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Essai Tesla Roadster Sport : sportive et/ou électrique ? (2/2)

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On file donc vers l’arrière-pays, plus propice à notre essai, les routes tortueuses y sont un terrain de jeu idéal.

Les routes humides le jour de notre essai pouvaient laisser craindre des problèmes de motricité, avec un couple qui arrive dès 0 tr/min. Il n’en est rien, grâce à un anti patinage finement calibré. Quant à l’adhérence, elle s’avère d’un excellent niveau, permettant des vitesses de passages qu’on n’aurait normalement pas osé aborder par ce temps. La direction demande elle un peu d’apprentissage pour qui, comme moi, n’est pas habitué à conduire des voitures sans assistance de direction. Celle-ci devient de plus en plus légère avec la vitesse, gardant toutefois une bonne précision, en partie grâce à un petit volant à la prise en main bien agréable. On reprochera par contre un train avant un peu sautillant sur certaines irrégularités.

Voilà donc pour ce que nous avons ressenti sur le plan dynamique lors de cette prise en mains, qui est restée un peu courte pour avoir un bon aperçu des capacités de la Tesla à ses limites. Par contre, qu’en est-il des sensations éprouvées à son volant, spécifique de son mode de propulsion ? C’est finalement là que réside l’intérêt de ce Roadster Sport. La fée électricité permet une accélération forte et continue, très linéaire. Cela n’a pas la violence d’une sportive thermique équivalente, ni même d’une petite Abarth (qui mise beaucoup sur cette sensation de brutalité), absence de boîte de vitesse oblige. C’est un peu comme si on conduisait une voiture très puissante à boîte CVT. Et il y a le bruit. Il ne faut pas dire qu’une voiture électrique ne fait pas de bruit. Pour la Tesla, c’est vrai en dessous d’une certaine vitesse (ce qui oblige à faire attention aux piétons en ville). Mais l’accélération produit une sorte de sifflement, bien moins fort que le bruit d’un flat-six Porsche, par exemple, qui a son charme. Bien sûr, vous n’avez pas de symphonie à l’approche de la zone rouge. Bien sûr, vous n’avez pas ce borborygme au démarrage. Bien sûr, vous n’avez pas ce jappement au talon-pointe. Cela dit, cette accélération au bruit étrange offre une sensation nouvelle, une sportivité (il faut bien utiliser ce terme, puisque les performances l’autorisent) d’un autre genre. En plus, il vous faut réapprendre à conduire pour mener efficacement le Roadster Sport. Ce frein moteur au lever de pied est une donnée qui change totalement la conduite sportive, un paramètre à prendre absolument en compte pour s’amuser sur la corniche.

On pourrait trouver, à première vue que le Roadster Sport Tesla est cher. Mais pour cela, il faut d’abord déterminer quelle est sa concurrence. Et si on raisonne en accélération, on se retrouve face à des Corvette Z06, Dodge Viper ou Porsche 911 Turbo aux tarifs bien plus élevés. Il semble donc que cette Tesla en donne pour son argent. Mais est-il réellement judicieux de comparer la Tesla à des concurrentes thermiques ? Oui et non. Tout dépend de quel point de vue on se place. Si on veut une sportive, assurément. Si on veut une voiture électrique utilisable au quotidien et luxueuse, certainement pas. L’esprit pionnier qui anime ce dernier type de clientèle les pousse à se diriger vers le Roadster qui est pour l’instant la seule offre du marché. Et on peut alors dire que le Roadster ne leur est pas vraiment adaptée, du fait de sa base de Lotus un brin trop radicale. C’est pour eux que le Roadster se pare de cuir à l’intérieur, pour eux que la carrosserie adopte des lignes plus policées. Pour eux que cette sportive se prend pour une GT. Heureusement, tout cela n’a pas d’influence sur l’efficacité de cet engin. Mais on peut penser que ce n’est qu’un masque en attendant la Model S qui leur sera vraiment destinée. Il faut donc considérer la Tesla Roadster Sport pour ce qu’elle est, une sportive (avec tout ce que cela comporte comme contraintes d’utilisation au quotidien) au mode de propulsion inédit. Et à l’autonomie largement suffisante pour les ballades qu’on fait avec ce genre d’autos.

Tesla Store Monaco au 4, bd des Moulins (site web)

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