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Land Rover se demande quoi faire avec le Defender

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Le Land Rover Defender est une icône. Présent depuis toujours (1947), modernisé au cours du temps avec une telle parcimonie qu’il faut être spécialiste pour détecter les différences entre le premier et le nouveau modèle, il est toujours à la hauteur de la tâche qu’on lui confie, quelle qu’elle soit, et jouit d’une indécrottable image bouseuse qui fait sa noblesse et l’a toujours protégé de la récup’ douchebag qui a ruiné le Hummer et de la clientèle de gangsters/joueurs de foot/parvenus qui menace perpétuellement le G-Wagen (qui ne mérite pas ça) et plombe de plus en plus son cousin le Range Rover. Mais que faire avec une icône ? Le directeur de Land Rover en Grande Bretagne a confié ses états d’âme à Auto Express.
Land Rover voudrait bien élargir le marché de son cheval de trait au-delà des professionnels à bottes en caoutchouc et de la noblesse britannique. Pour cela il faudrait rendre le Defender un petit peu plus accueillant. L’utilisation de la plateforme du Discovery, partagée avec le Range Rover Sport, est envisagée, mais pose des problèmes de coût sans même évoquer le risque d’émasculation. Le fond du problème est que le Defender, dans sa définition immuable, est tellement inscrit dans le paysage qu’il est extrêmement difficile de toucher à cette formule magique sans risquer de rater son successeur, ce qui serait un crime au regard l’histoire dont aucun responsable de Land Rover ne veut porter pour l’éternité le sceau de l’infamie accroché à son nom.

Restent deux autres hypothèses. L’une consisterait à changer une fois de plus la motorisation pour l’amener à respecter la future norme Euro 6 en gardant le reste de la voiture tel quel. Mais le jeu en vaut-il la chandelle ? Le marché du Defender est très spécifique et la dure loi des chiffres des comptables sans coeur pourrait amener Land Rover à tout simplement, accrochons-nous, tuer le Defender, même si Colin Green, l’homme de Land Rover cité par Auto Express, préfère l’euphémisme « abandonner ce secteur du marché ».

Amoureux du Landy, pas encore de raisons de s’alarmer, mais le temps de la vigilance est venu.

Source : Auto Express
Crédit photo : Land Rover

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23 Commentaires sur "Land Rover se demande quoi faire avec le Defender"

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Flo_rs69
Invité

Changer le 2.4L de 122 ch non, mais faire une version plus puissante en plus oui. Comme de nombreux 4×4 on ne le voit pas seulement là où on devrait le voir.
L’autre possibilité qui aurait été bien c’est faire comme le G, c’est à dire garder le 122ch pour les versions utilitaires et rajouter un 150ch pour les versions plus chics genre celui qui est en photo. Avec un intérieur un peu mieux fini SVP.

anomune
Invité

il faut garder les gênes qui ont fait de lui un mythe mais il faut mettre des moteurs plus puissant 122ch et en plus les moteur v6 td6 du discovery plus un v8 pour la version la plus musclé et apres modifier l’interieur pour le rendre plus acceuillant comme le range sport

wizz
Membre

Le soucis est que ce moteur 122ch ne passe pas la norme Euro6

->donc ça coute de l’argent pour faire passer ce moteur à la nouvelle norme

->ou ça coute de l’argent de remplacer ce moteur par un autre capable de passer l’Euro6 (la procédure d’homologation complète)

DarkKane
Invité

Une solution simple serait tout simplement de prendre un moteur Euro6 chez un constructeur => il doit bien exister des moulins équivalents à mettre sous le capot du Land ?
Ou alors, comme la marque appartient tout comme Jaguar à Tata, créer un nouveau bloc pouvant vivre sous plusieurs capots des deux marques pour descendre les coûts.

wizz
Membre

nouveau moteur = nouvelle homologation, à commencer par les crashtests (frontal, latéral), puis recommencer les homologations pour les différents marchés (le crashtest européen n’est pas accepté pour le marché américain, et inversement)

donc si ça se vend à 1 million d’exemplaires par an, alors on y va sans se poser de question
si ça se vend à 100.000 par an, ça va aussi
mais si ça se vend à quelques milliers…

Tibo35
Membre

Vu que les ventes de LandRover sur 2010 sont de 180 000 véhicules et que la majorité est faite par le Range/RangeSport et le reste par le freelander, c’est sur qu’il n’y a pas 100 000 Defender vendus 😉

Pour le volume avant rentabilité, il est quand même assez bas (Jaguar vend 50 000 unités sur quelques modèles donc c’est que la rentabilité doit être en dessous ;))

Avec le lancement de l’Estoque LandRover tire sa gamme vers les « faux » 4×4 (RangeSport par exemple) et pourrait donc surtout voir d’un oeil bienveillant la disparition du dinosaure.

wizz
Membre
Une partie des Jaguar utilise un chassis d’origine Ford, et ça permet de pouvoir vendre à des prix compétitifs. La Defender utilise un (antique) chassis spécifique Le prix de vente des Jaguar n’est pas le même, une marge bien plus confortable La Defender se vend à 25.000€ environ, ce qui est intéressant pour Land Rover puisque tout est amorti, et il ne reste que le cout de fabrication à tenir compte. Il est vendu à travers le monde, env 25000 exemplaires, mais seulement quelques zones géographiques exigent des normes conso/pollution draconiennes. Donc si on l’équipe d’un nouveau moteur, alors il… Lire la suite >>
MGAZ
Invité

Land Rover sans le Defender ce n’est plus Land Rover
Difficile effectivement de prendre une décision pour les gens du marketing Land.
Pour moi je le ferais  »évoluer » comme Morgan ait évoluer ses autos.

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