg (V6 dci et 4RD), Renault a même réussit à la faire maigrir par rapport à la Laguna II.

Martine
Invité

C’est qui ce troll ?

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