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Essai Citroën Berlingo 7 places : Esprit de famille.

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Véritable best-seller depuis la sortie de la première génération en 1996, le ludospace Berlingo a fait peau neuve en milieu d’année dernière. Depuis le Salon de Bruxelles, en janvier, il est disponible en version 7 places, de quoi lui permettre de tirer encore un peu plus vers le monospace compact. Mais cette configuration est-elle vraiment efficace ?

D’aspect extérieur, rien de distingue ce Berlingo de la version classique, c’est à l’intérieur que tout se passe. En plus des trois sièges individuels de la deuxième rangée, disponibles sur tous les Berlingo, deux sièges supplémentaires sont disposés «dans le coffre». Mais contrairement à un monospace compact, ceux-ci ne sont pas escamotables dans le plancher. C’est donc là que le bât blesse. Car, une fois ces deux sièges en place, le coffre se réduit à néant et, pour disposer d’une surface de chargement digne de ce nom, il est obligatoire d’enlever au moins un des deux fauteuils. Bien que relativement légers, ils restent difficiles et encombrants à manier, et il faut ensuite trouver un endroit où les ranger, ce qui n’est pas toujours évident, lorsqu’on habite en ville notamment. Il est donc impossible de partir avec des amis «à l’improviste» ou de ramener les enfants des voisins de l’école si on vient juste d’aller faire les courses.

Heureusement, les places du troisième rang sont tout à fait exploitables pour des adultes de taille moyenne grâce notamment à l’assise rehaussée de 6,56 cm, à l’espace aux jambes correct et à la garde au toit conséquente. Une fois en configuration cinq places, le coffre n’en devient que plus important grâce à la banquette de deuxième rang légèrement avancée, au détriment bien sur de l’espace au jambes des passagers qui reste néanmoins plus que correct. Malheureusement, une fois tous les sièges enlevés, l’espace libéré n’est plus plat, justement à cause de ce plancher arrière surélevé.
Pour le reste, on retrouve l’ambiance des autres Berlingo, avec un habitacle plutôt bien fini pour la catégorie et ses nombreux rangements, qui peuvent encore être renforcés par la présence du Modutop (toit vitré et truffé de rangements «au plafond») ou encore par un vaste bac de rangement amovible qui se place entre le conducteur et le passager avant.

Sur la route

Côté technique, notre véhicule d’essai était pourvu, comme tous les Berlingo 7 places, de la suspension renforcée issue de la version utilitaire «850 kg». Le tarage était donc un peu plus ferme que sur une version classique, ce qui n’était pas pour me déplaire puisque cela permet de limiter quelque peu la prise de roulis inévitable, due à l’architecture du véhicule, tout en conservant un excellent niveau de confort. Rappelons d’ailleurs que le Berlingo, et son homologue Partner de chez Peugeot (lui aussi disponible dans cette configuration 7 places) hérite des trains roulants du C4 Picasso (ou de la Peugeot 308), ce qui n’est sans doute pas étranger à l’excellent comportement et au niveau de confort général de l’auto. Sur la route, le 1.6 HDI FAP de 110 chevaux de notre version n’a montré aucun signe de faiblesse, y compris lorsque toutes les places étaient occupées. Les accélérations restent franches, tout comme les reprises qui permettent de dépasser en toute sérénité. Si vous comptez faire une utilisation courante des sept places, mieux vaut opter pour cette déclinaison 110 chevaux que pour le 1.6 HDI 90 (seule autre motorisation au programme), qui risque peut-être de s’avérer un peu juste. Pour le reste, la stabilité et l’adhérence ne sont jamais prises en défaut, même dans des virages attaqués à vive allure, et bien que ce ne soit aucunement la vocation d’un ludospace.

Conclusion

Cette configuration séduira les personnes à la recherche d’un véhicule à sept places pour un prix inférieur à celui d’un monospace compact. Mais il faudra alors composer avec une modularité moins poussée et finalement, ce Berlingo ne ravira que ceux qui roulent quotidiennement avec six passagers mais sans bagages, ou au contraire, ceux qui ont besoin de sept places très occasionnellement (une à deux fois par mois) et privilégient en autre temps l’espace de chargement. Ceux qui varient entre les deux plusieurs fois par semaine devront continuer à opter pour un monospace compact classique, où la manœuvre des sièges du troisième rang est nettement plus aisée.

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