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Essai Chrysler Sebring CRD Limited: born in the U.S.A. (1/3)

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Hello folks! LBA se met à l’heure pour mieux évoquer les soucis actuels de Chrysler (à prononcer « craïsleur ».) L’essai de la Sebring Cabriolet va servir d’exemple. On commence par le traditionnel tour du propriétaire.

20 ans déjà

La filiale Française fête ses 20 ans.

Effectivement, en 1989, grâce à Sonauto (qui s’occupait par ailleurs de Mitsubishi, Porsche et Yamaha), Chrysler revenait dans l’hexagone.

C’était un sacré pari, car à l’époque, le souvenir de la (mes)aventure Simca-Chrysler était encore vivace.

Slogan: « Chrysler, les voitures du nouveau monde ».

Il fallait bien toute l’americanophilie de Nitro pour trouver des qualités aux banales ES et Saratoga. La LeBaron (ci-dessous) était un bourreau des coeurs. Néanmoins, Sonauto disposait d’un scud anti-Renault Espace: le Voyager. Il proposait des équipements de série (Clim’, ABS, airbags,…) dont le propriétaire d’Espace n’osait même pas rêver. Et grâce à un dollar bas, le monospace Yankee casse les prix!

Grâce au Voyager, Chrysler démarra sur les chapeaux de roues. Bientôt, la gamme Jeep (distribuée jusqu’ici par Renault suite à un vieil accord) les rejoignit. De quoi rendre jaloux GM et Ford USA, qui tentèrent également leurs chances avec plus ou moins d’improvisation.

Plus tard, le tandem Bob Lutz-François Castaing arriva à la barre du 3e constructeur Américain. Un de leurs objectifs est d’avoir une vraie base en Europe. Pour séduire le vieux continent, ils présentent la Neon au salon de Francfort 1993. C’était la première fois qu’une Chrysler était dévoilée hors des Etats-Unis.

Mais l’Europe la bouda: la finition et les motorisations étaient en-deçà de la concurrence. Ironie de l’histoire, elle connu une belle carrière aux Etats-Unis.

Ce sera la première et dernière tentative de descente en gamme.

Chrysler tenta ensuite un positionnement à la fois « premium » et « original ». D’où la 300M, le PT Cruiser, le Crossfire ou la 300C. Dans un premier temps, cette stratégie marcha. Pour appuyer cela, Chrysler plongea dans son passé pour en ressortir l’Airflow ou la Phaeton et se dota d’un logo spécifique (auparavant, Chrysler, Dodge et Plymouth affichaient tous les trois le « pentastar » sur la calandre.)

En 1999, Daimler racheta Chrysler (suivi brièvement par Mitsubishi et Hyundai.) Les experts applaudissaient ce mariage entre deux entités a priori complémentaires.

Dans les faits, il y eu un mépris réciproque. Chrysler y gagna des plateformes et des moteurs diesel (très utiles pour l’Europe.) Néanmoins, beaucoup de projets furent rejetés, car ils risquaient de concurrencer les produits Mercedes.

12 ans déjà

En 2007, Chrysler et Mercedes divorcèrent. Le constructeur navigua à vue, tentant d’approcher successivement VW, Chery, Nissan, Great Wall et aujourd’hui Fiat.

Suite aux vétos de Mercedes, Chrysler se retrouve avec une gamme inadaptée pour l’Europe (c’est particulièrement vrai pour Dodge et ses crossovers à foison.) Tous les modèles des gammes Chrysler, Dodge et Jeep sont malussés. D’où des ventes en chute libre (-38,1% entre 2007 et 2008.)

Autre soucis: l’âge des modèles. Le PT Cruiser était à la mode lors de sa sortie, en 1999. Aujourd’hui, de l’aveu même de Chrysler USA, il a dépassé sa date de péremption depuis longtemps.
Quant à la Sebring cabriolet testée aujourd’hui, elle fut lancée en 1996 et restylée 2 fois depuis.

Personnellement, j’avais eu la chance de conduire une Sebring cabriolet, en 1997. Et honnêtement, à tout point de vue, celle de 2009 n’a plus grand chose à voir avec son aïeule.

Esthétiquement, on remarque tout de suite la calandre « façon Crossfire ». Les lignes sont plus tendues et elle semble ainsi plus imposante. Difficile de passer inaperçu et les réactions sont plutôt positives.

La Sebring Cabriolet est assez imposante. Avec 4,93m de long et 1,84m de large, elle a tendance a boucher un sacré coin d’horizon. C’est bien une « full size convertible »! Même si elle est moins grande qu’elle n’en a l’air. Quoi qu’il en soit, dans la circulation US, elle ferait presque figure de naine.

De même, vu d’Europe, elle fait figure de symbole statutaire. Alors que de l’autre côté de l’Atlantique, c’est la voiture typique des loueurs. Lorsqu’à Plouc city, les gens vous voient débarquer dans une Sebring cabriolet, ils savent d’emblée que vous êtes des étrangers.

Depuis fin 2006, deux versions sont proposées: capote souple (non importée) ou coupé-cabriolet. Les toits du coupé-cabriolet sont fournis par Karmann.

Attention: lors du capotage/décapotage, le toit se lève relativement haut:

Du coup, interdiction de le manipuler dans les lieux bas de plafond (à titre d’exemple, ma place de parking, située sous une poutre en béton.) Si vous aimez rouler décapoté, mais que vous préférez vous garer capoté (pour des questions de vulnérabilités), il faudra se couvrir AVANT de rentrer dans le parking souterrain.

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