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Essai Volkswagen Touareg Hybrid : être et paraître.

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Histoire de ne pas se laisser distancer par la concurrence des Lexus, Mercedes et BMW, Volkswagen a élargi la gamme de son Touareg d’une variante hybride. Une voiture qui ne devrait pas gonfler significativement les ventes de la marque, mais qui est très importante pour l’image.

Car de l’aveu même du porte-parole de Volkswagen, la clientèle du Touareg Hybrid est pratiquement inexistante chez nous, où près de…100% des Touareg vendus sont des TDI. La voiture se destine donc à d’autres contrées, à commencer par les Etats-Unis, où le sans-plomb est toujours en odeur de sainteté. Mais pourquoi la commercialiser dans nos régions alors ? Eh bien pour l’image. Pour montrer le savoir-faire de la marque. Ou pour avoir un produit à offrir si le régime favorable au gasoil tel que nous le connaissons était mis à mal, ne dirigeant plus d’office le public vers le sacro-saint TDI.

Et comme à son habitude, Volkswagen n’a pas fait dans la demi-mesure : le Touareg Hybrid est animé par un bloc V6 3 litres TFSI de 333 chevaux secondé d’un moteur électrique délivrant 52 chevaux supplémentaires. Une mécanique Full-Hybrid partagée avec son proche cousin le Porsche Cayenne, qui autorise suivant les cas de figure de ne solliciter que l’un ou l’autre mode de propulsion. Et ça marche plutôt bien ! Ainsi, à vitesse stabilisée, il est tout à fait possible de relâcher la pédale d’accélérateur pour que le moteur thermique se coupe avant de la ré-enfoncer doucement de manière à ne faire tourner que le bloc électrique. Et si cette technique demande parfois une sérieuse habitude dans certains modèles à cause de la trop grande sensibilité du système, il se laisse appréhender très aisément dans le cas présent.

Si malgré tout le moteur thermique est nécessaire, celui-ci se remet en marche en quelques millièmes de secondes de manière insensible et inaudible. Un bon point qui prévaut aussi à chaque arrêt, où le moteur se coupe et redémarre dans une incroyable douceur grâce à son système électrique. On est bien loin des «simples» Stop&Start !
Si par contre vous tenez absolument à ne rouler qu’à l’électricité, c’est possible en activant le mode EV grâce à un bouton sur la console centrale. Là aussi le résultat est plutôt convaincant, même si il faudra alors accélérer avec parcimonie pour éviter l’arrivée en renfort du V6, qui se recoupera aussitôt qu’il ne sera plus indispensable.

Bien entendu, qui dit Touareg, dit réglages à gogo ! Ainsi, il est possible de régler le tarage des suspensions selon trois niveaux (comfort, normal et sport), de faire varier la hauteur de caisse grâce aux suspensions pneumatiques, de préparer la voiture au hors-bitume grâce à une simple molette, et bien sur de faire varier les prestations du moteur grâce aux deux modes (D et S) proposés par la boîte automatique, sans oublier le blocage de différentiel pour les passages vraiment difficiles.

Sur la route, le Touareg se montre donc souverain, avec un confort particulièrement soigné, même une fois les suspensions réglées sur Sport, et une poussée conséquente à l’écrasement de la pédale de droite (6,5s sur le 0 à 100km/h !), merci à la puissance combinée de 380 chevaux des deux moteurs travaillant de concert.

En revanche, si Volkswagen annonce 8,3l/100km de consommation moyenne, nous ne sommes pas parvenus à descendre sous les 11l aux meilleurs moments. Il faut dire que, autant le modèle hybride devient vite indispensable en ville, autant il perd de son intérêt sur les longs trajets (auto)routiers, où le moteur électrique ne lui est alors d’aucune utilité.

Enfin, reste un facteur de taille : le prix. Le Touareg Hybrid est proposé dans une version richement équipée Carat Edition facturée 86.520 euros TTC (+1.600 euros de Malus). C’est 4.400 euros de plus que ce que ne réclame un V8 4.2 TDI de 340 chevaux et même…4.100 euros de plus qu’un Porsche Cayenne S Hybrid (79.610 euros en Belgique pour le Touareg, 83.611 pour le Cayenne) ! Le prix de la technologie…

Conclusion
Profitant d’une cinématique hybride particulièrement douce et aboutie, le Touareg Hybrid est l’un des plus agréables à conduire dans son domaine. Dommage tout de même que la consommation moyenne et son prix de vente restent si élevés…

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Lire également :
Essai Volkswagen Touareg 3.0 TDI (1/2)

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3 Commentaires sur "Essai Volkswagen Touareg Hybrid : être et paraître."

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Blackice
Invité
Je viens de lire cet article et je constate que Volkswagen est encore loin de Lexus et de son 450h tant en consommation qu’en rejets de CO2. Cet hybride ressemble à un projet marketing qui ne répond aucunement aux attentes des consommateurs mais simplement au besoin du renforcement de l’image de l’entreprise. Je sais de quoi je parle en qualité de Directeur Marketing… Quand au prix, il est, en Europe à tout le moins, tout simplement indécent. 40% de plus qu’un Lexus (à nouveau!) Bref cette voiture est une ineptie de nos jours. On nous prend sincèrement pour des imbéciles.… Lire la suite >>
Hans Gruber
Invité
Le VW touareg ne se place effectivement pas sur le même terrain marketing que Lexus. Ici, ce n’est pas l’économie de carburant qui a été le fil conducteur de son développement mais le « fun to drive ». En prenant le volant de ce touareg hybrid, vous comprendrez aisément la différence de philosophie avec un rh450 (qui soit dit en passant est à peu près tout autant une ineptie en terme de poids et d’encombrement que le touareg, qui a besoin de tels brontosaures??) L’industrie auto européenne est loin de stagner et contrairement aux japonais, elle explore aussi de façon sérieuse d’autres… Lire la suite >>
Billy Bob
Membre

@Hans Gruber
Rejet de C02 de la Lexus: 140g/km
Rejet du Touareg: 193 g/km
VW a donc raté le seul objectif poursuivi par l’hybridation de la motorisation. Le domaine dans lequel je vois de l’innovation, c’est l’ineptie… Bref Lexus garde une solide avance technologique, fruit de 10 ans d’investissements & recherches. De mon point de vue, le marketing caractérise en effet la démarche de VW et la consistance, celle de Lexus.

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