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Karting: le sport auto Chinois prépare son avenir

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Le sport automobile Chinois cherche à se professionnaliser. Le premier axe, c’est un championnat de tourisme (CTCC) plus élitiste. Le deuxième axe, c’est de promouvoir le karting, afin d’y détecter le plus tôt possible les talents du Pays du Milieu.

Dimanche dernier, le Grand Prix de Chine a eu lieu. Aucun pilote Chinois n’en a disputé l’une des 8 éditions. Alors que si la grille reflétait la population mondiale, il y aurait 5 Chinois sur la grille!

La Chine a pour ambition d’être N°1 partout. Les fans locaux de F1 se sentent frustrés: « On est 1,35 milliard! Dans le lot, il y a bien UN type capable de conduire une F1, non? » En plus, les « ennemis intimes », le Japon et l’Inde, ont des représentants en F1…

Le championnat de tourisme Chinois est également en 2004, dans la foulée de la construction de circuit de F1.

Force est de constater qu’en 7 saisons, il n’a révélé aucun pilote d’envergure mondiale. Idem pour les championnats de monoplaces.

Les rares pilotes Chinois présents dans les championnat internationaux ne brillent guère.

Adderly Fong, sacré « pilote Chinois de l’année 2010 », est un bon exemple: un podium chanceux en British F3 et pas grand chose d’autre.

Pire: la plupart de ces pilotes ont pas ou peu roulé dans les championnats nationaux.

7 ans d’un championnat « circuit », c’est peu.

Il faut se souvenir que la plupart des pilotes actuels sont nés dans une Chine sans voiture et où l’on ne parlait guère des championnats étrangers.

Il y a donc beaucoup de vocations tardives.

Le cas du voisin Japonais n’est guère encourageant. Suzuka, premier grand circuit du pays, est sorti de terre en 1962. En 1976, la F1 débarque au Japon et trois Japonais (Masahiro Hasemi, Kazuyoshi Hoshino et Noritake Katahara) sont au départ.

Néanmoins, il faut attendre 1987 et Satoru Nakajima pour voir un fils du Soleil Levant à temps plein.

Et on peut dire qu’avec Kamui Kobayashi, le Japon a depuis 2009, son premier pilote recruté pour son talent (et non pas pour faire plaisir à un sponsor ou à un motoriste…)

La Chine n’a pas envie d’attendre 50 ans pour avoir un grand pilote!

Mais à l’instar des Japonais, ils buttent aussi sur un problème de philosophie. Le sport automobile, c’est l’égocentrisme, le jeunisme, la recherche de l’accomplissement individuel et la mise en avant de soit (a fortiori avec l’actuelle « pipolisation » des pilotes de F1.)

Dans les sociétés confucianistes, le « moi » a tendance à disparaitre. Il faut être discret et faire plaisir à sa famille, voir à son voisinage. Sans oublier le respect de la hiérarchie et des ainés.
Le communisme Chinois y rajoute une couche sur la primauté de l’intérêt général et du collectif. Sans oublier un rapport complexe avec l’occident.

Cela donne des pilotes Chinois timides, effacés et qui sont en permanence pétris de doutes.

Si la Chine veut de grands pilotes, il faut qu’ils débutent tôt, afin d’être plus facilement « formatables ».

Le CKC (China Karting Championship) existait déjà, mais il se destinait à des gentlemen-drivers.

Lors de la manche de CTCC de Shanghai, il y a eu une démonstration du « nouveau » CKC.

Red Bull et Rotax se sont associés pour soutenir le CKC.

A Shenzhen, en prologue de l’ouverture du championnat, les kartmen ont roulé dans les rues de la ville.

On notera que les délégués du Parti, responsable de chambre du commerce et autres présidents de zone industriels brillaient par leur absence. La preuve qu’il n’y a pas de réelle volonté politique concernant le sport auto.

Le nombre de catégorie passe de 3 à 7. Jusqu’ici, il n’y avait que la Formule A, la Rotamax 125 (où tous les karts sont des Rotax) et l’Open (où tous les karts sont acceptés.)

Le Rotamax 125 a désormais droit à un championnat « B ».
Néanmoins, la grande nouveauté, c’est l’apparition des championnats « Junior A », « Junior B » et « Junior supérieurs » (cadet.) 3 championnats censés attirer les talents de demain.

Wang Xiao, responsable local de Rotax, gère le CKC et il s’occupe des briefings d’avant-course.

Avec une trentaine de participants dans les différents championnats, le CKC a réussi à mobiliser.

Les plus jeunes ont été biberonné aux exploits de Michael Schumacher, Fernando Alonso, Lewis Hamilton et Sebastien Vettel. Il sera intéressant de voir ce qu’ils feront lorsqu’ils arriveront en automobile.

Le parrainage de Red Bull est un bon signe. Qui sait, peut-être que le prochain Vettel sera Chinois…

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CRC: Wudalianchi

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2 Commentaires sur "Karting: le sport auto Chinois prépare son avenir"

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New Gate Travel
Invité

il sont fort chez Redbull, ils préparent l’avenir.

Vincent
Invité

En plus ils ont le gabarit adapter au karting

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