Accueil 4x4 Essai BMW X6 M : « Et c’est qui le lion maintenant ? »

Essai BMW X6 M : « Et c’est qui le lion maintenant ? »

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Quand on est un motoriste de renom tel que BMW, on ne peut accepter de se laisser ridiculiser par la concurrence sur quelque segment que ce soit. Pourtant, jusqu’alors, le constructeur Bavarois était la risée du segment des SUV musclés «à vocation sportive» duquel il était tout simplement absent. Mais si la riposte se fit longtemps attendre, elle fut sans merci, puisque lors du Salon de New York 2009, ce sont conjointement les X5 et X6 qui ont eu droit à leur cure de stéroïdes anabolisants, surpassant ainsi la concurrence.

Car jusqu’alors, le summum des motorisations disponibles sur les SUV du constructeur était le V8 4.8l de 355 chevaux sur le X5 et le V8 4.4l de 407 chevaux, identique à celui de la 550i, sur le X6. Tout deux ne déméritaient pas et assuraient déjà des performances plus qu’enviables, mais se montraient tout de même un peu juste face à une concurrence aux crocs de plus en plus acérés comme le Mercedes M63 AMG, les Porsche Cayenne Turbo et Turbo S ou le duo de Range Rover/ Range Rover Sport Supercharged. Tous revendiquent en effet plus de 500 chevaux, et même jusqu’à 550 pour le Cayenne Turbo S.

BMW a alors pris sa revanche et lavé ces trop longues années d’absence sur le segment en proposant ses deux modèles équipés d’un seul et même moteur : le V8 4.4l bardé de deux turbos portant sa puissance totale à…555 chevaux. Propulsant ainsi ses deux modèles au sommet de la hiérarchie.
Non contents d’être les premiers SUV de le marque à recevoir l’insigne emblème M, nos deux protagonistes cumulent les «premières» au sein de la division Motorsport : c’est en effet la première fois que des véhicules badgés M sont dotés d’une transmission intégrale, qu’ils utilisent le V8 TwinScroll et qu’ils utilisent la nouvelle boîte automatique M Sports.

La présence d’un si gros V8 sous le capot nécessite un refroidissement conséquent, qui explique les échancrures démesurées pratiquées dans les boucliers avant du X6 M, modèle qui nous intéresse aujourd’hui. Celles-ci prennent d’ailleurs tellement de place qu’il faut faire une croix sur les phares antibrouillard. Mais pour le reste, à part le bouclier arrière qui intègre un faux diffuseur d’air bardé de quatre embouts d’échappement, la ligne de l’auto reste finalement fort conventionnelle. Il faut dire que la couleur gris anthracite combinée à des jantes fort sages (pourtant badgées Motorsport) montées de gros boudins de notre modèle d’essai ne mettent pas vraiment en valeur la musculature de ce X6 M.

Mais la grande question que l’on se pose, c’est bien entendu l’utilité de telles propositions dans la gamme d’un constructeur qui, en plus de son image sportive, surfe également sur la vague «verte» ces derniers temps, avec ses fameux EfficientDynamics. Alors oui, osons le dire, ça ne sert à rien, si ce n’est de vitrine technologique à la marque. Et puis, avec un prix du gallon à la pompe redevenu acceptable, les américains risquent fort d’apprécier. Deux arguments non négligeables dans le chef de BMW.

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