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Matthew Broderick: « N’achetez pas mon ex-« Ferrari »! »

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Vous voulez un morceau des années 80? La fausse Ferrari 250 GT California du film La folle journée de Ferris Bueller sera mise aux enchères le 19 avril. Mais Matthew Broderick (qui jouait le rôle-titre) vous déconseille de l’acheter.

La folle journée de Ferris Bueller (Ferris Bueller’s day off, en V.O.) n’a pas marqué les esprits de ce côté-ci de l’Atlantique. Aux USA, en revanche, ce teen movie de 1986 est considéré comme « LE » film pour ados.

Le « pitch » est simple: un lycéen hyper-cool de Chicago, Ferris Bueller (Matthew Broderick, 24 ans au moment du tournage) veut sécher les cours parce qu’il fait beau et parce qu’il a un examen. Il embarque sa copine, Sloane (Miara Sara, 19 ans en 1986) et un ami un peu loser, Cameron (Alan Ruck, 29 ans en 1986.) Ils vont faire les [censuré] toute la journée, tout en cherchant à esquiver leur conseiller en éducation.

Le réalisateur est un tâcheron d’Hollywood, John Hughes. On lui doit Beethoven, Maman j’ai râté l’avion, Denis la malice, coup de foudre à Manhattan, les 101 Dalmatiens (le film) et l’essentiel des films diffusés par M6 pendant les fêtes de fin d’année.

Pourquoi est-ce que Bueller s’encombre de Cameron?
Des fans pensent parce qu’en fait, Bueller et Sloane n’existent que dans l’esprit d’un Cameron tourmenté et en mal d’ami (une scène où Cameron parle tout seul rappelle étrangement Fight club…)
Mais la raison officielle, c’est que le père de Cameron possède une maison au fond des bois. A l’intérieur de cette maison, il y a une MG TC et surtout, une Ferrari 250 GT California série 2 de 1961:

Dans le film, Cameron possède une Alfa Romeo Alfetta (« 2000 » aux U.S.A.), mais c’est tellement plus excitant d’emprunter la voiture paternelle, à son insu…

Bueller en prend le volant et au cours de la folle équipée, la voiture sera maltraitée.

Evidemment, il était hors de question d’abimer une vrai Ferrari. Alors la production utilisera 4 voitures:

– Une vraie Ferrari dans la maison/garage, le temps de faire des gros plans sur les logos.

– Une première réplique sur base MG B pour les scènes où ils roulent:

– Une deuxième réplique sur base MG B, avec un intérieur plus soigné, pour les gros plans:

– Une troisième réplique, sans moteur et sans intérieur, pour la dernière scène de la « Ferrari ». Suite à un mauvais geste de Bueller, elle part en roue libre dans la maison (sans occupant), brise une vitre et tombe à la renverse dans le vide.

Avec le choc, le capot (en fibre de verre, comme le reste), s’est brisé en deux. Lors du tournage, le réalisateur posera quelques branches là, afin de masquer une cassure qui trahissait le matériaux de la carrosserie…

Après le film, un millionnaire racheta l’une des deux répliques. Il la détruisit afin de faire un happening sur « la mort des années 80 ».

Des petits malins ont construit d’autres fausses Ferrari, puis ils ont vendu à des gogos « la voiture de Ferris Bueller. »

Celle mise en vente à Londres serait la « vraie » réplique survivante. Elle pourrait atteindre entre 45 000$ et 60 000$.

Matthew Broderick (désormais surtout connu comme étant « monsieur Sarah Jessica Parker ») a été interrogé sur ses souvenirs de la voiture.
Il se souvient surtout que la plupart du temps, elle refusait de démarrer. Il précise « qu’il ne veut pas diminuer la valeur de la voiture, mais qu’elle n’était pas fiable du tout. »

Source:
New York Magazine

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