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Essai Subaru Impreza Boxer Diesel: riders on the storm (3/3)

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Suite et fin de l’essai Subaru Impreza Boxer Diesel. Il y a quelques années, un concessionnaire Subaru se plaignait dans les colonnes du Journal de l’automobile. « Le visiteur type débarque en concession: « Bonjour, j’adore l’Impreza. J’en veux une! Vous la faites en diesel? -Non. – Alors au revoir, monsieur. » La raison l’a emporté et le constructeur s’est lancé dans le diesel.

Au lieu de prendre une mécanique GM (ancien actionnaire) ou Toyota (qui en possède 16%), Subaru a tenu à développer son propre moteur, afin de réspecter son identité. C’est un 4 cylindres à plat (ou « boxer ») qui offre 150ch et 300Nm. Il est accouplé à une boite manuelle 6 vitesses.
Il émet 152g de CO2, du coup, il n’a droit ni à un bonus, ni à un malus.

Sur les finition « Sport » et « Club », il démarre avec un bouton à gauche du volant. Il faut le presser avec le pied sur l’embrayage.

Enième faute de finition, le logement de la clef de contact est bien visible sur la colonne de direction:

Lorsque l’on conduit, on voit la prise d’air au premier plan et elle n’est pas factice.

Les accélérations sont franches. Contrairement à d’autres diesel qui se conduisent sur le couple, le moteur Subaru s’utilise en montant en régime (entre 2 800 tours/minute et 4 500 tours/minute.)

Elle abat le 0-100km/h en 8,6 secondes, soit 1,4 secondes de moins qu’une 2,0l essence.

L’adhérence procurée par la transmission intégrale est diabolique. Elle se joue des routes sinueuses et du mauvais temps. Pour le plus grand désespoir d’un break BMW série 3 noir qui avait tenté de m’impressionner au feu vert, sur une route détrempée.
Quant à l’ESP, il est très permissif et il n’intervient jamais en conditions normales d’utilisation.

Le tout avec la sobriété d’un diesel: 600km d’autonomie en ayant le pied lourd.

Par contre, sur autoroute, elle n’est guère agréable. Il y a d’important bruits aérodynamiques dés 110km/h et à l’accélération, le boxer émet un son peu harmonieux.
En ville, à froid, le claclaclaclaclaclaclac est particulièrement envahissant.

Curieusement, la Legacy, plus lourde et a priori plus placide, disposait d’un meilleur échappement. Et son moteur (avec un brutal on/off à 3 000 tours/minutes) offrait de meilleures accélérations.

Conclusion:

Ce n’est pas parce qu’elle est passée au diesel que l’Impreza s’est assagie. C’est probablement l’une des 5 portes diesel au caractère le plus affirmé. Evidemment, ce n’est pas la WRX STI. Pour autant, il y en a assez pour se prendre pour Petter Solberg (enfin, Solberg sur la route, pas Solberg dans un stade) et rester un client occasionnel pour votre pompiste.
Reste que le style intérieur, la finition et l’équipement déçoivent.

A 29 900€ en version Sport, l’Impreza Boxer Diesel est juste au dessus d’une BMW 120d 177ch première (28 950€), plus petite et en dessous d’une Audi A3 2,0 TDI 140ch Quattro (31 490€), moins sportive.
Néanmoins, sa principale rivale est la Legacy actuelle, qui va bientôt tirer sa révérence. Pour 31 500€, vous avez un voiture « full op », mieux finie et encore plus performante. Alors achetez plutôt une Legacy!

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