Accueil Actualités Entreprise Crise : 11 000 emplois en danger chez Opel

Crise : 11 000 emplois en danger chez Opel

60
14
PARTAGER

La situation se tend entre les responsables de General Motors, de GM Europe et les décideurs politiques allemands. En fin de semaine dernière, les dirigeants de General Motors Europe présentaient au gouvernement allemand les grandes lignes du plan de restructuration d’Opel afin de convaincre ces derniers au déblocage immédiat d’une enveloppe de plus de trois milliards d’euros. Ne jugeant pas ce plan assez précis, documenté et clair, les responsables politiques allemands ont invité les pontes de GM Europe à revoir leur copie. Et si finalement une aide était débloquée, cette dernière n’interviendrait pas avant plusieurs mois. Depuis la somme a grimpé à quatre milliards d’euros et la suppression de 11 000 emplois a été mise sur la table. Message en pointillés ? Vite du cash ou bonjour le plan social ?

Dans le viseur d’Opel on retrouve donc, comme déjà indiqué, les sites industriels allemands de Bochum et d’Eisenach ainsi que celui d’Anvers en Belgique. La fermeture de ses trois complexes se traduirait alors par la suppression de 11 000 emplois (sur 55 000 au total chez Opel).

Autre alternative selon le quotidien allemand Der Spiegel, la suppression de 3 500 emplois conjuguée à douloureuse nouvelle politique des salaires et d’importantes diminutions des rétributions mensuelles. Objectfi chiffré de ce plan s’l venait à être appliqué ? Une économie de près de 950 millions d’euros.

Pour l’heure Angela Merkel renvoie la balle dans le camp de General Motors aux USA. La présentation du plan de restructuration n’a pas convaincu. Certaines sources évoquent ainsi un pavé de plus de 200 pages, non traduit en allemand, des photographies en pleine page pour pallier l’absence de textes, un vide sidérant dans le contenu des démarches de retour à la viabilité financière ou des écrits pour le moins ubuesques comme celle dévoilant la photographie d’un modèle avec en légende « des portes comme chez Rolls-Royce » ! Mais ce n’est pas tout.

Ajoutez à ceci le fait qu’aucun centime d’impôts n’ait été versé en Allemagne par Opel, GM aux USA ayant reçu l’intégralité des bénéfices réalisés et voilà pourquoi les plus hautes autorités politiques germaniques traînent les pieds.

Le gouvernement allemand a également appris qu’Opel n’était plus titulaire de ses brevets, des bâtiments et des usines portant sa marque. En clair ? GM les aurait donnés en garantie au Trésor américain en contrepartie d’une aide publique. Opel serait ainsi plus ou moins vidé de sa moelle.Certitude, les dirigeants de GM Europe brandissent la menace d’un vaste plan social pour faire accélérer les choses.

En cette année électorale outre-Rhin nul doute que tous les responsables politiques, d’un bout à l’autre de l’échiquier, craignent les répercussions d’une telle possibilité. Pour preuve dans ce dossier c’est un consensus quasi général (et une aigreur pareillement partagée contre la maison mère).

Certains Länder directement concernés de la part l’implantation des usines (entre les mains des conservateurs de la CDU ou des sociaux démocrates du SPD) ont ainsi répété qu’ils étaient même prêts à prendre une participation temporaire dans le capital. Et on reparle alors plus simplement de dépôt de bilan en guise d’issue ultime… La situation s’électrise littéralement alors que l’Ampera trône à Genève. Gare au court-jus définitif ?

A lire également. Crise : Opel frise le court-jus, Solarworld : drôle de candidat au rachat d’Opel et GM Europe : les sites Opel sur la sellette.

A voir également. Galerie Genève Live Opel Ampera.

169763169767169772169775169778169793169798169801169804169810

Source : AFP, Der Spiegel et Reuters.

Poster un Commentaire

Soyez le premier à commenter !

Notification de
avatar
wpDiscuz