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Tokyo Concours d’Elégance 2010 : classe C, 1946-1960

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Après la seconde guerre mondiale, l’automobile subit en quinze ans une période en fast forward, repartant de là où les choses en étaient restées avant le conflit et y appliquant les leçons technologiques et industrielles apprises pendant. Les carrosseries se font enveloppantes, les constructions plus compactes et plus légères et les stylistes, en premier lieu les Italiens, peuvent exercer au mieux leur talent.

La catégorie 1946-1960 au Tokyo Concours d’Elegance est en gros séparée en deux groupes : les anglaises, qui continuent dans le grand luxe et l’opulence réminiscente des années 30, et les italiennes, racées, élégantes et fluides.

L’Alfa Romeo C62500 Freccia d’Oro témoigne des grands heures du constructeur d’Arese comme fournisseur de voitures de luxe. Ce coupé de 1947 est très connu puisqu’il a joué un rôle important dans un film majeur de l’histoire du cinéma : c’est cette auto qui explose lors de l’exil de Michael Corleone en Sicile, tuant sa jeune épouse, dans le Parrain. Une péripétie dont la voiture s’est parfaitement remise.

Datant de la même période, un autre coupé italien, la Maserati A6-1500, démontre le savoir faire d’un déjà grand de la carrosserie italienne, Pininfarina, qui signe le style de cette sportive qui s’illustrera en compétition, notamment aux Mille Miglia.

Quel contraste avec les anglaises de la même époque, qui ressemblaient comme deux gouttes d’eau à leur ainées de la décennie précédente, telle cette Jaguar Mark V Drop Head Coupe de 1949 et ces deux Rolls-Royce Silver Wraith de 1950.

Le changement viendra plus lentement, comme en témoigne cette très belle Jaguar XK150 qui date de 1960 mais porte encore les codes stylistiques de la décennie précédente.

Pendant ce temps, les grandes Carrozzeria Italiennes affinaient leur art, comme Zagato qui frappe de son Z la petite Moretti 750 Sport de 1950, Pininfarina et l’exquise Lancia Aurilia B24 de 1956, Touring Superleggera et la très élégante Alfa Romeo 1900CSS et Bertone pour l’inoubliable Giulietta Sprint Veloce, toutes deux de 1957.

Il convient de ne pas oublier celle que l’on voit ici derrière une OSCA MT4 Tipo2, la 356 Speedster, même si elle n’avait pas encore à l’époque, 1955, l’aura qu’allait apporter à Porsche ses futurs succès en compétition et son modèle plus que parfait, la 911.

La reine des allemandes des années 50, et peut-être la reine de la production mondiale de son temps c’était la Mercedes 300SL. Il n’y avait pas de 300SL en lice dans le Concours d’Elegance, mais Mercedes Benz en avait cependant apporté deux, exposées à côté de ce que la marque a à offrir de mieux en 2010 : l’héritière officielle, la SLS AMG, et la dernière incarnation, exceptionnelle et extrêmement rare, de la SLR : la SLR Stirling Moss. Une auto qui aura parfaitement sa place dans les concours d’élégance des prochaines décennies.

Crédit photos : PLR/le blog auto

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