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Essai Fiat Freemont (3/3): C’est l’Amérique

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Fiat insiste sur le travail important effectué sur la liaison au sol par rapport à l’ancien Journey. N’ayant pas ce dernier sous la main pour comparer, il est difficile de se rendre compte du progrès réalisé. Ce que l’on peut constater par contre, c’est que son comportement est pataud.

Sur autoroute, le Freemont offre un confort de bon niveau… si vous êtes sourd…


Car l’insonorisation n’est pas son fort et après quelques kilomètres, le bourdonnement du moteur devient vite désagréable. La situation s’améliore quelque peu en 6e, mais c’est bien sûr au détriment des relances. A propos du levier de vitesse, il m’a semblé implanté trop en arrière pour tomber naturellement sous la main, mais c’est probablement une question d’habitude.

Quittons l’autoroute pour les petites routes des Cévennes. Le caractère du Freemont se fait alors plus évident. Malheureusement, il a plutôt mauvais caractère et vous fera regretter d’avoir quitté l’autoroute. Dès le premier virage, il punira votre excès d’optimisme. Une manière de dire : « Bon, je suis joli, mais moi les petites routes, je n’aime pas, un point c’est tout !!! ».  Cela se traduit par une prise de roulis importante: le véhicule va s’affaisser sur la roue subissant le plus de contraintes.

De toute façon, si ces réactions du châssis n’auront pas suffit à calmer vos ardeurs, vos passagers s’en occuperont rapidement, sous peine de devoir nettoyer l’intérieur de fond en comble…

La ville non plus n’est pas le terrain favori du Freemont. La faute à son gabarit imposant, à une retro-vision limité, et à un angle de braquage important.

Durant cet essai, nous avons pu tester 2 versions du Freemont : Le 2,0l diesel de 140 chevaux, et le 2,0l 170 chevaux. Les deux versions étant en 2 roues motrices. Sur le papier, ces deux motorisations Multijet 2, offrent des caractéristiques très proches. Sur le terrain, la version de 170 offre naturellement des meilleures performances sans être brusque. C’est à mon avis la motorisation qui convient le mieux au Freemont. Le 140ch, malgré sa puissance correcte sur le papier, se trouve un peu à la peine et nécessitera souvent d’être pied au plancher. Il requiert ainsi 12,3s pour passer de 0 à 100 km/h contre 11s pour la version 170ch. Cette dernière réclame un supplément de 1500… par rapport au 140ch, mais c’est justifié, surtout que les consommations sont identiques avec les deux motorisations, soit pendant notre essai, environs 8,5l au 100 (8l en instantané sur autoroute en 6e)

Avec un look de SUV, le Freemont se doit de proposer des versions 4×4. Ce sera le cas en fin d’année, mais malheureusement, uniquement sur les versions en boite automatiques. Celle-ci ne sera d’ailleurs pas disponible sur les versions 4×2.

En terme de prix, le Freemont démarre à 26600 euros, pour atteindre 33100 euros en version 3,6l V6 276ch et boite automatique. Le coeur de gamme représenté par la version Urban 140ch diesel est à 28100 euros. Une tarification qui le met directement en concurrence avec le crossover star du marché : le Nissan Qashqai+2.

Conclusion :

Avec son look viril de SUV, le Freemont se démarque et se donne des airs de baroudeur.
Sa modularité et sa capacité de chargement offrent une alternative aux monospaces 7 places que l’on achète surtout pour ses côtés pratiques, ou pour faire plaisir à madame.

Une originalité qui ne peut masquer ni son âge (présenté il y a 4 ans), ni sa finition en retrait par rapport aux concurrents plus récents, ni un comportement trop pataud par rapport à la concurrence européenne ou asiatique. Reste qu’il est bien placé en terme de tarification, et qu’il offre une habitabilité record pour la catégorie. Certes il fait un bon de géant par rapport au Journey, mais c’est comme cela qu’il aurait dû sortir en 2008…

Lire également:
Essai Fiat Freemont (1/3): The Journey to Freemont
Essai Fiat Freemont (2/3): Monospace à l’intérieur

Galerie Fiat Freemont:
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26 Commentaires sur "Essai Fiat Freemont (3/3): C’est l’Amérique"

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zorbeclegras
Invité

Bref c’est une grosse merde……..

ingeniere
Membre

Vivement le 3,6l V6 276ch BVA 4X4 !

C’est un véhicule américain, avec ses qualités (volume, confort, prix) et ses défauts (tenue de route, manque d’agilité, finition), à prendre tel quel

Giles
Invité

Je lui trouve un bon look; le noir lui va très bien.
Je regrette que les photos d’intérieur soient faites avec la version bas de gamme sans GPS, ce n’est pas flatteur du tout en comparaison aux photos de salons :
https://www.leblogauto.com/zenphoto/salon/2011/geneve-2011/fiat-freemont/fiat_freemont_6.jpg.php

seb92
Invité

J’ai vu qu’il était premier de ça catrégorie en espagne au mois d’aout.
En italie il s’en est vendu 1941 en septembre, également premier.
Ça faisait longtemps que Fiat ne vendait pas aussi bien un modèle de cette taille et de ce prix.

Financier
Invité
Bonjour M. Bernard Muller, Avez-vous essayé ce véhicule ?? Je ne le pense pas. Si vous l’aviez vraiment piloté, vous n’auriez pas confondu le moteur diesel 1,9 litres avec le noderne et récent 2,0 litres Fiat. Le comportement pataud et « son mauvais caractère sur les petites routes » que vous décrivbez n’est vraiment pas partagé par les journalistes essayeurs de la presse spécialisée. Par rapport au Mercedes de même gabarit et poids, je trouve que c’est un bon SUV qui saura plus que satisfaire sa clientèle. Pas en France naturellement, ici on l’a même comparé au C4 Picasso !! mais en… Lire la suite >>
Martin
Invité

Ce véhicule n’est pas un SUV, c’est plutôt un monospace (trois rangé de sièges, des rangement partout, 2 roues motrices).

Il se compare plus à un Espace qu’a un Quasqaï.

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