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Mariage DTM – Super GT : les Japonais font le premier pas

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Depuis le voyage des officiels du DTM sur l’épreuve de Motegi en fin d’année dernière, les discussions vont bon train entre les deux organisations avec le but ambitieux et louable d’harmoniser les règlementations afin de permettre aux uns et aux autres de participer aux deux championnats. Pas simple, tant les deux protagonistes de cette négociation partagent un trait commun : l’insularité de leurs séries respectives qui fonctionnent très bien grâce à des années d’adaptations règlementaires subtiles destinées à contenter les acteurs qui sont d’un côté comme de l’autre les constructeurs nationaux. Jusqu’à présent, les réunions ont surtout servi à se rendre compte de la difficulté de la tâche, et à repousser l’éventuelle règlementation commune à 2015, un horizon plus réaliste que la première date de 2012 annoncée dans l’enthousiasme initial (le point d’achoppement étant, de façon prévisible, que les Japonais ne veulent pas dépendre des Allemands pour la fabrication de tout ou partie de leurs autos, et vice versa). Mais un signe encourageant est apparu avec la publication cette semaine par la Japan Automobile Federation des aménagements au règlement du Super GT pour 2012.

Les articles de réglement complémentaires annoncés concernent la catégorie vedette GT500, celle qui accueille les constructeurs. A partir de la saison 2012, donc, les berlines 4 portes seront acceptées, en même temps que les évolutions aérodynamiques en cours de saison seront sévèrement réglementées (un update en cours de saison, qui doit être déclaré deux mois en avance). Il s’agit clairement d’une ouverture vers le DTM, qu’on peut interpréter de deux façons.

La première est d’augmenter d’ores et déjà la compatibilité du Super GT avec le DTM pour offrir une opportunité à tout ou partie des constructeurs allemands qui souhaitent s’engager au plus tôt en Super GT sans attendre le chimérique réglement unifié. Le cas échéant, le Super GT comme le DTM sont passés maîtres dans l’art de ramener les performances de tout le monde sur le même plan à coup de brides, de lest et d’ajustements aérodynamiques.

La seconde interprétation possible, proche de la première, concerne plus directement Toyota. L’actuelle seconde mouture de la SC 430 verra probablement sa troisième année de carrière en 2011, ce qui correspond à la durée de vie habituelle d’une voiture de Super GT. Il faudra la remplacer en 2012 et une berline Lexus, correspondant au nouveau modèle IS ou GS, serait tout à fait envisageable (si jamais ce n’est pas la FT-86 qui s’y colle), avec l’avantage de pouvoir la développer en parallèle pour une participation en DTM, un projet qui traîne chez Toyota depuis plusieurs années (on se souvient de la mystérieuse Lexus IS « DTM-like », sur la photo en en-tête de ce post, présentée au Tokyo Auto Salon en 2008 sans le moindre commentaire de la part de Toyota et jamais revue depuis). La chose paraît d’autant plus plausible que le troisième changement réglementaire dévoilé pour le Super GT 2012 concerne l’autorisation de l’utilisation des freins récupérateur d’énergie (KERS) qui cadrent bien avec la politique de communication « tout hybride » de Toyota.

Dans tous les cas, la convergence est en marche, et si elle est bien menée pourrait nous donner, sachant que les Américains du Grand Am veulent en être aussi, une série du tonnerre.

Source : JAF via Autosport Japan

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