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Essai Golf GTI : l’icône (1/2)

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Aaaah, la Golf GTI. Au même titre qu’une Porsche 911, qu’une Mini Cooper S (l’originelle) ou qu’une Lotus Elise, la seule évocation de son nom renvoie à une certaine image de la sportivité automobile. Et c’est comme ça depuis trente-trois ans, depuis que le première génération à foulé le bitume en 1976. Mais si l’image est intacte, la voiture, elle, a bien mûri.

Vous trouverez peut-être la comparaison avec les voitures citées ci-dessus un peu exagérée. Pourtant, croyez-moi, en terme d’image, la Golf GTI ne craint pas grand monde. Bien que très sobre dans sa livrée blanche, notre voiture d’essai faisait tourner la tête de bien des passants, sans doute un minimum connaisseurs de la chose automobile. Arrêté dans les files de fin de journée à la sortie de Bruxelles, certains en profitent même pour la prendre en photo, avant de me saluer d’un pouce levé. Et où qu’elle passe, c’est la même chose, les têtes se retournent ! Le tenancier du restaurant (Italien pourtant) devant lequel j’étais stationné s’est même avanturé à venir me questionner sur «ma» voiture… Et c’est ainsi qu’il m’explique ce que je soupçonnais déjà : si tout le monde se retourne sur l’auto, c’est que, sous sa discrétion, il s’agit d’un modèle tellement emblématique qu’il fait renaître certains souvenirs d’une jeunesse insouciante chez certains ou reste un rêve pour d’autres. Bref, un conseil : si vous voulez passez incognito, évitez la Golf VI GTI !

La saga Golf GTI a commencé en 1975, lorsque la voiture fut présentée au Salon de Francfort. A l’époque, bien peu sont ceux qui croient en la réussite commerciale d’une voiture compacte sportive, et ne lui entrevoient donc pas un avenir très prometteur. C’est donc grâce à la ténacité de certains au sein de la marque que la GTI prendra la route dès l’été suivant. Immédiatement, le succès est au rendez-vous, dépassant largement toutes les espérances des plus optimistes têtes pensantes de Volkswagen, puisque si un peu plus de 10.000 exemplaires sont construits la première année, la production va tripler dès l’année suivante, avant de s’accélérer pour atteindre les 107.377 exemplaires vendus en 1983, dernière année de commercialisation de la première génération de Golf GTI, passée d’un 1.6l à un 1.8l.
La deuxième génération, moins recherchée par les amateurs, fera même un peu mieux en 1990 : 110.067 GTI (GTI 16s et G60 inclues) écoulées cette année là.

C’est en 1991 qu’est présentée la 3ème génération de Golf, et de sa variante GTI dans la foulée. Dotée du même bloc ancestral 1.8 de 112 chevaux que les précédentes pour 1.140 kilos, elle en avait perdu la fougue, Volkswagen préférant laisser la version sportive et haut de gamme à sa toute nouvelle VR6. La GTI 16V fera à peine mieux quelques années plus tard, avec son 2.0 de 115 chevaux. Malgré tout, son comportemant est toujours unanimement salué par la critique.
Puis, en 1997, arrive la Golf IV GTI. Plus puissante, avec ses 150 chevaux, elle se fera encore plus discrète et embourgeoisée, au point de ne plus devenir qu’une «simple» finition au sein de la gamme du constructeur allemand. L’image de la GTI s’en trouvait alors bien ternie…

Heureusement, dès la présentation de la Golf V, Volkswagen rectifie le tir, avec une voiture qui renoue avec les deux premières générations en rendant au sigle GTI toute sa gloire. La puissance est au rendez-vous et s’accorde avec la prise de poids de l’auto puisque ce sont 200 chevaux qui galopent désormais sous le capot. La présentation se refait plus aguicheuse aussi, jantes alu de grande taille, boucliers plus échancrés, aileron arrière et surtout, le petit liseré rouge autour de la calandre qui fait son retour, assurent le show. Le comportement est exemplaire, et le public conquis, malgré le manque de «vraies» sensations ressenties à son volant.

Comme la Golf VI n’est en quelque sorte qu’une profonde évolution de la V, les éléments de styles perdurent. Pourtant, extérieurement, la GTI n’en met pas plein la vue comme une Opel Astra OPC ou une Focus Focus RS par exemple. Certes, la face avant est plus agressive grâce à son nouveau bouclier, mais pour le reste, il faudra un œil avisé pour déceler les changements à côté d’une Golf classique. Mais à bien y regarder, cette GTI est en effet plus basse de quelques millimètres (22 à l’avant et 15 à l’arrière pour être précis) que ses sœurs, le bouclier arrière intègre un petit diffuseur encadré d’une sortie d’échappement de chaque côté, un aileron surplombant le hayon fait son apparition et l’on retrouve bien entendu la calandre en nid d’abeilles cerclée de l’inévitable liseré rouge, caractéristique de la GTI.

A bord, on retrouve logiquement l’habitacle des autres Golf agrémenté de quelques touches «racing» comme le pédalier chromé, les sièges baquets siglés GTI, ou le volant à base plate et le levier de vitesse surpiqués de rouge. Notre modèle d’essai était également doté de sièges habillés de tissu écossais, affirmant ainsi sa parenté avec la GTI de première génération dont la sellerie arborait déjà de tels motifs.

Essai Golf GTI : la descendante (2/2)

A voir également : Galerie Golf VI GTI

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10 Commentaires sur "Essai Golf GTI : l’icône (1/2)"

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CDA
Membre

Le mythe de la Golf GTI, on en vient presqu’à se demander d’où ça sort en lisant l’intro ^^
Mais, c’est vrai qu’à part les deux premières, ça manque de pêche par la suite.
C’est vrai aussi que la V rattrape un peu les choses mais elle est quand même bien timide autant niveau look, que niveau puissance.
Et la concurrence fait nettement mieux.

Cette 6ème version… Elle est un poil plus démonstrative mais la vraie variante sportive de la Golf sera sûrement la « R », non?

Anonyme
Invité

Quelques erreurs quant aux motorisations sur la 3e génération :

– La GTI (8s) : 2.0L pour 115ch
– La GTI 16s : 2.0L pour 150ch

Cordialement.
Laurent

Anonyme
Invité

cela me fait bien rire lorsque je lis :
.
 » arrive la Golf IV GTI. Plus puissante, avec ses 150 chevaux, elle se fera encore plus discrète et embourgeoisée, au point de ne plus devenir qu’une «simple» finition »
.
j’ai possédé une TDI 150, et il n’y avait pas grand chose qui pouvait s’accrocher, surtout en reprise. 🙂
.
c’était assez bleufant.
.
donc avant d’écrire, il serait bon de faire un essai du dit véhicule. 😉

Lo
Invité

@2 Sans l’avoir essayée, je crois que les critiques allaient à l’époque surtout contre son châssis qui était une simple « option sport » et n’était pas digne de son sigle GTI…

IL EST OU LE GROS?
Invité

à l’anonyme 2:
On parle bien de la vraie GTI (essence), donc d’une voiture avec un minimum de caractère sportif, pas d’une GTI TDI. Certes en reprise, ça marche très fort,mais la voiture en elle même n’a rien de sportif du tout, et une GTI n’est pas fait pour faire des exercices de reprises sur autoroute…Le sigle GTI sur un diesel n’a aucun sens, surtout qu’il s’agit la d’une simple finition « sport »

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