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Essai exclusif Hyundai Genesis Coupé 2.0T : nouvelle Hyundai, vieille Europe (1/2)

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Initialement réservé aux marchés nord-américains et asiatiques, le coupé Hyundai Genesis connaîtra finalement aussi une carrière européenne dès le début de l’an prochain. Six mois avant sa commercialisation chez nous, nous avons eu la chance de prendre en main un des très rares exemplaires (américains) débarqués sur le vieux continent.  Et déjà, une première question se pose : dans six mois, nous, européens, serons-nous prêts ?

Prêts à accueillir comme il se doit ce coupé haut de gamme ? Prêts à y mettre le prix ? Prêts à troquer nos habitudes d’acheteurs d’allemandes dans ce domaine pour oser acheter autre chose ? Prêts à changer ?

Car disons-le sans détour, elle est plutôt bien née, cette Genesis. Mais nous, (pauvres) européens sommes trop attachés à l’image des constructeurs traditionnels de notre continent que pour oser regarder ce qui se fait ailleurs. Pour preuve, les regards lancés par les piétons au passage de cet Hyundai, plus interrogatifs que vraiment admiratifs, et les commentaires recueillis ressemblant souvent à ça : «C’est une Hyundai, ça ? Elle est plutôt pas mal. Mais ça couter cher ? 27 à 30.000 euros ? Il faut être fou pour mettre autant d’argent pour une Hyundai… ». Voilà en résumé la pensée populaire lorsque l’on parle de Hyundai dans nos contrées. Il n’y a d’ailleurs qu’à regarder les courbes de ventes du ix55 comparées à celles d’un Touareg V6 TDI, pourtant plus cher et moins équipé…

Le constructeur coréen poursuit depuis plusieurs années une politique de montée en gamme de ses modèles, qui lui réussit plutôt bien…en dehors de l’Europe à nouveau. Car étrangement, chez nous, le constructeur coréen conserve toujours cette image un peu désuète et erronée de véhicules «low-cost». Heureusement, l’évolution est en marche comme semblent le confirmer les beaux succès enregistrés par le Santa Fe, et, surtout, le ix35.

Malgré tout, cette Genesis avait déclenché un tel engouement sur tous les salons européens sur lesquels elle était présentée qu’il a poussé Hyundai à donner son feu vert à une commercialisation sur le vieux continent. Un premier indicateur qui peut laisser espérer un succès aux dirigeants de la marque.

Sur les marchés américains et coréens, où cette Genesis Coupé est vendue depuis 2008, Hyundai la positionne comme une concurrente aux BMW Série 3 coupé et Audi A5 Coupé. Il faut dire qu’avec ses 4,63 mètres de long, la Genesis se trouve en plein dans les tailles de ses rivales en termes de dimensions (4,61 et 4,62 mètres). Mais les similitudes avec les teutonnes s’arrêtent là. En matière de style, pas de doute, la Genesis a bien des origines asiatiques avec ses traits galbés associant courbes et arrêtes vives et ses blocs optiques aux yeux bridés à l’avant. La partie la plus réussie à mon sens est certainement la partie arrière, avec ces grands feux débordant sur les ailes, ce diffuseur d’air intégrant deux sorties d’échappement qui entourent la plaque d’immatriculation ou encore cet imposant aileron posé sur le sommet de la malle (option). Vue de l’arrière, on pourrait même prendre cette Genesis pour une Peugeot 406 Coupé qui se serait gavée aux anabolisants. Avouez qu’il y a pire…

Mais si Hyundai vise les mêmes cibles citées plus haut sur le vieux continent, il faudra vraiment que le constructeur mette le paquet sur l’aménagement intérieur, point sur lequel les acheteurs européens sont nettement plus pointilleux que n’importe quels autres de part le monde. Et sur ce point, la Genesis marque le pas. Rien d’indigent, loin de là, mais les plastiques noirs et faux alu qui garnissent l’habitacle sont nettement moins valorisants que les inserts en aluminium brossé ou en bois véritable que l’on peut retrouver chez les deux concurrentes, tout comme l’écran monochrome au sommet de la console centrale, un peu cheap. Des détails que le constructeur nous promet mis à jour avant le débarquement européen de l’auto. On l’espère car, du reste, l’habitacle est agréable à vivre, notamment grâce au toit ouvrant vitré qui laisse pénétrer pas mal de lumière à bord, joliment dessiné, comme ces compteurs très «profilés» derrière le volant, et profite d’une belle habitabilité (normal, avec son mètre quatre-vingt six de large), y compris aux places arrière. A ce sujet d’ailleurs, le Genesis est un coupé 2+2. Mais contrairement au défaut récurrent de ce genre de proposition, ce n’est cette fois pas au niveau des jambes qu’il manque d’espace, mais au niveau de la tête. Ces places seront donc à réserver à des enfants et/ou adolescents.4

Et puis, me direz-vous, le tarif sera quand même inférieur de 15.000 euros à celui d’une A5 2.0 TFSI 211…de base.  De quoi se montrer beaucoup moins tatillon sur ces points de détails, d’autant qu’aux USA, la Genesis 2.0T est vendue sous forme d’une série toute équipée, pratiquement sans options, comprenant (sur notre voiture d’essai) le démarrage mains libres, la climatisation automatique, l’autoradio CD-MP3-AUX-iPod avec commandes au volant, la connexion Bluetooth et les sièges chauffants.

De manière plus réaliste, cette Genesis Coupé devrait plutôt avoir chez nous la charge d’aller chasser sur les terres des Renault Laguna Coupé et Peugeot 407 Coupé, ce qui n’est déjà pas si mal…

Lire également :
Essai exclusif Hyundai Genesis Coupé 2.0T : les moyens de ses ambitions (2/2)

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