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Le conducteur du jour: si loin, si proche

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Comme de nombreuses berlines des années 70, les BMW série 5 E12 sont encore dans un espèce de flou. Elles sont trop vieilles pour le marché de l’occasion et néanmoins trop récentes pour intéresser les collectionneurs. Pourtant, elles ont un intérêt historique évident.

Dans les années 60-70, BMW construit sa gamme, modèle après modèle. La série 5 vient ainsi s’insérer entre les « 02 »/ »Neue Klasse » et les 2500/2800/3.0/3.3. En Afrique du Sud, elle remplace les vieilles 1800SA/2000SA dérivées de la Glas 1700.
C’est un peu n’importe quoi, côté désignations et avec la série 5, la firme Bavaroise commence aussi à faire le ménage. L’E12 est le 5ème modèle lancé depuis la renaissance de BMW, au début des années 60 (la « Neue Klasse » étant la première.) D’où le « 5 ». Par analogie, le constructeur lance ensuite la série 3 (1975), puis la série 6 (1976), etc.

Esthétiquement, la série 5 de 1972 n’a rien de révolutionnaire. C’est un mélange des 1800SA/2000SA et des 2500/2800/3.0/3.3. Une ligne sobre, mais néanmoins élégante. Avec un peu d’imagination, on peut y voir une touche latine.
Mode « sécuritaire » oblige, elle a droit à un cerclage noir et d’énormes clignotants avant.

Ici, il s’agit d’une 520 post-lifting. La première 520 disposait du 4 cylindres 2,0l 115ch de la Tii. En 1977, le modèle s’offre un lifting (le plus visible étant les gros feux arrières.) La 520 est désormais équipée d’une version « réduite » du 6 cylindres de la 525 et il est légèrement plus puissant (122ch.)
Dans la gamme, il existait aussi une 528i (184ch) et une 530i (178ch) réservée au marché US. En production, il y avait une sacrée bagarre entre les 525 et les Dolomite Sprint. Puis les pilotes de béhèmes trouvèrent une astuce: une 528i achetée en Allemagne (où il n’y a pas de C.G.) + un certificat d’importation bidon rédigée par BMW France = une 525!
En 1979, en guise de bouquet final, le constructeur lance la M535i. En 1981, l’E12 cède sa place à l’E28. Cette dernière n’est qu’une E12 revue en profondeur.

Finalement, l’E12 a les qualités de ses défauts. Sa ligne est moderne, donc les gens ne réalisent pas qu’elle est si vieille (et qu’elle mérite d’être préservée.) Elle est bien finie et ses moteurs sont solides, donc les propriétaires négligent son entretien.
Au moins, celle-ci semble toute pimpante et surtout, elle a échappé au tuning sauvage. Le propriétaire a préservé l’état d’origine jusqu’aux phares jaunes.

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8 Commentaires sur "Le conducteur du jour: si loin, si proche"

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doubled
Invité

c’etait pas la BMW a Jacques Mesrine? aussi

carrera6
Invité

Effectivement ce fut la voiture dans laquelle il est mort en 1979: une E12 528i.

leelabradaauto
Invité
Belle voiture encore. Et il en reste de jolies, de par la qualité de fabrication BMW. Cette auto surclassait un peu ce qui existait sur le marché français. L’auto avait des critères pour plaire à un conducteur sportif ( 528 ) puissance , survireuse à souhait… -16 sec au 400 D.A.: c’était mileux que la golf 1 gti ! pour une grosse berline !)A cette époque, hormis le dispositif d’extinction des diodes du tableau de bord, pas d’électronique à bord. On va voir des gens remettre dans la présentation état concours des engins tels. Etant entendu que les 518,520 étaient… Lire la suite >>
Bassnj
Invité

Perso, j’ai toujours adoré la position du pot d’échappement, pas tout a fait au centre, mais pas sur le coté non plus.

pro-pulsion
Invité

Très bel exemplaire en excellent état et j’adore cette calandre !!!

Oggle
Invité

Contrairement à la France, les youngtimers commencent à être prisé en collection Outre-Rhin. J’ai même croisé récemment une M1 sur autoroute.

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