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Le conducteur du jour: street life

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Lorsque j’ai croisé cette Triumph TR6, le tube de Randy Crawford passait à la radio. J’imagine bien le tout premier propriétaire de ce roadster avec un look de minet des seventies (rouflaquettes, veste en velours, patte d’eph’, Ray Ban Aviator, gants de conduite en cuir…) Il vient d’acheter sa TR6, il met la radio et tombe sur Street life

Pour moi, les plus jolies « TR » sont les TR2 et TR3. Je trouve que le profil de la TR6 est gâché par ses énormes roues. Comme si, au dernier moment, quelqu’un s’était plein de la route et qu’ils ont alors décidé de poser des roues plus grandes. Et comme elles ne rentraient pas, quelqu’un a sorti la disqueuse…

Trêve de plaisanteries. Karmann a servi de consultant pour remettre à la page la TR5 (elle-même dérivée de la TR4.) Elle reçoit ainsi un nouvel avant, un nouvel arrière et devient TR6 en 1969. La cellule centrale et le châssis restent identique. Elle conserve également le 6 cylindres 2,5l à injection Lucas 150ch (d’où le monogramme « Triumph injection » à l’arrière.)
Elle a été conçue pour lutter face à la MG B. Avec son bouchon de remplissage central et ses sièges baquets, la TR6 joue davantage la carte de la sportivité. De toute façon, à sa sortie, British Leyland et BMH ont fusionné: les deux rivales se retrouvent dans le même groupe!
Dans l’un de ses DVD, Jeremy Clarkson organise un 1000m D.A. entre une TR6 et une Honda S2000. L’Anglaise laisse la Japonaise sur place. A priori, c’était du chiqué. Néanmoins, le roadster revendique un 0-100km/h en 8,2 secondes et 190km/h en pointe. Des chiffres plus que correctes pour l’époque.

Très fougueuse, la TR6 était difficile à maitriser. D’où le choix, en 1972, de ramener la puissance à 125ch.
Du côté des défauts, on peut lui reprocher certains archaïsmes (châssis séparé, tambours à l’arrière…) La lunette arrière en plexiglas et le tableau de bord en aggloméré dénotent une certaine pingrerie. Quant à la fameuse fiabilité « à l’Anglaise », elle ne gênait pas encore trop, en 1969. D’ailleurs, la TR6 fut un best-seller de Triumph, avec près de 100 000 ventes en 6 ans (aux Etats-Unis, elle resta au catalogue un an de plus.)

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5 Commentaires sur "Le conducteur du jour: street life"

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UnfandeCaterham
Invité

Je suis à 200% d’accord pour dire que les plus jolies TR sont les TR2 et les TR3 (petite préférence pour la TR3).
Je suis pas très fan de cette couleur , je trouve que ça lui va mal.. (Un bon rouge avec capote noir , ça serait magni-fique !)

Beniot9888
Invité

Bah moi, je préfère la TR6, de très loin. D’autant que cette couleur lui va plutôt pas mal et sort du sempiternel vert foncé ou bleu marine.

Tous les goûts sont dans la nature !

sImPOD
Invité

TR5 est peut-être plus harmonieuse, elle aussi avec un ronflant 6 cylindres. À propos de 6 cylindres, on peut du coup sans doutes plus judicieusement rapprocher les TR5/6 des MG C, qui sont des MG B équipées du 6 pattes BMC des Austin-Healey 3000, non? Et que dire de leur pendant français, la rarissime Facel 6 (d’autant plus rare en cabrio), elle aussi équipée du 6 pattes BMC de 2,9l, l’élégance française en plus.

Et pour ce qui est des roues, une monte en roues fil ou Minilite rendrait surement justice au dessin de Michelotti…

Beniot9888
Invité

Le fait que la TR6 ait fréquemment ces roues tôle plutôt que des roues fil fait, à mes yeux, justement partie du charme de la voiture.

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