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Les 24 Heures of Lemons !

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A moins d’habiter dans un grotte, si vous suivez un minimum l’actualité automobile vous savez sûrement que se déroule ce week-end l’édition 2009 des 24 Heures du Mans. Mais connaissez les 24 Heures of Lemons ?

Déplaisant. Brutal. Trop Long… c’est en ces termes que son créateur Jay Lamm définit ce championnat hors du commun.

Le principe ? Sûrement le plus simple du sport automobile.
Chaque épreuve de LeMons est ouverte à tous les véhicules dont la valeur d’achat, de réparation et préparation pour la course n’excède pas 500 dollars (360 euros). Autant vous dire que les voitures engagées ne sont pas des premières mains et souvent sauvées de la casse par une bande de rois du bricolage.

Si la voiture a réussi son examen de passage et surtout à atteindre la piste, c’est parti pour 24 heures de course où les pointes de vitesse n’atteignent même pas celle de la moindre petite citadine actuelle.

Objectif ? Tenir 24 heures, ce qui sera déjà une victoire au volant des tacos engagés. Cette discipline, comme seuls les américains savent les inventer, permet aux mécaniciens inventifs de mettre en application leurs idées les plus folles pour faire rouler une voiture épave.

Sur la piste, à moins d’être un spécialiste ou propriétaire d’une casse, bon courage pour identifier tous les modèles.

Lors de la dernière course qui s’est déroulée la semaine dernière du côté de la Nouvelle Angletterre sur le circuit routier du Grand Bayou (1.8 miles) , les modèles qui se sont illustrés étaient par exemple une Toyota Celica GT de 1982 (vainqueur), une Pontiac Grand Prix SE de 1997, une Mazda RX-7 de 1987, une Saturn SL2 de 1997,une BMW 325e de 1985, une Ford Taurus SHO de 1992, une Subaru SVX de 1992, une Datsun 280ZX 1979, une Ford Ranger de 1995 ou encore une Mitsubishi Mirage de 1994.

Le vainqueur à bouclé 435 tours avec un meilleur tour bouclé à 69.104 mph de moyenne (111 km/h) et a terminé avec 435 tours d’avance sur la dernière voiture qui n’a réussi à rouler que quelques centaines de mètres avant que son moteur ne s’éteigne définitivement…

A noter également qu’après les 12 premières heures de course, les spectateurs votent pour leur voiture préférée permettant ainsi à l’équipe en question de récupérer un peu d’argent. Problème, la monnaie utilisée n’est pas le dollar mais les gains son versés sous forme de féraille. Un deuxième vote – surnommé la Malédiction – est également organisé. Cette fois, la voiture désignée est tout simplement détruite sous les applaudissements de ses mécanos qui ont passé plusieurs dizaine d’heures à essayer de la remettre en marche.

Toutes les courses se déroulent dans une joyeuse pagaille sur la piste comme dans les stands, où l’entraide est reine. Le tout dans la bonne humeur… Après tout ce n’est pas ça le sport automobile ?

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