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Essai Infiniti FX37S Limited Edition: Unlimited sex appeal

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Il y a maintenant pas mal de temps, mon collègue Nicolas Meunier vous présentait le superbe Infiniti FX50S. C’est en attendant la nouvelle berline M, future star de la marque, que nous avons pris en main la version limitée du FX équipé cette fois ci du V6 que l’on trouve notamment sur le 370Z et sur tout le reste de la gamme Infiniti.

Je vais d’abord prendre le temps de vous raconter une petite anecdote qui vous permettra de comprendre le lien entre les deux véhicules sur les photos. C’est l’histoire d’un vieux rêve d’enfant, petit mes parents m’ont un jour fait découvrir la Ferté-Alais, enfin plus précisément sa base aérienne qu’elle partage avec Cerny. Celle qui accueille chaque année un meeting composé de vieux coucous datant d’avant guerre ou ayant participé aux deux grandes qui ont marqué notre histoire. De cette découverte, une curiosité ou plutôt une passion est née pour ses dieux des cieux. Et c’est plus de quinze ans plus tard que cette passion en rejoint une autre plus grande, plus vivace, celle de l’automobile. Cela remonte à environ deux semaines, pour le plaisir je suis allé voir le bombardier Boeing B17-G Flying Fortress nommé Pink Lady que la base à récemment acquise (Celui basé autrefois à Orly). Le B-17 dans son ultime évolution G est, comme son nom l’indique une véritable forteresse volante. Avec 12 mitrailleuses cal .50 ce bombardier quadri-moteurs était à l’époque un monstre des airs, et celui-ci plus particulièrement est un des B-17 restant à n’avoir presque jamais arrêté de voler. Il effectua 6 missions en Europe jusqu’à la fin des hostilités, puis sa carrière fut bien plus pacifique au sein de l’IGN ou ses mitrailleuses furent remplacés par du matériel de relevé aérien. Sa carrière cinématographique est aussi à citer avec une apparition dans « La Grande Vadrouille » et « La Bande à César », mais ce n’est pas lui qui fut prêté par l’IGN pour retracer la vie du plus célèbre des bombardiers américain dans le film « The Memphis Belle ». Pour finir enfin dans les meeting aériens ou l’association « Forteresse toujours volante » se bat aujourd’hui pour continuer à le faire voler.

Mais comme vous pouvez le voir, arrivé sur place celui-ci était malheureusement bâché, mais qu’elle n’a pas été notre surprise de voir en lieu et place du traditionnel avion en phase d’abandon à l’entrée de la base un magnifique Douglas C-47 Skytrain alias Dakota, modèle militaire du fameux DC-3 parfaitement entretenu. C’est alors qu’a germé dans mon esprit tortueux l’idée de mélanger les deux monstres, l’un presque minuscule face à l’autre, erreur d’échelle.

Minuscule, oui le FX37S Limited Édition l’est face à l’énorme C47, faisant lui-même office de transporteur moyen dans l’armée américaine. Personnellement (Et cet avis l’est totalement) je ne suis pas un amateur de SUV. Je m’explique ils sont trop massifs, trop imposants, trop lourds, bref, ils sont trop tout, caricature entre coupé et véhicule spécialisé dans le tout terrain. Mais le FX lui m’hypnotise, inexplicable,  et malgré le fait qu’il rentre parfaitement dans les critères cités plus haut, je trouve indéniablement ce véhicule beau, harmonieux. Si vous aimez une voiture qui ne passe pas inaperçue, le FX est pour vous. Et qui plus en en Limited Edition avec la couleur optionnelle Moonlight White Pearl, un blanc perlé qui en sublime la ligne, un gros coupé sur quatre pattes démesurées. Le plus somptueux dans tout cela, c’est le contraste qu’offre ce blanc avec tous les détails de carrosserie peints en gris graphite dont les jantes turbine de 21 pouces, un vrai petit bijou. Pour la petite histoire, cette édition spéciale est issue d’une autre édition spéciale dévoilée au salon de Francfort 2009 crée elle par CRD, une filiale de Brabus (Ah voilà tout s’explique).

Toujours est-il que le choc visuel extérieur s’étend également à l’intérieur, et aussi incroyable que cela puisse paraitre, on est immédiatement impressionnés par la qualité de la réalisation. Imaginez seulement rentrer dans une voiture limitée à 100 exemplaires en Europe avec seulement 10 modèles pour 10 heureux Français, on à la tête qui tourne? Heureusement non, mais on apprécie d’autant plus ce modèle, le 78 ème plus exactement, sachant qu’il est réalisé avec une certaine exclusivité.

Effectivement une fois accueilli par les seuils de porte illuminés Infiniti et bien installé, l’odeur à l’intérieur flatte les narines, ça sent bon le cuir, qui lui recouvre tout ou presque, le tableau de bord n’est pas épargné et se voit tapissé de cette matière avec de bien belles surpiqures contrastées couleur marron en accord avec l’autre matière noble et en vogue ses dernier temps, la fibre. Le dit carbone marron flatte l’œil, que l’on retrouve disséminé un peu partout, de la console centrale jusqu’au placages de portes en passant par les buses d’aération. C’est pour vous dire le niveau de finition du véhicule, les choses n’ont pas été faites à moitié. Le siège reculé s’avance automatiquement une fois le contact mis (ce grâce au démarrage sans clé, et bien oui, vous vous attendiez vraiment à une clé normale?). Bref, le travail de CRD est d’une qualité irréprochable, on regrettera juste la lunette de l’horloge centrale en matière plastique qui fait tache tant celle-ci est bien intégrée. Et bien entendu, le petit plus, la touche de luxe, c’est l’alcantara noir avec surpiqure marron qui court sur tout le pavillon, frôlant ainsi la perfection, magnifique.

La place à l’intérieur est royale tout comme le confort, on a immédiatement l’impression de rentrer dans un cocon protecteur, et l’on ne peut s’empêcher de penser qu’a l’intérieur de ce tank il ne peut rien nous arriver, ou presque. Mais c’est une erreur de penser cela, et nous verrons pourquoi juste après. La position de conduite est idéale, même si légèrement trop haute, mais n’oublions pas que nous sommes dans un SUV, la vue sur le capot tout en arrondi nous fait penser à une vague,  mais également au capot d’une 911. L’ergonomie est presque parfaite, seuls quelques réglages comme les commandes du connectiviti imposent soit un bref arrêt ou bien prendre le risque de quitter la route des yeux plus longtemps que nécessaire, bien entendu, il est préférable d’opter pour la première option. A l’arrière on retrouve le même luxe et le même confort, le duo cuir/carbone toujours aussi affriolant, avec un espace plus que suffisant pour deux personnes et une place d’appoint centrale qui peut éventuellement être remplacée par un accoudoir, rien de bien nouveau. Seul petit bémol à noter pour les plus pratiques d’entre nous, le coffre, d’un diamètre ridicule (410 litres) qui aura toutes les peines du monde à contenir les affaire d’une famille complète. Cela étant dû à la roue de secours, et oui une roue de secours de 21 pouces ça prend de la place !

Une fois installé, le siège réglé en long en large et les rétroviseurs au point, il est temps de mettre le contact.  On s’imagine de prime abord qu’avec « seulement » 320 chevaux, le V6 3.7L pourrait avoir du mal à déplacer les 2.1 tonnes de ce monstre de technologie, comparé aux Cayenne Turbo et autres BMW X6 M disposant eux de plus de 500 chevaux.

Et plus ridicule encore face aux deux Pratt & Whitney R-1830-92 du C-47 développant tout deux 1200 chevaux (895 W), le V6 Infiniti est finalement largement suffisant pour provoquer le grand frisson. Ne serait-ce qu’au démarrage, le moteur se fait immédiatement entendre, gentillement, mais surement. Alors commence le concert, le moteur allie une puissance plus que suffisante tout en offrant une sonorité des plus sympathique. Le 6 Cylindres se fait peu expressif jusqu’à 3500 tr/min et hurle littéralement jusqu’à l’approche des 7500 tours, juste avant d’entrer dans la zone rouge ! Et pour le petit coté fun, vous pouvez, quand l’envie vous prend utiliser les palettes au volant en magnésium comme sur une supercar, pour de vrai. Mais quoi qu’il en soit le mode auto suffira amplement surtout en écrasant la pédale d’accélération, provoquant ainsi le kick-down qui d’un coté vous collera au siège, et d’un autre déclenchera le hurlement du V6 à n’en plus finir, jouissif.

Quitte à parler performances pures, le 0 à 100 km/h s’effectue en moins de temps qu’il n’en faut pour compter jusqu’à sept. La vitesse maximale elle flirte avec les 233 km/h, sur circuit bien évidement. Le comportement routier est sain, mais au delà d’une certaine vitesse la voiture devient de moins en moins prévisible sur toute route qui n’est pas lisse comme un plan de travail, prenant une fâcheuse tendance à gigoter et on a intérêt à bien tenir le volant si on ne veut pas se retrouver dans le fossé. La solution à ce problème tient dans un petit bouton à coté du réglage de la température du siège, il s’agit des suspensions que l’on peut passer du mode « Auto » à sport. Le confort en prend un coup, mais la conduite devient plus facile à gérer et la peur de finir sur le bas coté disparait. Magique. Mais malgré cela inutile de monter d’un cran, car les 2.1 tonnes de l’engin ne facilitent pas la sportivité. Le grand frisson est là, mais pas au point d’augmenter follement le rythme, l’âme de ce moteur tient plus dans sa sonorité dantesque qui flatte l’ouïe et la puissance de ses relances plutôt que dans sa capacité à prendre un virage en S à grande vitesse. Le petit point négatif qui vient légèrement noircir un tableau de compliments, c’est la consommation. Qui vous vous en doutez n’est pas le terrain de prédilection de ce genre de véhicule. Autant le dire de suite et sans détour, n’espérez pas dépasser les 400 – 450 km avec un réservoir de 90 litres.

Comment dire, en un mot il serait difficile de décrire ce véhicule qui malgré un prix de 72 350 € (sans la peinture Moonlight White Pearl) pour la version V6 et 85 150 € pour avoir la version V8 de 390 chevaux, offre de véritables prestations de SUV haut de gamme avec en plus une ligne à couper le souffle qui ne passera jamais inaperçu, certains diront que c’est une voiture de flambeur, d’autre une voiture possédant un sex appeal indiscutable, à vous de voir.

Remerciement

Je voudrais remercier Claude hugot pour le prêt de cette voiture et la SCI Aérodrome Salis ainsi que l’Amicale Jean-Baptiste Salis qui m’ont très gentiment autorisé à prendre des photos de l’Infiniti à coté de leur C47. A ce propos si vous êtes fan d’aéronautique ou d’aviation tout simplement, je vous conseille de vous rendre à l’aérodrome de la Ferté-Alais pour le grand meeting annuel qui se déroulera le 22 & 23 Mai et qui accueillera pendant cette période une flotte d’avion de tout sorte, du Blériot qui traversa la Manche au Skyraider en passant par le Focker DR1, le fameux tri-plan du Baron Manfred Von Richthofen mais aussi le Chance Vought Corsair, le North American P51-D Mustang et bien autre avion de légende ou tout simplement d’acrobatie, pour plus de renseignements, je vous invite à vous rendre sur le site de l’Amicale: www.ajbs.fr

Galerie Infiniti FX37S Limited Edition

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