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Essai Citroën C6 : Bienvenue à bord (2/3)

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En fleuron de la gamme Citroën qu’elle est, la C6 sait recevoir : meuble de bord et rangements de portières en bois précieux, habillage des sièges fait de cuir, système multimédia couleur,… tout est prévu pour le confort et le bien être des passagers. Mais cela suffit-il pour aller chatouiller la rigueur et la technologie allemande ?

Une fois n’est pas coutume, prenons d’abord place à l’arrière droit de l’auto, place de prédilection du propriétaire de C6 qui aura la chance de se faire conduire. Un fois installé, on est comme dans un salon. L’assise des sièges est longue et bien dessinée, tout comme le dossier d’ailleurs qui assure un excellent maintien. En optant pour le Pack Lounge, il sera en plus possible de faire varier la position de son siège jusqu’à en faire une semi-couchette, idéal pour la petite sieste sur les longs parcours, ainsi que de faire varier longitudinalement le siège passager avant afin d’adapter l’espace aux jambes à sa guise.

Les passagers des places arrière pourront également régler l’intensité de la climatisation et profiter des sièges chauffants ou de l’accoudoir central donnant accès à une trappe à skis.

A l’avant, les sièges sont un peu moins convaincants. Si l’assise ne craint pas la critique, le dossier est en revanche prévu pour les tailles XXL et manquent donc de maintien dans les courbes vives, ou les petits gabarits seront immanquablement ballotés à gauche et à droite. Mais bon, il est vrai que la C6 est plus destinée aux longs trajets (auto)routiers qu’aux spéciales de rallyes.

Bien entendu, tous les réglages se font électriquement grâce aux commandes situées sur la portière, à portée de main, à l’exception de la commande de siège chauffant, dont la molette est diposée…devant l’assise du siège. Impossible donc de voir sur quel mode elle se trouve sans être à l’arrêt et en se contorsionnant. A revoir, même si,  une fois habitué, la manipulation devrait se faire de manière plus instinctive.

Derrière le volant, point de cadrans ! Un écran polychrome se charge d’afficher toutes les indications nécessaires au conducteur (vitesse, régime moteurs, températures, etc.). Clair et lisible.

La vitesse est également toujours à portée de vue du conducteur grâce à l’afficheur tête haute qui renvoie son affichage dans le pare-brise de l’auto. Vraiment pratique ! Dommage simplement qu’il y ait de tels reflets du meuble de bord. En plus de la vitesse, l’afficheur renvoie également les informations du système de navigation à l’approche d’un changement de direction et indique lorsque les optiques sont en feux de route.

Le système multimédia – GPS est doté de branchements auxiliaires permettant de connecter divers appareils mobiles et dispose d’une connectivité bluetooth pour le raccordement du téléphone portable. Rien ne manque donc. En revanche, Citroën aurait peut-être du opter pour un écran tactile qui aurait allégé la planche de bord d’un bon nombre de touches qui lui donnent un aspect un peu chargé. A défaut, on aurait préféré une molette de sélection placée à l’horizontale à portée de main du conducteur, comme sur une BMW par exemple, à l’utilisation plus agréable qu’à la verticale comme ici.

L’habitacle rejeté sur l’arrière de la C6 ne profite bien évidemment pas au coffre, dont  le volume se limite à 421 litres, quant une Vel Satis en propose 460, une C5, 467 et une 607, 510. En revanche, la banquette peut basculer, libérant ainsi 955 litres de volume utile tout de même (sauf avec les sièges Lounge). En contrepartie, son accès est très aisé grâce à la garde au sol abaissée de l’auto (voir partie 1) et la large ouverture de la malle. Pour refermer celle-ci par contre, on aurait apprécié un système électrique ou, du moins une poignée plus ergonomique car dans l’état actuel, il faut toujours poser ses mains dessus pour la refermer, pas idéal lorsque l’auto est sale ou humide.

Citroën a été très inspiré au moment de choisir les matériaux et de les assembler. Où que la main se pose, les plastiques sont de qualité, qu’ils soient lisses ou «en écorce d’arbre» comme sur la majeure partie de la planche de bord. Sur les contre-portes, les bacs de rangements sont fermés par un couvercle recouvert de bois précieux coulissant du haut vers le bas protégeant ainsi des regards malintentionnés les biens qui s’y trouvent. Une bonne idée, même si, du coup, ces rangements n’offrent pas une contenance bien élevée pour la catégorie. On pourrait aussi tiquer un peu sur les commodos de phares, d’essuie-glaces ou d’autoradio, identiques à ceux que l’on retrouve sur les roturières C3 Picasso et C4.

Mais rassurez-vous, cela n’a pas empêché la C6 d’être auréolée du titre du «plus bel intérieur» lors du XXIème Festival Automobile International en 2006.

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