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Nismo Festival 2010

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Contrairement aux années précédentes aucune nouveauté spectaculaire n’a été introduite au Nismo Festival 2010.  Cela n’a cependant en rien diminué le plaisir de cette dernière sortie sur le Fuji Speedway de l’année, d’autant que le temps a été exceptionnel.

Le blog auto couvre chaque année l’évènement et je vous renvoie aux posts de l’année dernière pour une introduction aux hommes et aux machines. Cette année nous nous contenterons d’une petite promenade en images pour essayer de témoigner au mieux de ce qu’est cette manifestation toujours très populaire auprès des fans de Nissan et plus généralement des amateurs de sport auto japonais.

On commence par une course historique réunissant les très populaires petits coupés Sunny qui ont formé lors des années 70 et 80 le gros des pelotons du championnat Minor Touring. En guise de guest stars s’y ajoutaient pour cette exhibition une poignée de Hakosuka Skyline et de Datsun 510s, célèbres terreurs des circuits au Japon comme aux Etats-Unis.

Après une éclipse de 25 ans ces autos font l’objet d’un regain de popularité tant auprès des nostalgiques de l’époque que de la jeunesse qui redécouvre les vertus des jantes de 13 pouces, des élargisseurs d’ailes et des becquets à la place des ailes géantes en carbone, et qui apprécie le bourdonnement des petits 4 cylindres 1300cc à simple arbre à cames.

N’oublions pas le spectacle réjouissant du lever de roue avant intérieure à la réaccéleration, témoignage d’un temps où les suspensions de course n’étaient pas les ventouses hyper-efficaces qu’elles sont devenues nos jours.

Les plus célèbres de ces autos sont sans aucun doute ces deux B110, toutes deux préparées par Tomei, prolifique entreprise qui garde des liens étroits avec Nismo jusqu’à ce jour.

Mais si ces Sunny représentent le meilleur du sport auto japonais privé des seventies, les vraies reines de la piste de l’époque étaient, dans les catégories supérieures, les Skyline GT-R KPG10 comme celle-ci, avec son caractéristique radiateur monté devant la calandre. Bien avant que le reste du monde ne la découvre, la GT-R forgeait déjà la légende de ses 3 lettres sur les circuits de l’archipel.

Une activité traditionnelle de la matinée du Nismo festival est une séance libre ou se mêlent voitures actuelles et historiques. Les machines actuelles sortent aux mains des directeurs d’écuries qui en profitent pour essayer l’auto qu’il laissent pendant la saison à leurs pilotes Ici Masahiko Kondo se prépare à quelques tours dans la GT-R de son équipe.

Les protos survivants subissent également un décrassage rituel aux mains des pilotes actuels curieux de comparer avec leurs montures. C’est le cas de cette NP35 de 1991, le pinacle de l’effort de Nissan en Groupe C, construite par Nismo pour le florissant championnat local et en prévision d’un assaut sur le monde qui n’aura pas finalement lieu. Le projet a été rapidement abandonné et cette voiture reste le seul exemplaire construit. Dommage ? C’est un V12 qui se cache sous ces hanches fluides…

Les pilotes maison sont également intronisés temporairement chauffeurs de taxi, emmenant VIPs et fans chanceux dans quelques anciennes autos où on a boulonné pour l’occasion un baquet passager. Benoît Tréluyer a ainsi terrorisé consciencieusement une série de passagers au volant de la R390 du Mans.

Les taxis ne se limitaient pas aux véhicules de compétition, les nouveaux produits de la gamme Nissan étant également mis à contribution comme ce Nissan Juke turbo, mis en vente très récemment au Japon sous le nom de 16 GT Four.

Le Nismo Festival est d’aiileurs l’occasion pour Nissan d’exposer une partie de produits à la clientèle. Voici ce qui se fait de mieux en matière de GT-R avec à droite une Spec V dans le nouveau coloris Aurora Flare Blue Pearl et à gauche la fameuse GT-R Egoist qui offre un intérieur de grand luxe contre une grosse augmentation du prix.

Admirez cette très japonaise combinaison prune et fleur de cerisier…

Autre nouveauté très entourée, la Leaf qui disparaissait sous l’attroupement des curieux. La curiosité du public semble énorme, il faut maintenant voir si le potentiel de cette voiture résiste à l’utilisation dans le monde réel. Questionné par une boutade sur la prochaine disponibilité d’une version Nismo, un responsable de la marque m’a répondu très sérieusement « Mais nous y réfléchissons, figurez-vous ». Je ne sais pas quoi faire encore de cette réponse, mais c’est à suivre.

Mais comme son nom l’indique le Nismo Festival fait la part belle à Nismo. Comme Mugen pour Honda, Nismo se doit de mettre sa patte sur tous les produits de la marque, y compris les moins sportifs. La nouvelle March, Micra sous d’autres cieux, en bénéficie avec cette préparation S-Tune. Est-ce que cela suffit pour réveiller cette nouvelle version bien discrète de la petite « mondiale » de Nissan, je vous en laisse juge.

Mais assez de statique, retour en piste avec le safety car de la série Super GT, bien évidemment une GT-R. Si elle n’a rien de commun avec les machines qui courent dans la série elle-même, elle donne cependant toute satisfaction dans son rôle où elle n’amuse pas le terrain.

Le thème de cette année était « Racing DNA », ce qui a valu aux spectateurs l’occasion de voir en piste des voitures, pour peu de tours malheureusement, qui s’y font désormais rares. Parmi celles-ci l’ultra-célèbre Skyline RS Turbo Tomica Super Silhouette, un monstre cracheur de feu avec l’une des plus extrêmes carrosseries jamais vues sur un circuit. Quelle allure incroyable !

La journée s’est terminée sur la très attendue course de démonstration mettant aux prises les voitures de JGTC et Super GT de l’époque moderne, des Skyline aux GT-R 2010 en passant par les Z. Elles étaient jointes cette année par la GT-R de FIA GT1. Les voitures de ce championnat étant en Argentine pour la dernière épreuve de la saison, c’est la voiture de développement restée au Japon qui s’y collait. Au volant Tréluyer, toujours lui, n’épargnait pas ses efforts pour ne pas se faire trop distancer par les bien plus performantes autos de Super GT qu’il conduit habituellement. Le voilà ici tentant de contenir son équipier Satoshi Motoyama dans sa voiture habituelle.

Pour le bonheur des photographes les Skyline GT-R victorieuses au championnat JGTC GT500 en 1998 et 1999 roulaient de concert avec la Z championne GT300 cette année.

Et la journée se terminait comme chaque année par une cérémonie sur la piste face à la grande tribune où les responsables de Nismo et les pilotes remerciaient les supporters et promettaient de remporter le championnat 2011. A l’année prochaine !

Photos : Yuji Shimizu et PLR

Lire également:
Nismo Festival 2009 – 1 : la GT-R à l’assaut du monde
Nismo Festival 2009 – 2 : GT story
Nismo Festival 2009 – 3 : who’s who

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4 Commentaires sur "Nismo Festival 2010"

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tetdebit
Invité

gé-nial…!

merci pour ce bel article!

FireHair
Invité

Tiens ! Ca ne m’étonnes pas de trouver là !^^

BrainZERO
Invité

Superbe article merci beaucoup!

Stéphane
Invité

Un article d’une qualité EX CEP TION NELLE !!! J’ai tout relu trois fois !!!! Et j’ai appris E NOR ME MENT de choses !!!!!!! Merci INFINIMENT !!!!

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