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Nismo Festival 2009 – 3 : who’s who

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Outre la possibilité de voir les voitures de près, le Nismo Festival permet aussi au public d’approcher les acteurs, c’est-à-dire les pilotes, ingénieurs, mécaniciens et même les cadres de Nissan Motorsport. Pour certains chanceux, c’est même la possibilité d’engranger de grands souvenirs, comme par exemple pour les occupants de ce Nissan El Grande conduit par un Satoshi Motoyama enragé à qui personne n’a dit qu’il n’était pas dans sa GT-R de Super GT. Ils n’oublieront pas de sitôt ce tour de circuit. La plupart des pilotes sont des stars que connaissent très bien les fans japonais, mais comme ce n’est pas forcément le cas pour nous voici une petite présentation des personnalités les plus importantes de Nismo avec qui on pouvait fraterniser le week-end dernier au Fuji Speedway.


Pour commencer, voilà le chauffeur de camionnette sans son casque : Satoshi Motoyama est un des pilotes japonais les plus titrés dans son pays, et le pilote vedette de Nismo. Quadruple champion de Formula Nippon, il a même été à deux doigts de la F1 avec une séance d’essais libres pour Jordan au Grand Prix du Japon 2003 et des essais pour Renault la saison suivante. Il est pilote Nissan depuis 1996 et a remporté 3 fois le championnat GT. Il forme depuis 2008 la paire de pointe de Nismo en compagnie de Benoît Tréluyer.

Le pilote français que nous connaissons bien au blog auto était bien sûr là aussi, et il avait entre autres en charge ce dimanche une des GT-R GT1. S’il est actuellement à la recherche d’un bon volant en endurance européenne, ce ne devrait cependant pas être au volant de la GT-R mais plutôt dans une LMP1. Cela ne l’empêchera pas, à la joie de ses nombreux fans japonais, de continuer en 2010 en Super GT avec l’objectif de ramener chez Nismo la couronne perdue de peu cette année.

Mais Tréluyer n’est pas le seul pilote français au volant d’une GT-R. On retrouve en effet dans l’équipage de la GT-R Impul un des nombreux Sébastiens du sport auto français de haut niveau, Sébastien Philippe (si vous nourrissez des ambitions pour votre enfant en sport auto, le prénommer Sébastien est un bon début). Champion de F3 japonaise en 2000, il a conduit en GT pour Honda depuis cette date jusqu’en 2006 avant de rejoindre le giron de Nissan. Avec 8 victoires au compteur il reste une des valeurs sûres de la discipline même si la saison 2009 du team Impul n’a pas été à la hauteur des espérances.

Autre pilier de Nismo ne disposant pas du passeport japonais, l’Allemand Michael Krumm. Même si il n’a pas la nationalité, Krumm est sans doute le plus japonais du contingent « gaijin » du constructeur. Parlant parfaitement la langue, il est marié avec la célèbre tenniswoman Kimiko Date et apparaît régulièrement dans les média locaux. Lui aussi champion de F3 japonaise, en 1994, il a couru en GT d’abord avec Toyota, avec qui il a remporté le championnat 1997 en compagnie de Pedro de la Rosa. Il a ensuite rejoint Nissan, remportant le titre en 2003. En 2009 il s’est consacré au développement de la GT1, et continuera en Europe en 2010.

Après les pilotes, les patrons d’écurie, qui sont également anciens pilotes, raison pour laquelle on les retrouvait au volant. Pour commencer, le plus jeune du lot, Masahiko « Matchy » Kondo. L’homme a une trajectoire intéressante : beau gosse, il poursuivait dans les années 80 une belle carrière de chanteur de charme aux légions de fans éplorées, quand, grand amateur de sport auto, il a décidé de tâter de la F3, sans grand succès au départ. Mais au lieu de laisser tomber et retourner à ses groupies, il a persévéré et acquis un métier suffisant pour devenir un pilote très honorable jusqu’en Formula Nippon et en GT, donnant la priorité à sa carrière sur quatre roues et ne retournant qu’épisodiquement au show business pour financer sa passion. Aujourd’hui retiré du pilotage, sauf en quelques occasions, il a monté une écurie en Super GT alignant une GT-R et épisodiquement une voiture en Formula Nippon, quand les finances le permettent, et progresse régulièrement. Sa vie serait beaucoup plus simple s’il se contentait de pousser la chansonnette, mais il est visiblement nettement plus dans son élément dans la pit-lane, ce qui de notre point de vue est éminemment sympathique. Les hordes de fans féminines qui font le siège du Kondo Racing lors de chaque course montrent de toutes façons que « Matchy » le chanteur/acteur n’est pas près d’être oublié.

L’homme qui pose à côté de la célèbre Skyline R32 Calsonic est son pilote et le patron de l’écurie Impul, Kazuyoshi Hoshino. Légende vivante au Japon, il a tout gagné dans son pays et fait partie de la première vague de pilotes japonais à s’essayer en F1 lorsque celle-ci est revenue au Japon en 76 et 77. « L’homme le plus rapide du Japon », comme le décrivait son surnom, est dorénavant à la tête d’Impul, préparateur proche de Nissan et une des principales écuries de course japonaises, engagée en Formula Nippon et Super GT. Son autre caractéristique très populaire est de ne pas être un adepte de la langue de bois, une chose rare au Japon. Lors des retransmissions en direct, une équipe télé est quasiment assignée à demeure pour filmer ses réactions homériques au cas où une de ses autos est impliquée dans un incident…

Autre GT-R, autre pilote de légende, Masahiro Hasemi. Contemporain de Hoshino il s’est illustré dans les mêmes circonstances, et lui aussi est de nos jours à la tête de son écurie. Pilote d’usine Nissan et depuis toujours proche de la marque, il doit une bonne partie de sa célèbrité à la construction, l’engagement et le pilotage de la fabuleuse Skyline Super Silhouette qui a fait les beaux jours du championnat japonais de groupe 5 et a inspiré directement un nouveau sous-genre chez les bosozoku.

La Skyline Super Silhouette en question la voici. La GT-R de 2009 d’Hasemi Motorsport porte exactement les mêmes couleurs.

Maintenant que l’on a vu les patrons d’écuries, voici le big boss. Yuichi Sanada est un autre personnage haut en couleurs du paddock du Super GT. C’est lui qui supervise l’ensemble des activités sportives de Nissan. Si vous voulez engager une GT-R ou une Z dans une nouvelle catégorie, adressez-vous à la moustache la plus célèbre du sport auto japonais.

Vous pouvez le cas échéant taper encore à l’étage au-dessus, le vice-président exécutif de Nissan Carlos Tavarès. Déjà habitué des circuits français lors de sa longue carrière chez Renault, il ne refuse jamais l’occasion de monter dans une voiture de course. Traditionnellement il croise le fer lors du Nismo Festival avec les concurrents de la March Cup, mais profite également, plus discrètement, de la séance d’essais libres pour se mettre au volant des « vraies » voitures de course. Le voici ici surpris en position scabreuse au volant de la GT-R Nismo. A sa décharge, la piste du Fuji Speedway un dimanche matin de décembre n’est pas à une température optimale pour les slicks…

Pour terminer, une petite devinette. Reconnaissez-vous cet homme ? Aujourd’hui team manager de l’écurie Gigawave et à ce titre en charge de la GT-R en FIA-GT, il a fait une grande partie de sa carrière habillé d’une autre nuance de rouge…

Crédit photos : PLR et Yuji Shimizu

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Lire également:
Nismo Festival 2009 – 1 : la GT-R à l’assaut du monde
Nismo Festival 2009 – 2 : GT story

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