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Essai Porsche Boxster S : Concerto (3/3)

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On démarre en tournant la clé (à gauche du volant). C’est parti pour un tour de manège.

Bien sûr la mélodie a changé depuis le passage au refroidissement par eau et à l’injection directe. Si la sonorité reste rauque à bas régime, elle monte vers les aigus à l’abord de la zone rouge. Le flat six s’exclame de manière totalement différente selon le régime et jappe joyeusement lors d’un talon-pointe. Signature auditive qui signifie l’entrée dans un autre monde automobile, celui des échappements plus débridés et des voitures passion. Toutefois, en conduite « poêle à mazout », le moteur offre un silence étonnant.

A propos de talon-pointe, il faut le faire exprès pour le louper en Boxster, tant le guidage de la boîte est précis et aisé. Toutes les commandes sont fermes et précises. Garantie d’un pilotage sans bavure, autorisé par la position de conduite.

On peut à loisir profiter de la mélodie du moteur (au point qu’on n’utilise que très peu le système audio), de l’air ambiant, des accélérations réjouissantes… Une fois encore, mener ce Boxster S sur une petite route fait oublier que l’automobile peut être conçue pour se déplacer d’un point A à un point B.

Le roadster est sainement équilibré, la motricité impressionnante et l’adhérence du châssis permet des vitesses de passage en courbes insoupçonnables. Quant à la rigidité, elle n’appelle pas de critique. Le freinage, point fort habituel de Porsche étonne plus par sa stabilité impériale (même sur route très dégradée) que par son mordant, pourtant exemplaire. Dynamiquement donc, le Boxster est à la hauteur de ses prétentions (à savoir le haut du panier), même s’il existe des châssis plus intuitifs et informatifs. Quant aux aides électroniques multiples, elles sont d’une efficacité redoutable, même si on aurait aimé qu’elles soient un peu moins castratrices et qu’elles fassent preuve d’un petit peu plus de finesse dans leur action.

En position Normal (notre modèle d’essai étant équipé du PASM – Porsche Active Suspension Management), le filtrage des suspensions est honorable. Mais il n’est pas aidé par les sièges enveloppants, qui vous maintiennent fermement lié à la caisse, même si elle est ballottée sur une route dégradée. On a connu mieux en confort donc. Quant à la position Sport, je n’ai pas tenu plus de deux kilomètres. Elle réussit l’exploit de vous démontrer, force remontées de chocs dans vos lombaires à l’appui, qu’une route qui paraît lisse ne l’est pas. A se demander si l’auto a été livrée avec des amortisseurs. Un réglage à réserver au circuit, donc.

Alors que retenir de ce Boxster ? Que c’est avant tout une vraie voiture plaisir comme on pouvait s’en douter ! Mais qui ne sacrifie rien à la polyvalence d’un usage au quotidien, grâce à une utilisation civilisée possible (mais il est psychologiquement bien difficile de s’y cantonner), un habitacle accueillant et un coffre plutôt généreux. Reste la politique de tarifs salée… Mais un Boxster, c’est aussi un blason qui attire immanquablement les yeux, une part du rêve automobile, qui fera que le nom de Porsche sonnera toujours plus aux oreilles de n’importe qui que celui d’Audi ou Nissan, par exemple. Pour certains, ce sera suffisant pour préférer le Boxster à une TT-RS ou une 370Z Roadster. D’autres qui ont les yeux de Chimène pour la marque de Zuffenhausen jugeront que le Boxster n’a pas de vraie concurrence. Quoi qu’il en soit, ce roadster a des qualités bien réelles. Elles serviront sans doute à justifier avec plus ou moins de bonne foi un achat qui, dans tous les cas, n’aura certainement que peu à voir avec la raison…

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