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Zoltan Glass, photographe

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Le Hongrois Zoltan Glass a été l’un des tout premiers photographes spécialisés dans l’automobile. Il aura été également témoin de la montée en puissance des « flèches d’argent » Auto-Union et Mercedes.

Zoltan Glass nait dans une famille Juive de Budapest, en 1903.

Après avoir travaillé comme dessinateur et comme retoucheur de photo, il part à Berlin, en 1925. Il trouve alors un job de responsable photo dans un petit quotidien du soir, le 5-8 Uhr Abendblatt.

Puis, en 1931, il entre au Berliner Tagenblatt, nettement plus réputé. Il y est photo-journaliste et il commence alors à suivre les courses disputées sur l’Avus voisin. En témoigne cette aile arrière de Mercedes SK:

Il réalise aussi bien des clichés typiques des années 30, comme ici, un Louis Chiron souriant, en dompteur de Bugatti:

Que d’autres plus inhabituels pour l’époque, comme ce pilote en pleine pause clope:

La communauté Hongroise de Berlin est importante. Glass profite de son carnet d’adresse pour se mettre à son compte.

Il fonde deux agences de presse. « Autophot » est spécialisée dans les photos de voitures, comme ici Von Brauchischt, en 1933:

Tandis que Reclaphot, fait des photos publicitaires. Il est ainsi embauché par Auto-Union pour immortaliser leur stand au salon de Paris 1934:

A l’époque, le dessin est encore le roi. Mais « Zollie » fait son trou.

Pour Mercedes, il prend cette 500K expédiée par bateau. (NDLA: notez au passage la voiture directement attachée au palan et même pas couverte.)

L’époque est surtout marquée par l’arrivée d’Auto-Union et Mercedes en Grand Prix:

Glass se rend à l’Avus et au Nürburgring, où il prend des photos presque abstraites, comme cette Mercedes W25 bâchée:

Ou cette Bugatti fonçant vers le brouillard:

Il met cote à cote une Mercedes W25 et une 500K Spezial Roadster, comme pour dire: « Des voitures de course proches de celles de série? Tu parles! »

Il aime également les paddocks des courses, comme ce journaliste qui utilise sa BMW comme salle de presse improvisée:

Et il effectue toujours des photos publicitaires pour Mercedes et Auto-Union. Est-ce pour représenter la menace nazie qui se fait oppressante, qu’il prend ce cabriolet depuis l’aile arrière d’un Junker?

Il fait de moins en moins bon être Juif à Berlin. En 1936, il déménage à Londres, même s’il continue de travailler à Berlin. Il multiplie donc les aller-retours.

Le Berliner Taggenblatt décide de ne plus l’employer comme pigiste. Mercedes et Auto-Union rompent leurs contrats. Tandis que les lois raciales consécutive à la « nuit de cristal » l’interdisent de diriger une entreprise. En 1938, il quitte définitivement Berlin et travaille pour Life et le Daily Mirror.

Après la guerre, il ne fait plus que de la photographie publicitaire. Comme ce cliché pour « Brillecrin » avec un mannequin débutant, Roger Moore.

Mais les contrats sont rares. Pour arrondir ses fins de mois, il prend des photos de femmes nues pour des magazines que l’on dit pudiquement « naturistes » ou « polissons ». Il travaille notamment pour Lilliput (ainsi nommé car il possède un format minuscule -idéal pour être rangé discrètement-.)

On le voit ici (en pull marin) au début d’une séance photo.

Au milieu des années 50, il ouvre son studio, qu’il prête aux jeunes photographes en échange d’un pourcentage sur la vente des clichés.

Les photos de nus sont devenues sa principale activité. Débordant le simple cadre « alimentaire ».

En 1961, il fait poser un modèle avec une Mercedes 300 SL « papillon ». Chassez le naturel…

En 1964, il revend son studio et coule une retraite à Roquebrune jusqu’à sa mort, en 1981.

Source:
Jalopnik

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