Accueil Cabriolet Essai Mercedes E 200 CGI Cabriolet : La belle indolente (2/2)

Essai Mercedes E 200 CGI Cabriolet : La belle indolente (2/2)

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Moins puissant de tous les blocs essence proposés, le 200 CGI n’est, en fait, qu’un 4 cylindres de 1.8. Grâce à un turbo, il développe tout de même 184 chevaux. Sachant que la Classe E Cabriolet pèse ici 1 700 kg, l’agrément de conduite et les performances sont elles, au moins en partie, préservés ?

Au démarrage, pas de surprise : aucune vibration et, malheureusement, aucune émotion. La sonorité du moteur est même franchement décevante et le faire monter dans les tours n’arrange rien, bien au contraire. Car si ce petit bloc sait se montrer discret à des régimes raisonnables, il devient franchement bavard une fois les 4 000 tr/mn passés. Et la boite automatique, ici présente, n’arrange en rien ses affaires : avec seulement 5 rapports, elle est aujourd’hui dépassée en matière de réactivité. Mais sa douceur de fonctionnement en fait toujours une référence. Malheureusement, l’association des ces deux éléments n’est pas plus favorable à la consommation qu’aux performances. Sans forcer sur la pédale de droite, la moyenne de notre essai s’est établit aux alentours de 12 l/100 km.

Bon, d’accord, ce cabriolet n’a rien de sportif, mais, à dire vrai, nous nous en doutions quelque peu. En digne Mercedes, c’est sur le plan du confort qu’il se montre magistral. Le calibrage des suspensions est de très haut niveau, la voiture ne prenant que peu de roulis, même en haussant le rythme, et sans que les passagers ne s’en trouvent chahutés. Comme nous l’avons déjà signalé, les sièges offrent un excellent compromis entre maintien et confort, et les jantes – 17″ en série – participent à la très bonne filtration des irrégularités. Le positionnement parait finalement cohérent, la gamme à l’étoile proposant d’autres modèles pour les amateurs de conduite sportive en plein air (Classe SLK et Classe SL, en attendant le futur roadster SLS AMG).

Par contre, les longs trajets décapotés sont parfaitement envisageables. On pense, bien sûr, à l’Aircap, ce déflecteur qui se dresse au sommet de la baie de pare-brise, et à l’Airscarf, déjà connu des SLK et SL. Et pourtant, même avec notre voiture d’essai, dépourvue de ces deux systèmes, nous avons pu rouler de jour comme de nuit, sans ressentir outre-mesure les courants d’air.

Bien évidemment, autant de qualités se payent, et chez Mercedes, c’est souvent (qui a dit toujours ?) au prix fort. En l’occurence, nous parlons ici de 52 700 € ! Pour cette somme, vous avez tout de même droit à une panoplie sécuritaire complète (dont 9 airbags et le système préventif Pre-Safe) mais également à la plupart des équipements « haut de gamme » indispensables à ce niveau de tarif : sellerie cuir, climatisation automatique bi-zone, GPS couleur à cartographie Europe et chargeur DVD, sièges à réglages partiellement électriques… Sa plus proche concurrente, l’Audi A5 Cabriolet 2.0 TFSI 180 Ambition Luxe Multitronic, s’affiche, elle, à 51 470 €. Une différence relativement faible, surtout à ce niveau de prix. Mais l’A5 se montre plus généreuse en terme d’équipement de série…

Au final, la Classe E Cabriolet ne réserve pas de véritables surprises : elle ravira les amateurs des véhicules de l’étoile. Quant aux autres, ils pourront toujours s’orienter ver l’Audi pré-citée, la BMW Série 3 CC, ou la rescapée Saab 9-3 Cabriolet.

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